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Plongée aux Meuniers Lac du Bourget Avec Papa

Plongée au lac du Bourget sur le site de plongée des Meuniers

Plongée aux Meuniers Lac du Bourget Avec Papa le 31/8/09

C’est la rentrée pour Papa et moi, enfin la rentrée en eau douce, dans notre lac du Bourget chéri. Papa a passé ses vacances à Plonger en Corse et moi en Égypte, enfin lui il a eu trois semaines le Bougre ! On va pouvoir rincer notre matos.

Je ne sais plus si il sait se servir de son recycleur Inspiration (OOUUAARRFFF), on décide de plonger au lac du Bourget sur le site de plongée des Meuniers. On choisi un run time pas trop agressif pour cette rentré, maxi 80 mètres et 90 minutes. Stéphane plongera avec sergio en se limitant plus haut. On décide de partir les premiers car on est les plus lourds. Phiphi nous largue sur le tombant à 40 mètres que l’on trouve facilement mais c’est pas trop claire quand même ça me change de mes trente mètres de visi à Dahab.

J’ai quand même du mal à le reconnaître ce foutu tombant. On descend et le filet apparaît devant nous, Thierry décide de passer au dessus, et moi par dessous. Tandis que je passe sous le filet entre celui-ci et la vase, je sent le faisceau de la lampe de papa qui m’observe, c’est bien cool. On continue main gauche, on a dit 80 mètres maxi donc on respecte, mais j’appercois un gros poisson mort au pied d’un caillou à 83 mètres, je descend voir et c’est un gros sandre d’une cinquantaine de centimètres.

On ne reste pas longtemps au fond, rapidement Thierry commence à remonter. On revient légèrement en arrière puis on remonte le long de la crête pour rejoindre le sommet du tombant. En effectuant nos paliers on rejoint le bord qui est en pente douce depuis le sommet du tombant à 40 mètres jusque la plage. Papa lance son parachute afin de marquer notre position pour que Philippe soit au jus.

Soudains on entends pleins de bruit de moteur et quelqu’un tire sur le parachute on se regarde mais on ne bouge pas, il reste encore quelques dizaines de minutes de paliers et pas question de faire les cons. On finit dans les herbiers. En sortant de l’eau on s’apercevra que c’est le fils de Sergio qui s’amusait avec son scooter des mers, ce qui explique le bruit : Ha ces gosses. Le temps que nous sortions de l’eau, nous devons encore attendre nos deux autres compères deux plombes, ils ont un wagon de paliers, ils ne sont pourtant pas trop descendu mais ont fait du temps.

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Plongée Profonde Deep Trimix 160m à Dahab

Plongée Profonde Extended deep trimix II 160m à Dahab avec Pascal Bernabe plongee extreme

Cela fait dix mois que je planifie cette semaine de plongée profonde deep trimix en recycleur avec comme objectif 160 mètres pour cette année, avec Pascal Bernabe notre 330m recordman de profondeur en plongée. J’en ai presque douté mais non on y est ! Ces plongées profondes auront lieu grâce à Tom de Fantaseatec le club de plongée tech de Dahab sans quoi rien ne serait possible. Ce n’est pas par Hasard si Pascal Bernabe a choisi Dahab en Egypte et son site du Blue Hole, car c’est la mecque de la plongée profonde extrème avec des tombants à 200 mètres à 10m du bord.

 

Tom steiner de Fantaseatec Pascal Bernabe et Cecile
Tom steiner de Fantaseatec Pascal Bernabe et Cecile

Le 16/8/2009 arrivé à Dahab en Egypte pour ces plongées profondes

On survole l'Etna et le Vesuve au dessus de la Sicile en nous rendant à Dahab en Egypte pour ces plongées profondes
On survole l’Etna et le Vesuve au dessus de la Sicile en nous rendant à Dahab en Egypte pour ces plongées profondes

Ça y est, c’est le grand jour ! Cela fait 10 mois que j’y pense partir à Dahab avec Pascal Bernabe pour plonger le Blue Hole et plonger à 160 mètres.

Enfin la terre promise : l'Egypte pour nos plongées profondes
Enfin la terre promise : l’Egypte pour nos plongées profondes

Départ de Genève pour Sharm El Sheik, ça commence bien avec mes 73 kg de matos je doit payer une surcharge de 140 €. Arrivé à l’hôtel Coral Coast, Pascal m’attend avec Cécile. Le personnel de l’hôtel me demande à plusieurs reprises si je suis son frère, je lui ressemble ? Heu …..  lui c’est le maître et moi le gone 😉

La bonne nouvelle c’est qu’on commence tout de suite par une plongée profonde à 120 mètres le lendemain. Chouette il y aura même deux plongées profondes à 160 mètres ! Après un bon repas on se quitte pour un dodo bien mérité, RDV le lendemain vers 10 heures, et oui on vit à l’heure Égyptienne !

Le 17/8/2009 première plongée profonde à 70 mètres

Petit dej copieux entre la mer et la piscine avant les plongée profondes
Petit dej copieux entre la mer et la piscine avant les plongée profondes

Réveil à 7 heures heure Française, il fait déjà très chaud, je flemmarde, petit dej pris direction le centre Fantaseatec de Tom qui est situé juste derrière l’hôtel, pour ma rencontre avec le mythique Tom Steiner et son accent Suisse malgré ses 20 ans passés à Dahab. Je commence à préparer tout doucement mon recycleur Inspiration Evolution, il est encore tôt, et pascal doit se retourner dans son deuxième sommeil il est seulement 10 heures.

Pascal Bernabe monte son recycleur Megalodonnespresso !
Pascal Bernabe monte son recycleur Megalodonnespresso !

Sus aux compresseurs de plongée : On prépare les gaz pour les bails-out, Pascal sera avec son Megalodon et moi mon recycleur de plongée Inspiration Vision. On aura chacun 4 bails out, 10/70, 21/35, Nx50, 100%. Tom Ismael et Sébastien feront la sécu à 60 mètres. C’est déjà midi et on commence juste le briefing. On se force à boire beaucoup, on rajoute des sels minéraux dans l’eau pour fixer l’eau.

Au moment de se mettre à l’eau un des inflateurs du meg de Pascal explose, on croit tous qu’il a tapé contre le récif, mais on s’apercevra plus tard que la MP était monté à 25 bars et l’inflateur n’a pas supporté. Donc changement de programme on décide de faire 70 mètres seulement avec passage sous l’arche et une remonté sur le tombant.

L’arche est magnifique, on la frôle, il y a de la vie à contrario du blue Hole. C’est impressionnant, sous nos palmes il y en a encore autant. De l’autre coté on arrive en pleine eau au grand large sur le tombant qui descend à 160m. Là il y du poisson, on remonte doucement jusque la passe à 6 mètres qui va nous permettre de rentrer dans le blue hole de nouveau.

Tom Steiner et Pascal Bernabe au bord de la piscine.
Tom Steiner et Pascal Bernabe au bord de la piscine.

Afin de finir nos paliers. L’équipe de soutien nous aide à sortir et à décapeler, on ne force pas.

Le team de plongeurs profonds au restaurant El Pescatori
Le team de plongeurs profonds au restaurant El Pescatori

Le soir piscine pour se détendre et restaurant italien El pescatori avec une ventrée de langoustes !

Une ventrée de langoustes pareilles !!!!! MIAMMM ca vous fait pas envie ?
Une ventrée de langoustes pareilles !!!!! MIAMMM ca vous fait pas envie ?

Le 18/8/2009 plongée profonde à 124 mètres

Le site de plongée profonde du blue hole avec Fantaseatec
Le site de plongée profonde du blue hole avec Fantaseatec

Aujourd’hui on a planifié une plongée profonde à 120 mètres, suites à son problème de MP hier sur son recycleur Megalodon, Pascal Bernabe plonge en circuit ouvert. Encore une fois tout est nickel grâce à Pascal et Tom de Fantaseatec. Pascal, Gregg, Raphaël, Guillaume et moi allons vers le fond tandis que Tom et Ismael feront la sécurité vers 60 mètres. Dehors il fait une chaleur insoutenable, 50°C. Pascal a une petite étanche, moi une combinaison étanche en néoprène compressée de 4mm, et les autres sont en combinaison humide. Arrivé sur le site les places des pick up nous sont réservées, et l’équipe de Fantaseatec s’occupe de tout le matériel, on a environ 50 blocs en tout avec la sécu.

L’équipe de Tom Steiner de Fantaseatec assure un max et s’occupe de nos affaires pendant qu’on s’habille.

On boit beaucoup. Je suis obligé de me tremper dans l’eau avec mon étanche pour la rafraichir, je met juste un Odlo dessous, j’économise sur les plombs. On nous passe les plombs à l’eau et on y va. On a prévu de descendre vitre mais ce ne sera pas le cas, ca traine. Je gonfle rien ou peu et hop arrivé à 120 mètres, je balance tout dans la combi et la stab et je rebondi, je suis stabilisé à 124m.

Même pas le temps d’inspecter le paysage que Pascal fait signe de remonter, wait man ! Laisse moi regarder, je n’ai pas l’habitude d’y voir clair à 124 mètres !

En passant à 115 mètres on croise le corps de « Barbara », enfin ce qu’il en reste, son squelette dans sa combinaison avec son bloc vide qui pointe vers le haut.

Mon binôme, Guillaume, à 120m m’a déjà fait une tentative de lâcher de bi, les sangles de son baudrier se défont, il ne veut pas que j’intervienne. À 60 mètres re-belote : il perd une boucle de sa sangle, les deux sangle et sa sous cutale, je le récupère quand son bi-20 allait passer au dessus de sa tête pour se diriger vers la surface et lui ……vers le fond. J’agrippe les deux sangles re-fixe la boucle dans les deux passants, la sous cutale, et hop ca va mieux ainsi.

C’est reparti mon kiki. S’en suivent les paliers. J’ai oublié de brancher la purge pipi et la ça commence à presser, je le dit à Pascal juste après lui avoir fait deux bisous, qui s’empresse bien entendue d’appuyer sur ma vessie : la vache !

Ismael récupère tous les blocs et on peut sortir de l’eau, nous sommes pris en charge par le reste du team : il fait encore 50°C ! Plus tard à l’hôtel on recevra les autorisations pour les plongées profondes à 160 mètres WWAAOOUUHHH.

Direction la piscine pour se détendre.

On est tous nase, on va manger au Rush, restaurant lounge branché de Dahab avec la music qui va bien. Ah oui, j’oubliais : un grand merci à Pascal qui pendant toute la soirée, n’a pas arrêté de rouler des pelles à Cécile devant nous pauvres célibataires !!!!!!!

Le 19/8/2009 Plongée profondes à 130 mètres

Briefing le matin avec Pascal Bernabe avant la plongée après le petit déjeuner copieux.
Briefing le matin avec Pascal Bernabe avant la plongée après le petit déjeuner copieux.

Aujourd’hui c’est la 130 mètres, avant le jours de repos prévu pour le lendemain avant la 160. Le matin comme d’habitude on ne se presse pas on se lève doucement, long déjeuner, briefing avec Pascal et hydratation à donf. Préparation et briefing « sous la tente » au Coral Coast, puis au club Fantaseatec.

Les compresseurs de plongée ont fort à faire pour gonfler nos blocs : ici un bi 20 au gonflage
Les compresseurs de plongée ont fort à faire pour gonfler nos blocs : ici un bi 20 au gonflag
Chevres et chameaux en libertés dans les rues de Dahab
Chevres et chameaux en libertés dans les rues de Dahab

Une fois le matériel de plongée ordonné checké et vérifié pour la troisième fois on monte dans les pick up et on se dirige vers le trou bleu. On traverse les rues de Dahab ou paissent les chèvres en liberté ainsi que les chameaux dans les tas d’ordures ; on a même l’odeur avec.

10€ le tour en Dromadaire ca paye la Merco S500 !
10€ le tour en Dromadaire ca paye la Merco S500 !

On passe les contrôles de police à l’entré du site de plongée du trou bleu. Il y a des files et des files de chameaux et pour 10 € un Italien fait une borne sur le dos de la brave bête jusqu’au trou bleu : 10 € le tour c’est hyper lucratif pour le bédouin propriétaire du Camelus Dromedarius, c’est pour cela qu’il n’est pas rare de croiser une Mercedes S500 ou une dernière Jeep cherokee dans les rues de Dahab ! Intelligente la bête elle rentre elle même toute seule quand elle a fait son tour !

Memorial monument aux morts en plongée du blue hole à Dahab.
Memorial monument aux morts en plongée du blue hole à Dahab.

Les places des pick up de Tom sont réservées et nos taxi drivers font tout le boulot, et déchargent nos blocs et caisses. Tout est fait lentement pas de précipitation. J’en profite pour aller rendre visite au monument aux morts du Blue Hole dédié à tous ceux qui sont mort en sondant l’extrême, la plus part à l’air.

Plongée profonde à 130 mètres au Blue Hole à Dahab Extended Deep Trimix en recycleur
Plongée profonde à 130 mètres au Blue Hole à Dahab Extended Deep Trimix en recycleur

Certain de mes collègues ont attendant de sortir de l’eau pour y aller ! On s’équipe dans l’eau et notre staff s’occupe de nous et nous passe les blocs. Pascal est toujours le dernier à se mettre à l’eau. On palme un peu en surface pour s’éloigner du récif et descendre le plus rapidement possible à 130 mètres.

Mon Recycleur Inspiration Evolution adore le blue hole !

Plongée à 130 mètres au Blue Hole à Dahab Extended Deep Trimix Plongée Profonde Pascal Bernabé se met à L'eau
Plongée à 130 mètres au Blue Hole à Dahab Extended Deep Trimix Plongée Profonde Pascal Bernabé se met à L’eau

Pascal est le dernier à rentrer dans l’eau

descente à 130 m blue hole dahab

Allez rapide descente à -130 mètres

le corps abandonné de barbara à -115m dans le trou bleu à dahab personne n'a jamais réclamé le corps copyright ucdsac.org
Le corps abandonné de « Barbara » à -115m dans le Blue Hole à Dahab personne n’a jamais réclamé le corps copyright ucdsac.org

Allez go on a assez glandé on y va on descend, mais pas assez vite à mon goût, le long du tombant. Arrivé en bas notre Pascal Bernabe national fait du bruit avec sa bouche pour sonner le rassemblement et nous rappelerà l’ordre et nous faire remonter, tel le divemaster eégyptienmoyen. Purée pas le temps de se concentrer de regarder le paysage, je traine lentement et me fais un peu sermonner. Arrivé à 115m, croise ce qu’il reste du corps de Barbara, un vrai squelettedans sa combinaison avec sa stab et son bloc de 12l alu vide qui pend vers le haut. Impressionnant quand même, ca fais réfléchir, Fuck Nitrogen Dive Helium ! Je m’attarde mais encore une fois me fais rappeler à l’ordre y veut pas qu’on traine le Pascal.

le corps abandonné de barbara à -115m dans le trou bleu à dahab personne n’a jamais réclamé le corps copyright ucdsac.org

On remonte on remonte, lentement pour ma magnifique machine, mon recycleur évolution. On reste tous ensemble. -130m extreme deep dive blue hole dahab with pascal bernabe

Remontée lente de 130 mètres

-130m extreme deep dive blue hole dahab with pascal bernabe and fantaseatec

Gregg est tout content

nico le gone -130m deep dive blue hole dahab
J’étais bien au fond pourquoi qui zy veulent que je remonte ?
relaxation après le dive à la piscine de l'hotel
Moments de détente privilégiés dans la piscine de l’hotel

Arrivé au palier de 6 mètres on peut distinguer les fesses des nageurs et nageuses enfin surtout nageuses en PMT qui nous regardent incrédules, avec nos blocs tout autour du ventre ! Environ 30 minutes après on peut sortir, aussitôt nous sommes pris en charge par nos aides en surface qui nous débarrassent des blocs en sortant de l’eau et qui portent le matos, c’est qu’il fait encore 50°C pardis ! Enfin on boit, on boit, on boit, deux trois biscuits et enfin gros pipi, là t’en peut plus. On échange dans le pick-up, arrivé à l’hôtel, on nettoie le matos et hop direction la piscine pour se détendre un peu.

Diner au restaurant lounge The Rush à Dahab
Diner au restaurant lounge The Rush à Dahab

Puis on sort manger de nouveau au Rush l’endroit nous avait bien plus. On peut enfin s’autoriser un peut d’alcool, demain c’est relâche pour le corps. On va vite tomber dans les bras de Morphée, ou es tu ma dulcinée ?

Le 20/8/2009 pas de plongée c’est Repos

Mine de rien un jour de repos comme celui là hé bien on s’est pas trop tourné les pouces et je ne l’ai pas vu passer ! 5 briefing ! Mon gars y en a qui croient qu’on s’amuse ?! Ça commence juste après le déjeuner, briefing calcul des run times, des gaz, des mélanges et gonflages des blocs, et analy
se. Blocs fonds, travel, 30/30, Nx50, oxy, et bloc d’air pour les break au palier de 6m pour les bulleux. On analyse tout même l’oxy ! On est en Égypte et Tom a déjà tout vu ici ! Briefing avec Tom sur le déroulement de la plongée, 4 blocs maxi par plongeur, les plongeurs sécu profond nous attendrons à 60m avec des blocs en secours ou de travel, si pb ils descendent éventuellement à 80m suivant les signaux. Puis rencontre à 20 mètres avec les plongeurs de sécu moyens qui apporteront de l’eau en sus de celle que nous embarquons nous même et d’autres blocs dont les break à l’air.

Pour ma part en diluant j’aurais un 8/84, pas d’heliox afin d’éviter la SNHP. En bails out un 6/77, un 11/60 un 21/35 qui me sert aussi à gonfler ma stab et une S80 d’oxy. La S80 d’oxy et du Bloc fond sont équipé de directe système afin de me brancher en manuel si il y a un pb. De plus j’embarque une S19 d’air pour l’étanche. Ismael, fabuleux plongeur sécu profond se charge de m’apporter du 30/30 ou du NX 50 si besoin en cas de passage en circuit ouvert sur bail out. Ismael est tout simplement fantastique sous l’eau : il récupère tout nos blocs, il doit en voir plus de 15 autour de lui, sa flotabilité ne varie pas d’un pouce !!!! même quand le lui passe mon plomb de decente il ne bouge pas d’un pouce !! Il est absoluement horizontal et il se permet même un backkick !! Il voit tout !

Un autre briefing lors de cette très courte journée consistera à parler de l’évaluation des risques liés à ce type de plongée. Pascal insiste lourdement dessus afin que nous soyons bien conscient de ce qui nous attend. Cette évaluation n’est pas hasardeuse mais le fruit d’étude de la Comex et ……ca s’est vérifiée. Une plongée de type PADI le risque d’avoir un accident est de 1/1 000 000, une plongée comme celle que nous préparons c’est …..4/100 ! ça refroidi ! Vous voulez toujours y aller ? Nous dit il sans rire. Prudemment il insiste lourdement qu’il ne peut pas garantir ce qui se passera pour moi comme je vais faire 160m le vendredi et le samedi, il insiste lourdement sur les risques. Prudemment nous décidons donc de prendre rendez vous le soir du vendredi au caisson de Dahab pour une cleaning session d’une heure afin de nous nettoyer de bulles résiduelles. Bon ca calme. A une autre moment briefing du what if ? Repaf ! Je t’en remet une couche ! Bon les gars vu le taux d’hélium et le type de plonge faut s’attendre à ce que vous ayez un vestibulaire ! « Ha oui ??? bien tiens ca me manque pas! » Un vestibulaire c’est quand tout se met à tourner, que tu dégueules et …. tu coules. Passage en revue des procédures dans ce cas, impressionnant. Et ils savent de quoi ils parlent les bougres ! Tu peux pas sortir de tous ces briefing sans que ça te travaille, forcement t’a le cerveau qui cogite, ou alors t’es aussi con qu’un poisson rouge et là danger. On va manger au Nessima un restaurant à viande. Bon le soir on va se coucher mais un peu tendu.

Le 21/8/2009 plongée à 161 mètres

C’est pour çette journée et cette plongée que je suis venu : une plongée extrème à -160m ! Dahab est le temple de la plongée extrème dans les meilleures conditions : un tombant jusque 200m à 10m du bord, une eau à 30°, une visi à 30m, et des gars super pro, ya pas mieux pour commencer. Ce matin je n’ai pas de problème pour me lever, je suis tendu et j’arrive de bonne heure au petit dej. Puis il faut aller chez Tom de bonne heure pour tout préparer et vérifier. Je change la chaux. Et je monte la machine, je recontrôle tout les bails out et les gaz. Tom a prévu des plongeurs supplémentaires et des mains fortes pour nous aider avec le matériel. blue hole site -160m

Pas simple de faire aller les pick up jusqu’au site de la -160m

Le site pour la 160 mètres se situe au-delà du blue hole, il faut il aller par un tout petit chemin ou les 4×4 passent juste. Pascal Bernabe, Gregg Van Loock, Raphael Courroux, Guillaume Caillard, Nicolas Schiavon

A l’abri sous la tente Pascal Bernabe Raphael Courroux Guillaume Caillard Gregg Van Loock Nicolas Schiavon

On se met à l’abri sous la tente pendant que le staff décharge le matériel et que Tom prépare la corde, les 25 kg de plomb et la bouée, celle ci sera mise à l’eau et le signal sera donné pour qu’enfin nous nous préparions. ligne -160m blue hole

Préparation de la ligne

Ce site est idéal, car à deux mètres du bord on a entre 160 et 200 mètres de fond. préparation des blocs des plongeurs

Préparation des blocs il y a un tas pour chaque plongeur

La mise a l’eau se fait dans un petit canyon taillé dans le récif, pour en sortir vers le large il faut descendre à 3 mètres pour passer sous le récif. Wael, l’ancien boxeur et le reste du team nous passe les bails out à l’eau et enfin équipé on doit sortir de la passe pour laisser l’endroit libre pour les autres. L’endroit est aussi très fréquenté par les italiens et italiennes en PMT qui viennent s’y mettre à l’eau pour rejoindre le trou bleu. mise en place de la ligne -160m

Mise en place de la ligne

J’ai pris un poids largable de 2kg supplémentaire afin de descendre à bonne vitesse entre 30 et 35 m/min jusque -160m. On est tous prêt autour de la bouée, Pascal donne le signal on y va !, un check à 3m et feu ! descente - 161m blue hole dahab deep ccr tartiflette team

Descente à -161m au blue hole

Là ca farte ca descend, ca descend, je lâche le bout car sinon on va tous se rentrer dedans. descente - 161m blue hole dahab deep ccr tartiflette team

Ce n’est que le début

L’eau est claire, la visi est à 30 mètres et malgré tout je suis surpris il fais jour jusqu’en bas, pas besoin de lampe. L’eau est à 30°C en surface et 22°C au fond. descente - 161m blue hole dahab deep ccr tartiflette team

Encore du chemin

On arrive en bas en 5 min seulement. Pour descendre vite je ne gonfle presque rien, juste la combi quand vraiment elle me squize trop. En bas je gonfle tout, je balance un max à partir de 150 mètres afin de ne pas m’écraser au fond ! C’est que ca met 2 plombes avant de réagir ! On ne traine pas on se fait tous coucou tout le monde est OK et à 6min on remonte. Je suis en binôme avec Pascal qui a peur que mon recycleur évolution n’ai un soucis et veut donc pouvoir intervenir rapidement. Pendant la remonté je serais toujours le plus profond attendant tour à tour l’un ou l’autre et ca mon évolution n’apprécie pas du tout! Je fais les même paliers profonds que mes comparses en ouvert : la sentence est claire mon Total Time to Surface explose ! Je sortirais en 244′ ! paliers blue hole dahab

Remonté et paliers de la 160m au blue hole

A 60 m Tom et ses plongeurs profonds nous attendent, ils vérifient que tout va bien. palier -160m blue hole dahab

Paliers vers les 60 mètres

Et ils vont nous accompagner jusqu’à la sortie, je me débarrasse de mon plomb de descente, vers 20 mètres l’autre équipe arrivent avec d’autres blocs et des bouteilles d’eau, l’organisation est millimétrée, c’est géniale, toute la remonté se fait sur le bout que l’on va quitter à l’entré du palier de 15m au lieu de la sortie. palier à 15m blue hole

Raphael au palier le long du tombant

On se dirige vers le tombant ou nous allons finir nos paliers jusque 6m. Pendant ce temps l’équipe de surface déséquipe la ligne. Des que nos ordinateurs nous le permettent nous rentrons dans le blue hole par la passe de 6m, afin de terminer notre déco à 6 m, c’est la partie la plus longue, on y croise des nageurs en PMT et des Free divers ( apnéistes) à l’entrainement. C’est la partie la plus longue…. surtout quand cette foutue purge pipi ne fonctionne pas une catastrophe cette Merde ! palier -160m blue hole dahab

Le gone au palier

Je suis bien évidemment le dernier et de loin à sortir. Les dernières minutes les alarmes de CNS de mes deux ordinateurs n’ont pas arrêter de bipper, je sorts avec une CNS de 130 alors que pascal lui 600 ! Wael en sortie d’eau attrapetout les bails out, purée il n’y a plus de soleil mail il fait encore très chaud, le vent du désert souffle. Je sort de l’eau super en forme c’est l’effet de oxy à 6 mètres sans doute. Merci à tous : Pascal Bernabe, Guillaume Caillard, Gregg Van Loock, Nicolas Schiavon and Raphael courroux…secu profonde : Sebastien Kister and Tom Steiner sécu 30 m : Pritesh and Ismail Surface support : Dr. Ahmed, Dr. Heikel from the DAN Chamber in Dahab, Whael I , Whael II, Emilie, Cécile, Sabine.

Le soir nettoyage rapide du matos, un saut dans la piscine pour se rafraichir et on part manger rapidement chez l’italien d’à coté de manière à être à l’heure pour le caisson. On est trois à monter dans le taxi pour le caisson, Pascal, Guillaume et moi on replonge tous les trois demain. deco chamber dahab private hospital

Ca ne ressemble pas à nos caisson à nous !

Arrivé à l’hôpital privé de Dahab c’est une surprise on se croirait dans un hôtel, grande baie vitrée, plantes d’intérieures, canapé de partout. deco chamber dahab private hospital

Ca envoie du grave ! on dirait l’entrée d’un hotel

Le jeune médecin nous attend, nous on est en forme ! On lui précise bien qu’on veut une « cleaning session de une heure et pas de traitement thérapeutique, on va bien ! » deco chamber dahab private hospital

Pour une fois qu’on y va avec le sourrire !

Il nous demande notre run time on se regarde, on a dit qu’on ne disait rien : il insiste : pascal se lance « 160 » « WHAT !!!!! » « 160 » « HOW MUCH  » « 160 » Le mec nous regarde incrédule pendant que nous on se bidonne !!! « ca va ? Comment vous sentez vous ?, pas de symptômes ? Des maux de têtes ? Fatigue ? Vous avez mal quelque part ? » « non non tout va bien ! » c’est juste une cleanning session ! Le médecin veut impérativement nous consulter, on a tous la tension un peu élevé mais quoi de plus normal on sort de table et on vient de boire un café. Je lui lâche même une mauvaise blague sur un bent au zizi tout bleu suite à mon problème de pénilexe, tout le monde est hilare et dans le caisson c’est encore pire, on rigole tellement qu’on n’entend pas le haut parleur.

Bref après cette session la CNS de pascal est de 12000 !! et bon on est finalement rétamé mais impossible de s’endormir avant 1h du mat ! C’est l’effet Oxygène, ou trompe d ‘éléphant comme dit Tom.

Le 22/8/2009 Plongée -161m

relax avant plongee extreme -160 dahab
Une bonne sieste avec Cécile avant notre plongée à -160m au Blue Hole Dahab

C’est un bonheur, c’est la deuxième 160 et d’affilé en plus. On ne refera pas autant de briefing que la dernière fois, mais simplement des rappels important sur le déroulement de cette deuxième -160 mètres. Ce matin c’est plus cool on se lève un peut plus tard, on prend notre temps pour préparer la machine…. et PAFFFF panne de pile slave HS et pas de rechange bien entendu. Heureusement j’ai un accu chargé à bloc et en principale la SRP2 est neuve du début du mois, donc ca devrait le faire, ya pas de raison de remonter en manuel. Un sujet inquiétude quand même la météo car le vent se déchaine ! Heureusement le site est abrité. Tout se déroule comme prévu, arrivé sur place on se vautre sur les coussins sous la tente pour un petit repos compensateur.

Puis nous nous préparons quand la ligne est en place. Je suis un des premiers à être à l’eau et j’attends, j’attends, …..j’attends et là tu gamberges comme un con : est ce que j’ai bien mis le joint du scrubber ? Je suis sur de l’avoir fait, mais ca remonte à 3h maintenant et je doute, tu gamberges et c’est pas bon. La pile va t elle tenir ?……ETC….. Le bout a dérivé et n’est plus au bon endroit, un petit stress on n’est pas sur d’avoir 160. Tom nous assure qu’on aura 170 : OK. Pascal arrive, nous fait le signe de descendre, GO c’est parti, arrivé à trois mètres il empoigne la corde et tire dessus elle n’est pas tendu et est molle, il se met à gueuler abandon de plongée surface !! Putain ca continue ! De détails qui te font gamberger et je pense à abandonner. Sébastien arrive en renfort et après avoir compris la problématique retend le bout. Pascal redonne le signal du départ, et là je ne me pose plus de question, c’est beau c’est magique, c’est bleu c’est chaud et ca descend ! 30 à 35m/min et comme hier on arrive a -160m en 5′ le temps de stabiliser pour freiner, Pascal lui continue jusqu’au fond à -167m, je le regarde faire, dépité, dégouté car le buzzer de ma machine résiste à -160 et pas au delà, je ne veux pas prendre le risque qu’il implose et qu’il me crève un tympan et de noyer
la machine, suis un peu vert quand même sur le coup. Gregg et moi entamons la remonté, pascal et guillaume suivront ensuite. J’ai changé de stratégie de deco pour cette plongée et en accord avec pascal je vais (presque) suivre la déco de mon vision. Je serais donc toujours au dessus des autres entre 3 et 10 mètres : et là c’est radical les paliers tombent vites la dé-saturation avec le vision est beaucoup plus rapide que la veille. Comme la veille, les plongeurs sécu fond et moyens nous rejoignent pour nous encadrer jusque dans le blue hole, nous apporter à boire et aussi faire la vidéo, que Tom a magnifiquement retravaillée et mis en musique ! deco retour plongee extreme 160m dahab

Remontée plus rapide qu’hier pour moi en suivant le vision

Au bout d’un moment les autres me rejoignent, et on finit tous ensemble au palier à 6m dans le blue hole je sortirais cette fois en seulement 177 minutes. plongeur extreme au palier dahab -160 m

Les plongeurs sont aux paliers

Il fait toujours aussi chaud dehors, ce soir je ne vais pas passer beaucoup de temps avec mon matos, je verrai demain, j’ai les boules c’est la fin d’une superbe semaine, j’ai pas suivi pascal à 170 bref au lieu d’être content je suis con tout court ! On se prélasse dans la piscine on s’en mettrait bien une pour fêter ca mais c’est pas prudent, et on va manger dans un restau ? Tellement il ne m’a pas marqué que je ne me souviens plus du nom ! Ah si le pinard était dégueu ca je m’en souviens. On est raide cuit, et on va au dodo de bonne heure. Le lendemain c’est encore pire le blues du going back home autant envie de partir que de me casser une jambe !

Encore merci à Pascal Bernabe, Tom Steiner et toute son équipe j’insiste pour l’équipe, Cécile, Guillaume Caillard, Gregg Van Loock, Raphael Courroux pour cette superbe semaine de plongée extrême à Dahab.

pascal bernabe et cecile

Merci a Cecile de m’avoir supporté, de toi ou de Vista je ne sais laquelle pascal préfère, il faudrait en fait tes yeux et la truffe de Vista OOUUUAARRRFFFF

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Plongee extreme sur epave du Milano lac Majeur Italie

Plongee extreme sur épave du Milano lac majeur Italie

Je suis abonné au magazine de plongée américain wreck Diving magazine, spécialisé dans les épaves, sur leur continent et ailleurs dans le monde. Dans le Numéro 18 du mois de juin 2009, je tombe sur un article traitant d’une plongée ayant eu lieu en 2008 dans le lac majeur en Italie par 236 mètres de fond sur l’épave retrouvée du Milano. Cet article a été écrit par un des plongeurs Pim van Horst. Étant donné qu’il traite de plongée extrême en lac et en recycleur, et qui plus est pas bien loin de chez nous, en Italie, je me propose de vous le traduire car très intéressant. Bien entendu j’en informe les auteurs et rédacteurs.

Traduit de l’anglais par Nicolas Schiavon

Sur l’épave du Milano

Un record mondial de plongée dans le froid et le noir.

Record officiel de plongée sur épave 236 mètres (241m en altitude compensée).

Pendant toute la tentative, Nuno Gomes, détenteur du record du monde de profondeur, était présent en tant que témoin pour le guide Guiness des records.

Texte de Pim van der Horst

Photos de Marco Sieni et Christian Mueller.

Le 10 Janvier 2008, mon téléphone portable se met à vibrer : j’étais en train de recevoir un message. J’appuyais sur le bouton et lu le message, « Pim veux tu venir au Show DDE en Italie en Mai ? Mario » Mon ami et binôme d’extrême, Mario m’invitait à le rejoindre au Dynamic Dive Exhibition au lac Majeur en Italie. Je lui répondis « si j’ai le temps j’y serais » ce fut le début d’une grand aventure et d’une grosse plongée…

A gauche préparation des Bails Out a droite Un medecin verifie la préparation mental des plongeurs profond de g à d Mario, Pim et allessandro.

Préparation du plan de plongée.

Le 7 Novembre 2007, les pompiers de Verbania, avec les plongeurs de la direction régionale de Lombardie, ont découvert pendant un entrainement avec leur nouveau ROV ( remote operated vehicule – robot télécommandé) l’épave du célèbre bateau, Milano, qui a appartenu à la compagnie de navigation du lac Majeur. Le bateau coula le 26 Septembre 1944 sous le feu ennemii, alors qu’il transportait des soldats et des civils de Laverno à Intra. Les dommages causés par les trois avions Anglo-Américains ont fait sombrer le navire en quelques minutes. Il y eu de nombreux morts. L’épave est longue de plus de 50 mètres sur une largeur de 6 mètres. Le bateau est cassé en deux, qui reposent à 20 mètres l’une de l’autre environ. La première partie se trouve à environ 230 mètres sur un fond plat et l’autre git à a peu près 215 mètres sur un fond en légère pente. La télévision locale a produit un programme spécial sur le Milano et interviewa des habitants de Verbania qui se souvenaient du désastre.

Marco Braga, responsable du programme du DDE et président de l’organisation de plongée italiene PTA (pure tech agency), m’envoya par mail les premiers programmes de la foire. Il prévoyait aussi d’ajouter quelques activités tech. A ce moment là, le déroulement de la partie tech n’était pas encore connue. Mais quelques jours plus tard, Marco m’envoya un lien sur la vidéo réalisé par le ROV des pompiers. Marco pensait qu’il s’agirait d’un sujet sympa pour un événement tech : un record du monde de plongée sur épave (l’ancien record étant à 205 mètres), et qui plus est serait réalisé en recycleur à circuit fermé, en eau froide par trois plongeurs en même temps.

Bon, avec toutes ces informations, on pouvait commencé à travailler sur le sujet. Est ce possible pour des plongeurs tech de réaliser cette folle plongée ? Quels seraient les objectifs de la plongée ? Les plongeurs devraient se poser la question de savoir si cette plongée vaut les risques encourus ? Les plongeurs sont ils capable de supporter cette plongée physiquement et mentalement ? Les plongeurs ont ils assez d’expériences et de compétences ?

Il est tout de suite apparu très claire que le temps passé au fond serait très limité : 3 ou 4 minutes au pire. Quel genre de problème pourrions nous rencontrer ? Nous avons vérifié les vidéos de l’épave faites par le ROV. L’épave en tant que telle n’était pas très excitante. La partie la plus profonde serait la plus intéressante à plonger. Donc après quelques discussions, nous nous sommes mis d’accord pour plonger la partie la plus profonde. Nous nous sommes aussi mis d’accord sur les objectifs de la plongée :

  • Réaliser une vidéo de l’épave faite par un plongeur

  • Travailler tous ensemble en tant qu’équipe internationale de plongeurs en recycleur à circuit fermé, afin de bénéficier de l’expérience de certains des plus célèbres plongeurs extrême recycleur en activité en ce moment au monde.

  • Atteindre le record du monde de plongée sur une épave en pleine eau. La profondeur maximum atteinte par des plongeurs dans un environnement similaire était de 205 mètres.

Maintenant, nous avions besoins de trouver une équipe de plongeurs recycleur. Marco et Mario invitèrent Alessandro Scuotto et Cédric Verdier à se joindre à eux. J’avais déjà fait quelques formations avec Mario. Il a effectué sa formation d’instructeur Ouroboros avec moi, et j’ai fait ma formation instructeur cave avec lui. Je ne connaissais pas Alessandro personnellement, mais j’ai rencontré Cédric Verdier à plusieurs reprises. J’étais avec lui au Philippines pour plonger sur le Yamashiro, et je l’avais rencontré une pair de mois auparavant à Mayorque pour le DIR rebrether et quelques plongées en grottes. Nous avons fait quelques expéditions DIR rebreather au Liban pour plonger le Victoria. J’ai partagé une chambre avec Cédric au Liban et nous avons passé beaucoup de temps à parler au sujet du record du monde de plongée. Pour cette plongée, nous avions un risque supplémentaire comparé au autres plongées extrêmes, l’hypothermie. La température de l’eau au fond est de 4 à 5 degrés et se réchauffe un peu en se rapprochant de la surface. On ne peut rester dans l’eau à cette température que 2 ou 3 heures maximum. Comme j’ai l’habitude de plonger dans l’eau froide souvent, je sais par expérience qu’après une heure, ( avec une combinaison étanche en toile et une polaire 400g en thinsulate, des sous vêtements épais et des gants étanches) il devient difficile de bouger vos doigts et de répondre rapidement à une urgence. Avec un temps estimé de 8 à 9 heures de plongée, nous devions trouver une solution afin de résoudre le risque d’hypothermie. La solution c’est Marco et Mario qui la trouvèrent. Ils ont trouvés une entreprise, Palumbarus, qui nous fournirait une cloche de plongée. Nous serions au sec dans la cloche, et nous allions pouvoir gérer notre décompression avec une PPO2 plus élevé que la standard 1,4 ou 1,6. Au cas ou nous aurions des convulsions du à l’oxygène (CNS), nous ne coulerions pas. La PPO2 dans la cloche sera de 2,1.

La remonté du fond jusqu’à la cloche ne devrait pas prendre plus de 3 heures, à cause du risque d’hypothermie, mais il faut aussi tenir compte du temps d’utilisation de la chaux des recycleurs qui est d’environ 3 heures. En tenant compte des conditions de plongée, pression et température, c’était à mon avis le maximum à ne pas dépasser. La profondeur et la température baisse le rendement de la chaux. Nous avons aussi essayés de rester en dessous de 100% de CNS qua
nd nous étions dans l’eau. Nous avons choisis notre setpoint afin d’être en dessous de 100% de CNS au bout de 3 heures. Cela nous donna un set point de 1,4 au fond et de 1,5 au dessus de 150 mètres.

Nous avons calculés quelques tables avec v-planner et GAP. Kees Hofwegen le propriétaire de GAP m’a fournit une version spéciale de son logiciel GAP, car la version du commerce est « limitée » à 180 mètres. En prenant en compte les trois heures passées dans l’eau, cela voulait dire, que nous devions entrer dans la cloche à la profondeur de 21 mètres. De 21 mètres à 12 mètres nous allions respirer un Nitrox 50%. De 12 mètres à 6 mètres nous respirions de l’oxygène pur. Après 4 heures passées dans la cloche, la CNS totale a dépassé….23000 % A ce moment là nous ne nous préoccupions plus vraiment de notre Horloge Oxygène.

Il y avait bien sur beaucoup d’autres risques à prendre en compte : la panne de matériel en était un. Il est est très important de prévoir une redondance, mais attention à ne pas trop compliquer quand même. Je décidais donc de prendre 3 phares : un phare à LED Metalsub, une autre LED de secours, et un phare HID sur ma camera. Mario et Alessandro portaient des casques équipés de lampes. De toute façon le ROV nous attendrait au fond sur l’épave, et nous utiliserions ses lumières pour nous montrer le chemin de l’épave et du Bout. Nous étions aussi équipé d’un moulinet avec 200 m de fil et d’un parachute équipé d’une mini bouteille pour le gonfler automatiquement, si nous devions remonter « dans le bleu ». dans le cas d’une remonté « libre » l’équipe de surface mettrait une ligne à l’eau équipée de bails out jusque 150m, et nous ramènerait jusqu’au bout et la station de décompression.

Malheureusement, deux semaines avant la plongée, Cédric Verdier a du renoncer, il s’est fait volé son équipement de plonger en rentrant chez lui.

Ma préparation consistait à prendre soin de ma condition physique avec un programme d’entrainement et un régime alimentaire, et d’effectuer des plongées profondes sur le Victoria au Liban. Je ne savais pas encore quel recycleur j’allais choisir pour cette plongée sur le Milano ; le Megalodon ou l’Ouroboros ? Je décidais de préparer les deux et de les emmener en Italie. Les plongeurs profonds préparèrent eux mêmes leur diluant et mélanges de bails out. Nous avons décidés de prendre nos bails out pour remonter du fond à 135m, ou les autres bails out nous attendraient. Les bails out de la ligne seraient prévu pour deux plongeurs, car le risque que les trois plongeurs doivent passer sur bails out était minime. Deux jours avant la plongée, je me décidais pour l’Ouroboros, car Mario et Allessandro utiliseraient aussi un Boris. La particularité du Boris est d’utiliser un scruber radial et d’être équipé de 1er étage Poséidon extrême, conçus pour les grandes profondeurs. De plus je n’avais pas remplie les controleurs du meg d’huile.

Il restait encore une chose à faire : demander la permission à mon assureur, DAN Europe, pour effectuer cette plongée. Je leur ai donc envoyé un email, leur expliquant la plongée, et toutes nos procédures. Dan répondit qu’il s’agissait d’une plongée à haut risque et à la limite de ce qu’il était physiquement et humainement possible. Il soupesèrent le risque d’hypothermie, de toxicité à l’oxygène, et aussi du HPNS (Syndrome Nerveux des hautes pressions). Après quelques échanges de mails, DAN me donna son accord pour cette plongée.

A gauche manipulation du ROV à distance, a Droite arrivée des plongeurs sur l’épave vu par le ROV.

Préparation de la logistique de la plongée

Le 6 Mai Nous commençames à préparer la logistique de la plongée. Les pompiers furent avertis et commencèrent à monter une grande tente pour leur installation et un grand ponton arriva. Le ponton serait remorqué au-dessus du Milano seulement le 8. Jusque là il resta au port afin d’être équipé avec son matériel. Tôt le matin du 7 Mai, Remko van de Peppel, mon plongeur de secours surface Hollandais et moi même, sommes allés au port de Verbiana, rencontrer Fabio Manganellio, le directeur de plongée. La cloche devait arriver ce jours là. Un bateau de la société de plongée Palumbarus, notre sponsor, équipé d’une grue, devrait mettre la cloche en place. La cloche était toute neuve et devait être équipée de tous ses tuyaux pour les gazes ainsi que de son système de communication, et d’eau chaude. Allessandro pris en main la direction des opérations. Mais nous avions sous estimé l’ampleur du travail à effectuer sur la cloche et il nous fallu un jour supplémentaire que prévu. Nous voulions effectuer tous les tests préalables correctement, nous avons donc décalé la date de la plongée d’une journée. La cloche fut suspendu sous le ponton, elle ne pouvait donc pas être sortie de l’eau. Cela voulait dire que nous devions sortir de la cloche en nous remettant à l’eau. A cause des risques des convulsions du à l’oxygène, nous avons décidé que les plongeurs profonds sortiraient de la cloche en circuit ouvert équipés d’un masque facial.

Le 9 Mai, le ponton fut remorqué sur le site de l’épave. L’épave avait été localisé la veille par les pompiers et un bout a été mis en place. Grâce à l’aide du ROV, le bout fut placé à 30 cm seulement de l’épave. A coté du bout, fut mis en place la station de décompression qui descendait jusque 80 mètres. Les bails out furent installés sur la ligne de déco. J’effectuais une rapide plongée à 60 mètres, le long du bout afin de tester ma vitesse de descente, la visibilité et la température. Les tests effectués sur la cloche montrèrent qu’elle fonctionnait à merveille.

Dans la soirée l’équipe entière fut rassemblée dans le port pour le grand briefing final. L’équipe était constitué de 60 personnes. Des listes de taches plastifiées furent distribuées ainsi que des tables de décompressions à tous les membres de l’équipe. Après le briefing, nous sommes tous allés nous coucher pour une courte nuit…

La plongée

A 7 heures le matin du 10 Mai, Allessandro, Mario et moi, sommes montés sur le bateau qui devait nous emmener au ponton. Nous devrions nous équipés sur le bateau et nous mettre à l’eau de celui-ci. Le ponton était à a peu près 2 mètres au dessus de l’eau. Je fis les vérifications d’usage de mon recycleur. Puis Mario Allessandro et moi même eurent une dernière conversation. Nous étions d’accord que si lors de la descente, un plongeur devait stopper, les deux autres continueraient. Si un plongeur devait abandonner au fond, les trois plongeurs remonteraient ensemble. A 8H30 nous étions prêt à nous immerger. La nage jusqu’à la ligne fut rapide, nous avons récupérer notre caméra et après un dernier signe OK, nous avons commencé la descente à exactement 9 heures.

De haut en bas : le ponton vu de loin, Alessandro à gauche , Pim, et Mario à Droite prêt à partir. juste avant la descente le ponton vu du bout, et sur la ligne les plongeurs prèts à descendre.

Le bout fait un léger bruit en glissant sous mes doigts. J’entends l’ADV qui injecte en continue dans la bo
ucle, de même je gonfle presque en continue mon étanche et ma stab. Soudain à 140 mètres, une alarme de basse pression se déclenche : c’est ma bouteille de diluent qui est presque vide, je switch sur la bouteille externe et continue ma descente ; encore 100 mètres à faire. Je switch aussi sur mon setpoint haut à 1,5. Si j’avais « switché » avant j’aurais un pic de PPO2. A environ 180 mètres j’ai senti un léger tremblement parcourir tout mon corps, serait ce la HPNS ? Je décidais de ralentir ma vitesse de descente et le tremblement cessa.

A 220 mètres je vis une lumière diffuse qui venait du fond, le ROV était en train d’éclairer l’épave. Mario nageaient autour du ROV et de l’épave. Tous les deux me firent le signe OK. Je pris ma caméra et commençais à les filmer. Je me collais sur le fond et les filmais par dessous. A la treizième minutes du Runtime, Allessandro nous fit le signe « encore 1 minute ». Nous avons commencés notre remonté. Notre vitesse de remonté fut assez importante jusque 150 mètres puis redevint au standard 10m/min ensuite. Je me sentait bien, et j’étais content de ce nouveau record du monde. Mais il nous restait encore 8 heures de déco…Mais à 120 mètres j’ai senti de l’eau entrer dans ma combinaison étanche. J’ai immédiatement ressenti le froid dans tout mon corps. J’ai pensé sur le moment que c’était ma valve de surpression. Je me suis rendu compte plus tard, après la plongée que la membrane de la valve était vrillée. Je me dit a moi même que la partie serait dure jusque la surface. En attendant, je filmais les autres plongeurs et les plongeurs de sécurité profonds à 100 mètres. Plus tard j’ai regardé le film fait par Mario, et m’aperçus qu’un des plongeurs profond a voulu me féliciter pour le record, et ma réaction fut très lente. L’hypothermie faisait déjà ses effets.

A 80 mètres nous quittâmes le bout pour la station de déco. C’est là que je me rendis compte qu’Allessando avait des problèmes, il nous signala qu’il était malade et avait des vertiges. Mario était déjà en train de l’assister. A 60 mètres, Mario passa sur Bails Out jusqu’à l’entrée dans la cloche. J’avais de plus en plus froid. Ma vu baissait et j’avais de plus en plus de mal à lire mes tables de décompression. Mes doigts étaient tout ankylosés et il m’était de plus en plus dure de presser mes inflateurs et de me tenir à la barre de décompression. Remko me rejoignit à 40 mètres et tombait en panne d’argon alors qu’il me restait encore 1 heure avant d’entrer dans la cloche. Je me dit qu’il fallait encore résister au moins 30 minutes, et puis je fit « sauter » 30 minutes de pallier afin de rentrer dans la cloche plus tôt. Je récupérais les paliers raccourcis dans la cloche.

Du haut en bas : un Helicopter de la sécurité survolant le site en cas de remonté en pleine eau des plongeurs, l’équipe de medecins en communication avec les plongeurs dans la cloche afin de surveiller leur condition physique, les plongeurs profonds avec les plongeurs sécu à 100 m, les plongeurs sécu verifient la cloche à 21 mètres, les plongeurs sont dans la cloche pendant que les Ouroboros sont accrochés à l’extérieur.

Remko m’accompagna jusqu’à la cloche. Aidé par un autre plongeur surface il me déséquipa. Je ne pouvait plus bouger. J’essayais de rentrer dans la cloche, mais toute force avait abandonné mon corps. Je fus capable de rentrer dans la cloche seulement quand Remko m’avertit que les autres plongeurs voulaient aussi y accéder. Une fois dans la cloche j’ouvrais l’oxygène et mis mon masque respiratoire. Je me sentais mal et vomit une fois. Mario et Allesandro rentrèrent dans la cloche 10 minutes après. Allessandro n’allait pas bien et vomit plusieurs fois. Mario et moi mangèrent et burent un peu. Mario utilisa le système de communication de la cloche afin de tenir les médecins au courant de la situation d’Allessandro. Nous faisions des rinçages à l’air toutes les trente minutes, et après un certain temps la cloche remonta jusqu’à son prochain palier.

Après 5 heures passées dans la cloche j’étais le premier à en sortir. Deux pompiers plongeurs m’ont guidés jusque la surface. Là une foule énorme nous attendait. La sécurité surface m’allongea sur le pont chaud du bateau, ils m’enlevèrent ma combinaison étanche et un médecin controla ma tension ainsi que mes réactions « quel est ton nom ? » « d’où viens tu ? » J’étais très faible et tenir sur mes jambes ne fut pas facile. Je fus enroulé dans une couverture de survie en aluminium, afin de conserver la chaleur de mon corps. Les flash des appareils photos crépitaient. Des équipent de télévisions d’Italie, Russie, États Unis, et Afrique du Sud couvraient complètement l’évènement. Mario et Allesandro suivirent 2 minutes après. Les médecins prirent en charge immédiatement Allessandro qui fut transporté immédiatement au caisson de décompression le plus proche. Malgré son état, Allessandro était souriant et saluait la foule. Mario et moi répondîmes à quelques interviews et posèrent pour des photos. Petit à petit la foule quittait le ponton et le bateau. On nous ramena au port, nous avions avions beaucoup à échanger mais nous le gardions pour plus tard. Il m’a fallut deux autres jours pour retrouver toutes mes facultés.

Record du monde officiel sur plongée épave 236 mètres ( 241 mètres avec compensation de l’altitude)

Pendant tout ce temps , Nuno Gomes( recordman du monde de profondeur) fut le témoin pour le livre Guinness des records du monde. Une liste des records de plongée est disponible sur www.nunogomes.co.za/rec.htm

La cloche vu d’en haut, les plongeurs profonds pendant la remonté, de g à d Allessandro, Mario Pim.

Sur DDE

Beaucoup de salons sur la plongée furent organisés tout autour du monde, mais ce qui c’est passé en Mai 2008 sera considéré comme un événement majeur et innovant, d’une autre planete ! Du 9 au 11 Mai des milliers de plongeurs tout autour du monde étaient suspendu à ce qu’il se passait dans un mignon petit village accueillant de la cote nord du lac majeure, à quelques kilomètres de la frontière suisse afin de prendre part au plus exclusif des nouveaux concepts de salon de plongée. Www.ddeexhibition.org un record du monde de plongée sur épave.

Sur Pim van der Horst

Pim a commencé à plongeren 1983 à l’université de Tilburg aux pays Bas. Il est venu à la plongée tech quand le Nitrox a été introduit aux Pays Bas aux débuts des années 1990. Puis il est passé au recycleur. Il a suivi ses formations à l’étranger en Grande Bretagne et aux Etats Unis. L aplongée tech et plus spécialement l’utilisation des recycleurs le poussèrent à d’avantage s’investir dans la formation technique. Il a ouvert une école de plongée tech aux Pays Bas : Pim’s Tekdiving : PTD. PTD possèdent plusieurs locaux aux pays bas et de nombreux instructeurs à l’étranger. Pim est Instructeur Trainer pour Recycleur à circuit fermé Trimix pour p
lus de 10 recycleurs différents (il est instructeur d’instructeur) et aussi pour circuit ouvert pour une dizaine de fédérations (Dirrebreather, ANDI, IANTD, PADI, PTA/CMAS, WOSD). Pim a formé plus de 1000 plongeurs. Pim publie régulièrement des articles pour des magazines de plongée Russe et Hollandais. Il a écrit de nombreux livres sur la plongée tech et les recycleurs.

Contact :  pim@tekdiving.nl www.tekdiving.nl

Sur Mario Marconi

Mario a commencé à plonger en 1993. Il fit sa première formation chez IANTD en 1997. Il devint instructeur air profond PSA en 2001 et commenca alors ses explorations de grottes profondes, en circuit ouvert d’abord plus en recycleur. Il a aussi étudié et utilisé l’utilisation de l’heliox pour les recycleurs et les explorations sousterraines. Il a co-dévelloppé et testé en 2002 le SCR passif (recycleur semi fermé passif) EDI2002, prévu pour l’exploration des grottes en conditions extrèmes. Mario est instructeur profond pour PTA/CMAS, instructeur Trainer Cave profond, ainsi qu’instructeur Ouroboros.

Contact :  mar.marconi@libero,it

Sur Allessandro Scuotto

Allessandro a commencé la plongée à 6 ans, et a passé son premoer niveau de plongée à 12 ans. A 18 ans il était instructeur de plongée loisirs. En 1996 il fut certifié COM,SUB,IN par la marine Italienne. Il devint instructeur de plongée tech en 1997. Il a utilisé des recycleurs dès les premiers jours et en a testés de nombreux. De plus Allessandro est OTS (plongeur commercial pro), opérateur de caisson Hyperbar, pilote de ROV, et pilote de sous marin UW. A l’heure actuelle, il est le sous chef de la section Napolitaine de la police Sous marine Italienne. Il est aussi l’officier en chef executif de Deep Sea Technology ( entreprise de plongee commerciale). Allessandro est instructeur trainer pour PTA/CMAS, NASE, et PSA.

Contact :  info@deepseatechnology.com www.deepseatechnology.com

Les médias

Cette plongée a eu une couverture médiatique très importante en Italie, Europe, Russie, USA et Afrique du sud.

La documentation et de plus amples informations sur disponibles sur : www.ddexhibition.org/DVD_video.html

www.ddexhibition.org/Foto.html

Les prises de vues de la découverte de l’épave faites par le ROV du VVF, l’histoire de l’épave et autres :

www.ddexhibition.org/RecordMondiale.html

DDE sponsors et partners

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