Publié le

Epave de l’avion P 38 Lightning aux Lecques

Epave de l’avion P 38 Lightning aux Lecques

Ceci est l’épave d’un avion, un Chasseur américain P38 Lightning qui a été abattu le 27 janvier 1944. Il repose sur un fond de 39 mètres à un kilomètre à l’ouest de la pointe Grenier.

Cette épave a été découverte en Novembre 1996. L’avion a été identifié comme le G 15-LO portant le numéro de série 43-2545 du 2nd  Lt Hary Greenup / 14th Fighter Group 49th Squadron 15th USAAF.

Il a été abattu le 27 Janvier 1944 alors qu’il escortait une formation de bombardier B17 qui avait pour mission de bombarder le terrain d’aviation de Salon de Provence. L’épave est à l’envers sur un fond de sable bien visible. La queue de l’appareil qui avait été brisée et plus loin de l’épave a été remise à sa place. Le moteur de droite n’est plus à sa place, il est passé de l’autre coté de l’autre moteur. L’armement d’origine est toujours en place.

L’épave est très peuplé, et on pourra noter  une grande présence d’éponges multicolores.

Le P 38 Lightning

L’épave de cet avion gît dans la baie des Lecques à environ un kilomètre à l’ouest, nord-ouest de la pointe grenier. Sur un fond de sable plat à 39 mètres de profondeur.

Baie des Lecques vue de la Gâche 
Baie des Lecques vue de la Gâche

Voyons d’abord l’historique de ce chasseur Américain.

Le 16 septembre 1940, le premier exemplaire vola pour la première fois. Il sera suivit par 27 autres versions différentes mais toutes construites par la même usine : Lockheed de Burbank en Californie jusqu’en 1945, l’arrêt de sa production. Le Diable à double queue ou Gabelschwanz Teufel en Allemand, tel était le surnom que leur donnaient les Allemands.

Une des versions de l’avion fut la reconnaissance photographique. Cette dernière était particulièrement caractérisée par des caméras de prises de vues installées dans la partie avant, qui remplaçaient les mitrailleuses et le canon qui équipaient la version chasse. La version de reconnaissance photographique fut utilisé par notre Armée de l’air Française. Elle n’était pas munie d’armes contrairement aux autres appareils de reconnaissance alliés comme par exemple le P-51 Mustang ou le Spitfire.

La variante « F » fut construite à 623 exemplaires à compter de 1942. Ses appareils étaient équipés de deux moteurs Allison V 1710 de 1 325 chevaux . Ce qui donnait aux avions une vitesse de 636 km/h à 7 620 m d’altitude, avec un poids total de 8 165 kg. Les dimensions du P 38 Lightning sont les suivantes : une envergure de 15,85 m pour une longueurs de 11,53 m et une hauteur de 3 m.

P 38 Lightning
P 38 Lightning

Il faut savoir que l’US Army a créé une version « F ». En effet, la lettre « P » désigne obligatoirement un chasseur ( P pour pursuit ) tandis que le lettre « F » désigne le mot « foto ». En l’occurrence, un P 38 ne peut pas prendre de « foto » alors qu’un F4 ou F5 ne peut pas être armés.     Chaine de fabrication du P-38

Intéressons nous maintenant à l’histoire de son épave :

Le chasseur Américain a été dirigé pour la dernière fois le 27 janvier 1944 par Harry R. Greenup. Il escortait des B-17 de la 97ème US AIR FORCE lorsque les allemands l’ont attaqué et descendu. Le pilote à réussis à s’extraire de son cockpit et a pu être récupéré par un chalutier saisis par les Allemands.

Alors que cela fait 10 ans qu’il la cherche, c’est Monsieur Marcel Camileri qui retrouvera son épave en novembre 1996. Mais voilà… Son identification reste compliqué. Les journaux français de l’époque et les archives de la marine national ne contiennent aucune mention de combat. Il leur faut trouver un numéro de série du matériel. Accompagné des anciens pilotes du 367 Fighter Group, Marcel et ses copains vont désensabler le cockpit et par la suite, découvrir une plaque portant le numéro 43-2-545. L’engin est alors identifié.

L’épave de l’avion dans les fonds :

C’est dans une légère pente qu’il reste visible, tâche sombre sur un fond de sable clair et très peu vaseux. La plongée sur l’épave vous révellera qu’eIle est pratiquement intacte mais a l’envers. Ses roues sont rentrées alors que ses volets sont ouverts. Ni filets, ni mouillages ne sont captifs.
La partie arrière a été brisée et séparée du reste de la carlingue au moment du crash ou d’un chalutage, mais a été remis en place par le club des Lecques quelques mois après la découverte. Le moteur tribord est déplacé du même côté que le second mais au-delà. Les pâles ont peu souffert et les hélices tripales demeurent. Au ras du moteur, l’aile bâbord est brisée tandis que la tribord est à peine coupée. Il manque tout de même le volet tribord central.

En ce qui concerne l’armement, un canon et des mitrailleuses ont survécus et l’on peut même y voire un chargeur rotatif. Malheureusement le P 38 étant retourné, le cockpit reste impénétrable.
Ce qui reste incroyable, c’est la vie animale qui règne dans ces profondeurs. Avec un grand nombre de rougets et un recouvrement coloré de spongiaires. Le courant est juste suffisant pour éliminer le sédiment éventuellement soulevé. De plus, l’eau est limpide et c’est toutes ces caractéristiques qui rendent cette plongée particulièrement belle.

Publié le

Fortier épave de chalutier et voilier à la Ciotat

Epave de Chalutier Le Fortier à La Ciotat

Le Fortier et un voilier épaves à La Ciotat

Le Fortier est une épave de Chalutier d’une douzaine de mètres et le voilier à ses cotés un quillard à la Ciotat. Ils reposent à la pointe du Liouquet sur un fond de 34 mètres. Le Chalutier a été démantelé avant d’être coulé, mais on ne sait rien du voilier.
Il ne reste pas grand chose de l’épave si ce n’est quelques morceaux de la proue en bois particulièrement dur. Il reste le gouvernail en Acier, mais plus d’hélice.
On peut y voir deux bouteilles d’air comprimé. Un peu plus loin presque plus rien du Voilier.

Le Fortier et un voilier Naufragé inconnu

Nous sommes au large de la pointe du Liouquet, dans les eaux de la Ciotat par 34 mètre de profondeur. Sur un fond plat, gisent 2 épaves séparées d’une distance de 15 mètres.
– Un chalutier d’une douzaine de mètres que les plongeurs appellent « Le Fortier ». Peut-être est-ce simplement son nom ou lui a-t-on donné celui d’un petit cap proche. Il était propulsé par un moteur Baudouin à démarrage par air comprimé.
– Un voilier quillard bien plus petit qui était propulsé par un moteur à essence à quatre cylindres et à l’identité inconnue.

L’Histoire de l’épave du Fortier

La carrière de ces bateaux et la circonstance de leur naufrage sont inconnues. On sait seulement que le chalutier a été intentionnellement dépecé avant abordage. En ce qui concerne le voilier, aucune information ne permet de reconstituer sa perte.

La plongée sur l’épave du Fortier

La plongée sur épave : Le Fortier est penché sur tribord, massif et très délabré. Son bordé a disparu sauf dans les fonds. Curieusement, la proue et les membrures d’un bois partiellement résistant, ont bien supporté les années d’immersion et dessine même un squelette assez structuré. Le tableau arrière est encore entier et surplombe un gouvernail rectangulaire en fer. Vous pourrez voire un gros congre qui à niché sous l’étambot et une paire de bouteille d’air comprimé encore solidarisées, et munies chacune de son manomètre.

Elle est posée sur les restes du bâtiment.
Les réservoirs et des tôles sans formes ont basculé vers l’extérieur.

A portée de vue, si l’eau est claire apparaît à l’arrière de la première épave, la poupe de la seconde épave : le voilier. Dont il ne reste plus grand-chose à pars une hélice tripale, un arbre passant dans un étambot vermoulus et un moteur à essence sur lequel on distingue quatre bougies. Sa quille est à plat sur le sable et de nombreuses planches de bordé détachées de la membrure, s’écartent du bateau. Il n’y a plus de pont, ni de structures.

Publié le

Epave du Chalutier et des ancres à la Ciotat

Plonger sur le Chalutier et les ancres à la Ciotat

Plongée sur le Chalutier et les ancres à la Ciotat

Au large de la Ciotat on peut trouver une épave de chalutier gisant à coté de deux gigantesques ancres de plusieurs tonnes chacune sur un fond de 44 mètres. Cette épave en plastique a été démontée avant de couler, les deux moteurs, les arbres et les hélices manquent à l’appel. Le nom de l’épave est inconnue.
Elle mesure une dizaine de mètres de longueur environ sur deux mètres de haut.

Les ancres servaient à l’époque à amarrer les paquebots fabriqués par les chantiers navals de la Ciotat.

A une vingtaines de mètres derrières la poupe, file une chaîne gigantesque avec des maillons d’un mètre de long, rattachée à une ancre de 6 mètres environ.

Le Chalutier et les ancres

C’est en rade de la Ciotat, en face des Chantier, dans la zone de mouillage des paquebots et à 44 mètres de profondeur, que git une coque en plastique d’une dizaine de mètre de longueur, avec ses deux ancres gigantesques.

L’histoire du chalutier

La coque reste…anonyme.
Nous ne connaissons ni son nom, ni son type et ni son âge. Idéal pour les plongeurs adepte aux épaves mystérieuses.
Mais nous savons qu’elle a été soigneusement décortiquée avant d’être coulée et c’est pour cela que le moteur avec arbres et hélices, ont été enlevés.

La plongée

Le bateau lui-même ne serait pas intéressant sans ses ancres, mouillage fixe destiné aux paquebots lancé par les chantiers proches, ou par les bâtiments en attentes de réparations.
L’épave est légèrement penchée sur bâbord. Sa coque reste entière mais ses rebords sont festonnés car le polyester se déchire. Il n’y a plus de pont ni de superstructures et en ce qui concerne l’intérieur, la présence de quelques durites, tuyaux résiduels et supports vides, témoignent d’une existence ancienne de deux moteurs.
La partie la plus solide est le tableau arrière.
De deux mètres est la hauteur au-dessus du sable et il n’y a pas de filets.

A dix ou vingt mètres, à l’arrière de la poupe, une gigantesque chaîne court sur le sable. C’est celle de la première ancre de six mètres. Ses maillons allongés et aplatis font approximativement plus d’un mètre de long. C’est une ancre à un seul bras avec un jas mobile en position.

Le soc et le jas ne sont pas très enfoncés, on peut donc passer sans difficulté sous la verge. Une seconde chaîne part de cette encre mais cette fois aux maillons un peu plus petits et plus classique. Elle aboutit à la seconde ancre aux caractéristiques similaires à la première.

La direction du premier segment de chaîne est perpendiculaire au chalutier, tandis que le second s’en éloigne.
Nous ne pourrons vous dire ou mènes le mouillage dans les deux directions.

Publié le

Epave la Havraise « le Bananier » ou UJ 6078

Epave Bananier la Havraise UJ 6078
Epave Bananier la Havraise UJ 6078

Cette épave était surtout connu sous le nom du « Bananier » en face de la Ciotat. Il s’agit en fait de la Havraise, un gros chalutier qui est devenu un chasseur de sous-marins allemands. Il a été torpillé juste avant le débarquement. Le chalutier a été construit en 1933 par Cook Welton & Gemmell à Hull en Angleterre. Mis en service en 1934 sous pavillon britanique il jauge 398 tonneaux. Il mesure 46.15 mètres de long pour 7.77 m de large, il était équipé d’une chaudière à triple expansion de 800 CV et une seule hélice.
Son armement : 1 canon de 100 mm, 1 canon de 40 mm, 2 mitrailleuse de 20 mm.

Il gît sur un fond de 97 mètres.

Epave Havraise UJ 6078 Bananier
Epave Havraise UJ 6078 Bananier

A l’origine cela me ramène en 2007 quand on avait plongée avec Brigitte sur cette épave plusieurs fois avec une équipe spécialement formée pour essayer de déterminer l’identité exacte de l’épave que l’on appelait le « Bananier ». Son nom provenait alors des anciens qui étaient convaincus qu’il s’agissait d’un cargo bananier « Belain d’Esnambouc » qui fut transformé par les Allemands en mouilleur de mines sous le nom de Pommern SG 7. Ors il se trouverait que le Pommern aurait coulé le 5 Octobre 1943 au large de San Remo en Italie.

Le UJ 6078 est torpillé dans la nuit du 10 au 11 juin 1940 par le sous-marin HMS Untiring. On comptera 22 survivants et 40 morts.

Plongée sur l’épave du « Bananier » la Havraise en 2011

Plongée sur le Bananier en 2009 avec Brigitte