La liste de nos récits de plongée sur épave sur des différentes épaves sous-marines Lacustres ou en Mer. Que ce soit des épaves de bateaux, d’avions de sous-marins ou même de barges et de chalans, toutes les plongées épaves sont concernées ici, même celles de l’Atlantique.
Plongée à Charpignat au Lac du Bourget vidéo des épaves
Juste une petite envie ce Dimanche, une petite plongée au Lac du Bourget tranquille pour faire une vidéo des épaves de Charpignat : la Barge à 60m et Arcoa à 20m.
Un beau matin ensoleillé sur le lac du bourget pour plonger les épaves de Charpignat
Si ya un plaisancier qui a perdu son échelle….elle est à 65 m à Charpignat…
Pas envie d’une grosse plongée ce matin là, mais un reste de chaux dans le canister à passer, pas pu allé plonger à Vouglan dans le Jura, faute de m’être décidé à temps, alors je me rabat sur l’idée l’envie de faire une vidéo de la barge aux plongeurs à 60m de mes épaves du lac du Bourget
Donc ce sera quand même une plongée en recycleur. J’arrive de bonne heure et bientôt le club de Bourgoin arrive aussi….force de discuter et de bises…ben oui quoi y avait une demoiselle…. LOL en m’équipant à l’eau j’oublie le compas, on m’en propose un, mais trop fier et sans doute sur de moi, ou par peur de le perdre je refuse….grâve erreur !!!
La petite lotte qui se cache sur le corps mort de la bouée de 60m à Charpignat au lac du Bourget
Bien entendu au fond, sans aucun azimuth, je l’ai loupé….forcément, on a que ce qu’on mérite, donc je repars vers les 20m pour chercher Arcoa que je ne trouverais pas. En effet arrivé à 20m je tombe sur un mur…. de peuf !!!! LOL j’y vois plus à 50 cm, j’appercois littéralement deux plongeurs qui marchent debout sur le fond !!!
J’ai beau faire des allers retours, tu parles c’est mort !!!
Je ne sais fichtre pas ou je suis !
Plongées sur les épaves de la seconde guerre mondiale a Malin Head en Irlande du Nord
Pendant la seconde guerre mondiale, les anglais étaient ravitaillés directement par bateaux des états unis en chars, matériels et hommes, et des dizaines de cargos, destroyers, transports de troupes arrivaient donc directement des US en passant toujours à ce même endroit Malin Head en mer d’Irlande, tordue par les vents et la tempète, terre inhospitalière.
Les sous marins nazis descendaient donc de la Norvège, et stationnaient dans les parages en posant des mines, attendant si il le fallait qu’un navire passe à proximité pour le torpiller.
Quelle magnifique endroit pour plonger sur les épaves profondes de la seconde guerre mondiale à Malin Head en Irlande.
Les environs sont donc kafi d’épaves, et comme les fond restent raisonnables de 60 à 70m maxi, on peut donc prévoir de passer du temps sur des épaves immenses avec des run time de 90 à 120′.
Tout a commencé quand je suis tombé par hasard sur cette vidéo prise en Aout 2010….qui a fait l’effet d’une bombe…OUCCHHH la visi, la taille des épaves….fallait que j’aille voir….J’en parle à deux trois poteaux et potesses, qui me disent oui, puis me ..plantent…..lol…..donc je me retrouve seul à réserver …(ça commence….).
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Profitez de ces images….c’est la seule fois ou il a fait beau depuis 1730….à Malin Head LOL
Le 12 Aout donc à 8h du matin je prends la route dans la Hollyday mobile direction Ayr en Ecosse ou l’embarquement est prévu pour le 13 vers 14H, c’est un voyage de 1700 km et d’environ 17h Plus le ferry qui m’attend, je parts avec le beau temps, puis le quitte en arrivant dans le pas de Calais, ya pas que des légendes, mois je vous le dis.
Vers 21H je m’arrete juste vers Chester pour dormir dans un Motel, tellement naze qu’il ne proposait même pas de bière…T en Anglettere T sur la route depuis 8H du mat, tu as juste pris un sandwich et un red bull dans le Ferry et les autres plonkers !!!! y zont même pas une pinte de bière dans ce foutu motel de M…., ya quand même des signes !!
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Le bateau Loyal watcher au quai en Ecosse à Ayr pour partir plonger sur les épaves à Malin Head
Les recycleur sont attachés au banc et les bails out à une line par terre
L’embarquement se fait au port de Ayr en Ecosse, des quais, au loin, je vois la mer qui bouge grave…c pas bon signe ça, Daren le Boss et Linda sa femme nous montre le bateau et nous explique comment s’installer : au début j’avais pas compris pourquoi ils nous ont demander d’attacher nos recycleurs et les bails-out sur le banc ? Deuxième indice?
Les recycleur sont attachés au banc et les bails out à une line par terre
Le bateau de faible tirant d’eau 2,8m, c’est un ancien navire de la Navy qui servait à transporter du personnel d’un navire à un autre en campagne, puis à la formation des marins.
Le navire quitte le port pour naviguer toute la nuit en mer d’Irlande en laissant les iles écossaises à droite, puis en plein Océan Atlantique Nord, les vagues arrivent directement des états unis….plusieurs fois dans la nuit je manque décoller de ma couchette……ceci est le troisième indice…qui aurait du m’alerter….LOL
Notre carré, le plus grand à l’avant du bateau avec 4 couchettes
Dimanche le premier Jour de plongée sur l’épave sur l’Audacious.
Plongées sur les épaves de la seconde guerre mondiale a Malin Head en Irlande du NordPlongées sur les épaves de la seconde guerre mondiale a Malin Head en Irlande du Nord
La baie de la première nuit de nos plongées à Malin head sur les épaves de la seconde guerre mondiale
Le matin on est à l’abri dans une baie, j’ai pris mon breakfast copieux, et on part en pleine mer sur le site de l’épave de l’épave Audacious à Malin Head Irlande un navire de guerre qui git sur un fond de gravier à 66m avec plein de torpilles et obus partout…
Aussitôt sortit de la baie, ca recommence à taper grâve….des creux de 2,8m…c’est pas rien 2,8 m de creux ??? j’ai pas l’habitude moi, en France dès que ça dépasse 0,8m ça sort pas !! alors…Je vais me coucher …à l’horizontale ça va mieux, 2h à patienter avant d’arriver sur site et plonger vers 11h30, les épaves sont situées entre 10 et 20 miles des cotes.
Quand arrive le moment de mettre sa combi sur le pont ….oupssssss faut se cramponner….et là ça se met à tourner grave, j’ai juste le temps pour agripper la rembarde et de vomir….3 fois. Je me retourne vers mon binôme Peter et commence à lui expliquer que ça a l’air cuit pour moi…que vu mon état, je vais certainement pas me balancer à l’eau……Sa réponse me plut beaucoup pleine de flegme à l’anglaise : « tu sais les prochaines 90′ sur le bateau ce sera pareil…voir pire, tandis que sous l’eau ce sera mieux….. » ce qui m’a décidé à me jeter du haut de la passerelle dans des vagues de 2,8m….
Vu ma condition et celle de plongée, je n’ai pas pris ma caméra ni les éclairages, d’ailleurs Daren n’avais pas autorisé les scooter sur cette plongée difficile.
La remontée se fera le long d’une lazy lane ou lazy shot : le premier plongeur descend et attache une ligne secondaire à 37m par exemple sur un fond de 70m à un anneau grâce à maillon rapide, et chaque plongeur qui descend attache à cet anneau un signe personnel qu’il rendra à la remonté. Ainsi le dernier plongeur à remonter sait qu’il est le dernier car il n’y a plus de mousqueton après le sien et détache ainsi la lazy shot de la ligne principale, qui elle peut être remontée pendant que les plongeurs sont aux paliers.
Utilisation d’une lazy lane de décompression
On est resté coincé un moment en surface, car mon binôme Peter ne trouver l’inflateur de son revo trop court….son bras étant aussi trop court, il me montrait sa purge d’étanche…(sorry Pete… LOL ), plus une descente lente, l’ADV du révo ne fonctionnant pas, on est arrivé en bas …doucement…je suis pas habitué….
En bas c’est magique….il y a une visibilité de 30 à 40 mètres, l’épave est énorme, 181 m x 27 m et 8 m de haut sur un fond de 66 m. L’épave a coulé après avoir heurté une mine.
L’épave se trouve à l’envers sur un fond de graviers et galets, apparemment en une seule pièce, la salle des machine est accessible suite à l’explosion, ce qui surprend le plus c’est la faune ambiante, des poissons, des tas de gros poissons tel des mostelles, pas de petits, les Anglais explique cela car il n’y a pas de pêcheurs qui officient dans les parages. L’ambiance est complètement différente de ce que j’ai pu vivre jusqu’alors ailleurs, l’eau est « pure », on sent que si le soleil pointe le bout de son nez, on va pouvoir tout voir.
Tout autour de l’épave on trouve des débris d’obus, de torpilles, et aussi une tourelle gigantesque équipée de ses canons de mêmes proportions. On passe autour des 4 hélices, entre les deux gouvernails, qui ne sont pas aussi gros que celui du haven, mais de taille « raisonable ».
Au bout de 28′ l’ordi nous annonçant encore 47′ de temps de déco, nous décidâmes d’entamer la remontée, on récupère au passage notre mousqueton sur l’anneau. À partir de 10 mètres, la situation devient difficile, tous les plongeurs étant au bout, le bout étant lui même flottant, dans une houle avec des creux de 2,8m, …on a failli par deux fois être tous projetés à la surface…LOL…mais pas malade….
Quand viens le moment de sortir de l’eau….en surface à coté de la bouée…..je me sent tout petit balloté, le bateau est loin….je le vois….puis je le vois plus…par intermittence, il disparaît derrière les vagues. Daren, le capitaine, crie dans son haut parleur de lâcher la bouée et de nager vers lui….en pleine mer….dans des vagues de 2,8m….pas très engageant le truc…faut se lancer quoi….lol….j’ai l’impression d’être le jouet des vagues et de ne pas avancer…..SOUDAIN la masse bleue du bateau se trouve devant moi à moins de 10 mètres ! La proue vient de heurter une grosse vague, et l’avant du bateau sort complètement hors de l’eau….WAOOUUUU ça envoie du p’tit ! Je me sent alors comme la mouche faisant face à la tapette….(je regrette beaucoup de ne pas avoir eu ma Gopro à ce moment là).
Mais malgré ça, Daren, en virtuose, pose l’ascenseur pil poil dans mes mains, aussitôt debout dessus, Linda actionne le treuil de relevage.
Sur le pont un des autres plongeurs m’aide à m’assoir et me déséquiper, même pas le temps de poser le recyclo, d’attacher tout le matos que je me vois encore courir m’agripper à la rembarde pour y vomir encore par trois fois….on est dimanche pensais je dans ma tête…..et faut que je tienne toute la semaine….c’est pas gagné….je file me coucher….sans passer par la case Lunch.
Le bateau prend la direction de la baie de Portsallon où nous passerons les nuits à l’ancre et protégés, pendant cette semaine de plongée.
Enfin non…pas de plongée pour moi, le bateau s’est mis en route pendant mon breakfast….et a commencé à taper immédiatement dans les vagues de 2,4m, je suis donc parti me coucher illico et n’ai pas réussi à me lever….Quelle misère, l’Empire Heritage c’était la plus belle des épaves, un cargo à vapeur de 165m x 23m avec pleins de chars Sherman et de camions au fond……aaarggghhhh quel idiot ! Je m’en veux beaucoup sur ce coup là !!! Pfffffffff
Pas brillante cette plongée et tentative de navigation à l’intérieur de l’épave du Rubis. Comme je n’avais pas encore reçu ma nouvelle mini wing et que le code du sport impose un élément de flotabilité, j’ai du me bricoler à la hate une stab à mettre par dessus mon harnais… ce qui complique la config et le lestage.
Le positionnement des blocs s’en ressent et si à cela on rajoute les cables des phares vidéos qui trainent… on obtient un beau merdier ! LOL
Je ne me serais pas certifié sur ce coup là !
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
Une petite plongée en recycleur sur l’épave de l’Espingole à Cavalaire, cela doit être la deuxième fois depuis des années. Ce n’est pas par ce que l’épave n’est pas profonde q’un ne s’éclate pas !
De belles image tranquilles…
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
plongée epave espingole Cavalaire Deep CCR Tartiflette Team
Une petite plongée avec des binomes en circuit Ouvert sur l’épave du Togo à Cavalaire.
Plongee Cavalaire épave du Togo
Une Chtite plongée sur l’épave du Togo a Cavalaire, ou j’accompagnais deux plongeurs en circuit ouvert (qui font des bulles quoi…) LOL
Un peu courte mais bon, dentis qui chassent, un gros mérou, et un très gros chapon qui se cachait sous le treuil.
Le récit de à la Poursuite du Protée et du Natal dans le magazine de plongée Octopus de Juillet
Le magazine de plongee Octopus parle de notre plongée sur le Protee et le Natal
Octopus le magazine des plongeurs tech
Le magazine Octopus, reprend le récit de nos aventures sur les plongées que nous avons effectués sur le Protée et le Natal en Avril 2011.
Avec quelques photos de nos amis Brigitte Leccia, Alexandre Fox et Aldo Ferrucci.
Plongée sur l’épave du Tirpitz en Italie a Santo Stefano al Mare
On avait bien un projet de plonger sur le Tirpitz entre autre ce week end du 5 juin, sur plusieurs jours avec greg, Malheureusement, faute de participant c’est tombé à l’eau. Mais Aldo me proposa de les rejoindre lui et ses élèves le dimanche….depuis le temps que je voulais plonger cette épave !
Plongée sur l’épave du Tirpitz à Santo Stefano al Mare avec le Deep CCR Tartiflette Team & Aldo.
Donc le dimanche matin, lever à l’aube et départ à 6h je dois être à Santo Stéfano al Mare à 11h30 et j’ai 400 km à faire. Passé le tunnel du Fréjus, l’enfer de Dante à comparé de l’état de la route sous le déluge de flotte qui inonde la route c’est de la roupie de sansonnet ! Neige à 2000 m et pas plus de 90 km/h obligatoire…pffff, L’italie n’est plus ce qu’elle était !
Arrivé sur place en avance, juste le temps de boire un kawa sur le port et faut que je monte la recycleur. On sera une dizaine en tout, Aldo en minimeg, Erwan en recycleur Hamerhead, sa femme en Inspiration Classic et les potes d’Aldo en ouvert.
Il ne fait pas beau le vent souffle et la mer commence à bouger. le brief est en Italien et je ne l’écoute pas je m’intéresse au Hamerhead de Erwan
On se met à l’eau en premier, les italiens ont bien fait les choses, il y a un bout qui courre le long du bateau jusqu’au boute principale, il y a un peut de courant et on peut se déhaler dessus. Erwan est déjà à 6 m à attendre sa femme, qui tarde un peut à cause d’une cellule qui merdouille un peu. A 10 m bubble check puis comme tout est OK GO Fast down !
En bas sur le pont à 67 m c’est plénitude, je déploie mes phares sur mon vieux caisson ressortie pour l’occasion, en attendant de recevoir le nouveau GOPRO. Mais les autres n’arrivent pas, juste un « ouvert » , je tourne en rond en attendant vérifiant l’équilibrage de l’ensemble puis ils arrivent.
L’épave du Tirpitz est située en face de Portosole à San Remo, connu depuis des années par les pêcheurs et les plongeurs de la région comme le « Steam » (vapeur), Il a finalement été identifié en Juillet 2000 grâce à la découverte de la cloche. L’épave est couchée sur le flanc gauche, à une profondeur d’environ 90 mètres, mais ses dimensions impressionnantes font que l’épave remonte jusqu’à une profondeur de 67 mètres.
Le Tirpitz était parti de Hambourg à destination de Gênes et est resté coincé en Mer Méditerranée au début du conflit en 1941. Il était sous pavillon de la Reederei Mittelmeer, une société militarisée créé par le gouvernement allemand pour gérer les quelque 50 navires de pavillon allemand qui avait été concentrée dans les eaux italienne. Le Tirpitz a été torpillé par un sous-marin britannique le 23 Juillet 1941 et a coulé.
Plan de l’épave Tirpitz (c) Nautilius tdc
Le boute est situé, grosso modo sur le château, l’épave est couchée sur le flanc. On part donc vers l’avant. Il n’y a plus de courant. Il y a pas mal de poissons, on descend le long de l’épave, c’est à dire le long du pont, il y a des filets, on passe au dessus d’un enchevêtrement de mats. Il y a des ouvertures pour les calles, des sortes de fentes. Le gigantisme de l’épave bloque la lumière qui est déjà faiblarde à cause du temps.
Aldo sur le bateau à la sortie de l’eau
Je rentre dans ce qui ressemble à une cale, mais suis pas sure, on dirait que je passe entre les barreaux d’une échelle, l’intérieure a l’air d’être vaste mais je n’ai pas de profondeur de champ visuel. la lumière est nulle, je n’ai même pas d’effet de lumière de l’intérieur de la cale vers l’extérieur, pourtant je sais que c’est beau, voir à travers ces sortes de « gros barreaux » de plusieurs mètres le bleu de la mer au dehors. Les plongeurs en ouverts sont résté sur le dessus de l’épave. Il y a tant à faire, visiter le château les cales, et les deux trous de torpille, un à l’avant et l’autre à l’arrière, mais il faudra revenir. Captain dirait qu’il faut un scoot, meuuhhh NON ! on passe trop vite et on loupe les détails. C’est toujours la même chose sur ce genre d’épave tu te demandes combien de temps tu vas mettre de temps à la comprendre, la connaître, il va falloir la plonger pas mal, et mine de rien à 83 m du pallier on en empile vite….et remonter pendant 3h le long d’un fil ça a vite fait de me gaver LOL .
Il y a plein de cale et de trous à visiter….
Au bout de 25′ il est temps de remonter, vers 10m sur le boute, il y a une grosse « boule » de moule, et je constate qu’un plongeur d’assistance équipée d’un 15l et d’une déco vient ramasser les moules, ouaip bon ça me distrait un moment lol.
De retour de Plongée sur l’épave du Tirpitz avant le plat de pâte
Ya du jus et on est en drapeau, la barre de pallier est belle et commence à 10 mètres, mais elle est sacrément malmenée par une houle d’au minimum 1m de creux. On sort les derniers, et un sacré orage nous accueille, ce qui va rincer le matos. Il est 15h et l’équipage nous sert un plat de pâtes « aux moules » (là je comprends mieux ! lol).
Le retour sur la France fut de nouveau dantesque !! 70 km de bouchon en 3h jusque Savone !!! Pourtant les pioustres m’avaient tous assuré que vu le temps y en aurait pas de bouchons !!! LOL.
De retour sur Turin de nouveau un déluge de flotte ! Ya plus sur le piémont durant cette journée, autant de flotte qu’il y aurait du en pleuvoir pendant tout l’hiver chez nous !
En tous cas c’est tellement énorme…143m x 17m qu’il faut que j’y retourne.
To be continued….
Bien entendu à cause de la différence de température, j’ai eu droit à la buée sur la lentille….
Plongée sur l’épave de la barge aux plongeurs au lac du Bourget
Pas top le lac ce matin, pour une petite plongée à Charpignat au lac du Bourget sur l’épave de la barge aux plongeurs.
Pas top ce temps d’hiver ce matin !
Temps d’hiver la neige est à 700 m en ce 2/6/2011
Une vieille photo de ma première plongée sur l’épave de la barge
L’eau est pourtant chaude, et une petite plongée d’orientation pure au lac du Bourget pour trouver la barge aux plongeurs qui se trouve à 60m au large de Charpignat, et on le trouve sous l’eau qu’au cap.
Je palme donc jusqu’à la bouée de 40 m en surface, la troisième blanche sur la photo, avant de m’immerger, c’est laiteux et sombre ya pas de lumière du soleil, puisque pas de soleil…et les rivières ont du charrier un max vu la pluie qu’il est tombé ces derniers jours.
Je le préssentais et je n’ai pas fait l’effort de prendre l’appareil photo.
Un bubble check à 6 m et ya toujours un petit chuintement….pfff arrivé au fond, je m’équillibre et m’ajuste pour prendre le compas et chercher l’azimuth, ben nib !!! ça marche pas ce foutu compa marche pas ! Pour être honnète …c’est mes yeux….passé la quarantaine c’est la merde sous l’eau avec les petits chiffres…donc me voilà parti …à l’estime je cherche les 65 m comme la dernière fois puis quart de tour sur la gauche…et je crois reconnaître la topo du coin ça remonte d’un coup de cul jusque 60 m, ya deux ou trois cailloux, c’est presque plat maintenant et PAF !! en plein dans le mille !!
AHH sergio comment tu fais pour ne pas la trouver ??LOL
Une vieille photo de ma première plongée sur l’épave de la barge
Cette fois l’eau est plus claire les limons n’ont pas atteind cette profondeur. En fait c’est dommage que je n’ai pas la caméra ou l’appareil photo avec mes éclairages vidéo car j’aurai pu faire une belle photo d’ensemble. je fais le tour de la barge.
Un coup d’oeil au compas….toujours aussi illisible bon, donc va falloir rentrer à l’estime, et se souvenir de la dernière fois lol tant que le profil remonte c’est bon signe lol. C’est que mine de rien on doit être à 300 ou 350 m du rivage.
Le chti profil de la plongée sur l’épave de la barge aux plongeurs au lac du Bourget
J’aperçois la lueur du jour qui commence à transpercer jusqu’à moi maintenant reste plus qu’a espérer que je tiens bien le cap, lol, j’entends la chaîne de la bouée des 20m c’est bon signe cela veut dire que je suis pile dans l’alignement, même si je ne la vois pas ni son corps mort.
A 14m, tout d’un coup je suis pris d’une sensation de chaleur phénoménale, serais en train d’avoir un soucis ??….à priori non….tout vas bien c’est simplement qu’en 1m de profondeur seulement la température de l’eau a pris 6° !!! Drôle de sensations…
Je retrouve les herbiers, les perches et l’épave à 6 mètres et sa poterie mais pas de brochet..lol je suis super content de moi lol je suis rentré pil poil au bon endroit sans me servir du compas.
Le chti profil de la plongée sur l’épave de la barge aux plongeurs au lac du Bourget
/ Première plongée sur l’épave de la barge aux plongeurs au lac du Bourget
Plongées sur les épaves profondes du Protée et du Natal
Plongées sur les épaves profondes du Protée et du Natal, pendant 3 jours bénis des dieux météos Ou comment ces deux épaves profondes ne se laissent pas déflorer facilement…. Elles se défendent et se méritent
JOUR 1 Lundi 25 Avril 2011 Plongée sur le Protée
Le bateau de Philippe Peyrusse est impéccable pour nos plongées sur les épaves du protée et du Natal
Le lundi premier jour des plongées sérieuses et on va commencer par le Protée, car il n’est pas trop loin du port de la Ciotat à coté de Marseille. Papa et moi sommes les premiers au local, vu ma nuit…..j’aurais bien dormis un siècle de plus….LOL Petit à petit tout le monde arrive, Jean Marc, Serge Allier qui sera notre plongeur sécu fond pour cette plongée, Guigui, Brigitte Leccia, et on passe au montage du matériel, et on charge le bateau, Philippe Peyrusse a prévu un matelot pour nous aider (si il avait su…il aura pas venu …lol). Le temps est avec nous, c’est même mieux que dans toutes nos meilleures prévisions, la meilleure période depuis….des années ?
Le bateau de Philippe Peyrusse est impéccable pour nos plongées sur les épaves du Protée et du Natal
Avant de monter sur le bateau Guillaume Caillard nous dicte le brieffing avec le rôle de chacun et décrit le déroulement du run time et rappelle le What-if (qui ne fait pas rire) . L’accent est mis sur la sécurité des plongeurs sécu…en effet ceux-ci sont là en bénévole et pour assurer notre sécurité, nous sommes nous plongeurs fonds pleinement conscient des risques encourus et aguéris pour y palier, mais il est clair que si il y avait un problème avec un plongeur de sécu il devrait penser à sa sécurité d’abord.
Le brieffing et what if de Guigui le matin avant de monter sur le bateau pour partir plonger l’épave du Protée
Le brieffing et what if de guigui le matin avant de monter sur le bateau
Tout le monde scrute ce foutu sondeur pour savoir…où se rouve le Protée
Voilà tout est dis, on peut partir, la mer est pétole, on n’ose y croire…. Le site n’est pas trop loin et les 350 ch du volvo marine nous y emmene très rapidement. On ne savait pas à ce moment là quelle serait notre déception des heures plus tard. Les points GPS sont bons, l’écho sondeurs est impeccable et bien sur il y a une barcasse de pêcheur du dimanche qui est pil poil sur l’épave….avec quel permis sont ils venus si loin des cotes ? Et le pire alors que l’on commence à tourner en rond pour marquer l’épave, ils ne bougent pas ! On avait un gendarme maritime à bord, on lui a demandé de leur montrer sa carte, il ne l’avait pas sur lui….pffff LOL. Bon au bout de quelques minutes après être sûr des relevés, on balance la gueuse, qui pèse 20 kg avec une bouée au bout et un contre poids. On attend que le contre poids soit stabilisé et on repasse à coté de la bouée pour vérifier au sondeur……on est à 50 m de l’épave…..AARRGGHH c’est quoi qui a foiré ?
Tout le monde scrute ce foutu sondeur pour savoir… où est cette épave de Protée
Bon on recommence, bref pour la faire courte on a recommencé 10 fois, on a tout essayé. On a « lessivé » le matelot de Philippe Peyrusse, il a remonté partiellement le plomb plusieurs fois, on la tracté, on l’a remonté complètement…..à chaque fois on était à coté : s’imposait à nous deux solutions :
* soit le plomb avait une forme de pastille vichy avec un bout qui flottait trop et se faisait emporter par le courant
* soit il y avait tellement de courant que ça emmenait tout….
RROGNTUDJÛ Abandon de cette plongée sur l’épave du Protée
Donc on a décidé d’abandonner et de rentrer, l’épave ne voulait pas se livrer. Même si on était préparé à l’échec, car de nombreuses fois des expéditions n’ont pas pu aller jusqu’au bout, c’est quand même frustrant. Certains décident, dont moi, de plonger quand même, se mettre à l’eau, je n’ai jamais fait Cassidaigne, il y a un fond de 60 m….Jean Marc, Serge et moi, on les a jamais trouvé les 60m, on a suivi le courant….ça continue la chcoumoune…
On garde le sourire quand même : on va bien finir par trouver ce Protée
On garde le sourire quand même
Le Gonflage au surpresseur sourire juste avant que ça pête ! Et de partir chercher un compresseur de plongée
On rentre et on prépare pour le lendemain, on attaque les gonflages et PAAAFFFFFFFF la lyre presque neuve me pête dans les main !!! alors que je gonfle à l’air, Papa est sourd….hein comment ? Tu dis heureusement c’était de l’air….ca continue……
Le Gonflage sourire juste avant que ça pête !
Heureusement Aldo est arrivé et je lui tape la sienne : « Maaa yaa pas de prrobllleme hé …attend je té la passe elle est dans lé camionne… » LOL merci Aldo. Allez re-gonflage et restau enfin…MANGER !
JOUR 2 Mardi 26 Avril 2011 c’est plongée sur l’épave du Natal
A la poursuite du Protee et du Natal, Le mardi c’est NATAL, il est beaucoup plus loin et il nous faudra plus d’une heure pour y arriver. Le matin au local nous rejoignent Jacques Mezergue qui sera notre plongeur sécu fond à 60m, il sera en recycleur Megalodon, et Anne la patronne de Atoll Plongée à Marseille qui assurera la sécu dans zone des 10 mètres et sera chargée de nous apporter le sac comportant l’eau et les barres de céréales ainsi que nos iDive 300 pour écouter de la musique ou regarder des vidéos pendant les longues minutes.
Alexandre Fox est aussi là et a apporté sa gueuse au cas où nous en aurions besoin. Brigitte Lecia se tiendra prête à bord avec un copain à intervenir au cas où. On embarque le matériel à bord du bateau, et Guillaume nous énonce le brieffing en précisant le rôle de chacun : Plongeurs fond : Jean Marc Morère, Aldo Ferrucci, Alexandre Fox, Guillaume Caillard Thierry Marra et Nicolas Schiavon Plongeur sécu : Jacques mezergue à 60 m en recycleur Megalodon, avec ses deux bail-out, plus un carbone d’Heliox 20/30 et un carbone de Nitrox 50 Anne de Atoll plongée qui s’occupera de la sécu à 10 m Brigitte Leccia et son copain qui restent à bord en réserve (elle fera aussi les photos de bord) En avant la route est longue jusque le Natal.
Aldo et Jean Marc prêt à partir plonger l’épave du Natal
Arrivé sur le site, prudent on attend avant de s’équiper, l’écho est énorme, il faut dire que la taille de l’épave du Natal (130m 20m) n’a rien à voir avec celle du Protée (60m x 8m). Puis une fois la gueuze larguée on s’équipe, Aldo partira avec Jean Marc, puis Thierry et moi, et enfin Guillaume et Alex. On part 2 part deux du pont arrière qui est large et super dégagé, idéal quoi.
Aldo et Jean marc prêt à partir
Thierry la loose sur cette plongée sur le Natal
Ca y est Aldo et Jean Marc sont parti le bateau fait demi-tour pour revenir face à la bouée et GOOOOO !!! c’est à nous et c’est parti ! On se regarde en surface Ok et feu en bas, descente en suivant le bout jusque 10 m et stop pour le Bubble Check…..et HEIN ? QUOI COMMENT ???
Papa vient de me faire signe abandon de plongée….il me montre la fermeture de sa combinaison de plongée et ya des bulles qui sortent……mais dites moi pas que c’est pas vrai!!!! on est là à deux coups de palmes (heu…+2) de l’épave du Natal et y me fais ça !! sans réfléchir je lui confirme « ok toi tu abandonnes toi tu remontes et moi je continue », il me fais Ok, …sa réponse me surprend… LOL
Donc allez hop tête en bas et je repars….quand une main me stoppe, c’est encore papa qui recommence fin de plongée…OUI j’ai bien compris mais moi là c’est impossible que je remonte, mon pote, je ne suis pas venu jusque là pour ne pas y aller…..j’y vais.
Le Natal épave mythique de la méditéranée
Ces évènements se sont déroulés en un nanonième de milliardième de seconde. Lol Bien entendu on est descendu le long du contre poids et pas du bout, et le courant les a déjà décalé je palme dur en descendant à l’oblique pour rejoindre ce bout vers 70 mètres, je me repose quelques secondes puis repars vers le fond. Ya du jus et je palme, je palme pour enfin l’atteindre à 7’30 ce qui est tard dans mon runtime. Au fond les flashs d’Aldo crépitent et m’arrosent, je distingue Aldo et Jean Marc sur ma gauche, je leur fais signe que c’est ok, il ne doivent pas comprendre de me voir seul.
Le Natal épave mythique de la méditéranée
Plein de vie et de concressions sur l’épave du Natal
Je suis émerveillé par autant de vie sur cette épave, des bancs de « petits » poissons y en a de partout, de gros nuages, c’est la première chose qui me marque et l’épave est pleine de concressions, il y a de la vie, énormément de vie. La visi est bonne mais il fait sombre, pas noir, rien à voir avec le lac, mais je m’attendais à quelque chose de plus claire pour de la méditéranée.
Plein de vie et de concressions sur le Natal
La rembarde qui fait le tour du trou sur le Natal
Zut mon moulinet vient de se prendre dans un fil de pèche qui traine par là, il y a des centaines de fil de partout qui traînent. Le temps que je me dépatouille du fil Aldo et Jean Marc sont remontés. Je bifurque sur la gauche puis décrit un cercle de 5 m de diamètre. Je passe au dessus d’un trou qui descend vers les entrailles du Natal, entouré d’une sorte de rembarde style rampe d’escalier.
La rembarde qui fait le tour du trou
Au bout de 3, 4 minutes, je me dis que seul, le mieux c’est de remonter, je suis quand même à 116m. C’est balot mais c’est comme çà ! Je croise Alex et Guigui qui arrivent.
Photos d’Alexandre Fox sur l’épave du Natal
Photos d’Alexandre Fox sur le Natal
Une branche de Corail Noir sur l’épave du Natal
Corail noir
Sous l’effet du courant et des plongeurs, le contrepoids est complètement remonté et est collé à la bouée de surface. Arrivé à la barre de palier, je dépose mes blocs inutiles, boit un ½ litre d’eau et me dit que vu le peu de temps de déco qu’il me reste je me passerais de la vidéo. Anne fait un super boulot et remonte nos bouteilles rendues inutiles. Du coup je sors le premier de l’eau. On me questionne…Alors ??? superbe mais courte. Puis tout le monde sort de l’eau, et on remballe tout, Jacques est de partout et s’active encore…. Alex a l’air de ressentir 2 ou 3 picotements au coude, de l’eau un aspirine et 15′ d’oxy plus tard ya plus rien, tout va bien.
Fausse alerte, Alex déçus se serait bien fait choyer….lol (c’est une blague Charlotte bises)Hé oui c’est comme ça qu’on attrape un coup de soleil en rentrant de plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal
Ni Aldo ni Alex n’ont l’air d’être satisfait des photos qu’ils ont pris, à cause des conditions au fond. Le moteur Volvo marine nous pousse vers le port….puis plus rien perte de puissance et mode dégradé..un injecteur vient de rendre l’âme….hypothéquant nos chances pour demain…pffff j’y crois pas ! ça continue !!! On va rentrer au ralenti et du coup prendre des coups de soleil sur le pont avant.
Hé oui c’est comme ça qu’on attrape un coup de soleil
Arrivé au port le dépanneur est déjà là à nous attendre et on part gonfler et préparer pour demain, on ne sait jamais faut rester optimiste. Papa emprunte une combinaison à Aldo, ‘sacré Aldo, que ferions nous sans sa camionnette magasin atelier magique, il a tout !) et Brigitte et lui se mettent à retailler la collerette trop fine pour le papa ! Lol (vous en connaissez beaucoup des plongeurs et/ou instructeurs qui vous prèteraient une combi et en même temps accepteraient que tu la « customise » à coup de ciseaux et cutter ? On part manger du poisson et on est naze ! Dodo de bonne heure.
JOUR 3 Mercredi 27 Avril 2011 c’est plongée sur l’épave du Protée
Papa se prépare et chauffe la chaux pour plonger l’épave du Protée
Encore grand beau temps ce matin, malgré tous les déboires, la météo est avec nous, seule une petite houle agite la mer au loin. Nous repartons sur le Protée. Pourtant ce matin encore de mauvaises surprises : Alexandre ne plongera pas, suite à un décès dans sa famille, il doit partir, et Jean Marc a attrapé une insolation en faisant la sieste sur le bateau en plein soleil. On perd un photographe ( enfin plus que ça ! Hein ? Clein d’oeil ;6) ) Donc nous ne serons que quatre au fond ce Matin, Thierrry, Aldo, Guillaume et moi.
Papa se prépare et chauffe la chaux
Image de l’entrée du port de la Ciotat Le bateau de pêcheur va plus vite que nous
Jacques Mezergue sera toujours notre plongeur soutien à 60m, et interviendra Mariutz d’atoll Plongée pour la sécu à 10m. Restera en stand by sur le bateau Brigitte Leccia. A propos du bateau, nous avons bien la confirmation qu’un injecteur est HS et qu’il faudra q’on navigue an ralenti cahoté par les vagues, sans déjauger….(Volvo Renault même combat ? Lol) On charge le bateau et guigui y va de nouveau, avec son brieffing et son what-if.
Le bateau de pêcheur va plus vite que nous
On part, on sort du port TEUF TEUF TEUF et déjà ça me brasse, c’est pas que je sois une femmellette mais bof c’est pas mon truc, quand ça tangue de partout, c’est plus facile au bar avec 25g dans chaque bras… lol. Donc on met plus de temps que Lundi pour atteindre la zone, et par contre on gueuze tout de suite, comme on a fait pendant trois jours et on obtient le même résultat que le lundi, le premier jour sur le protée.
Le bel écho de l’épave du Protée sur le sondeur
Le bel écho du Protée sur le sondeur
On a la bouée en surface à 50 m du point sondeur, pffff va y avoir du jus….et ça rate pas, plus le temps passe plus le pendeur se décolle de la ligne. Aldo et guigui partent en premier, Thierry et moi juste derrière, j’annonce pas fière, la réduction de mon run-time, étant un peu barbouillé par cette traversée….ben oui…. on n’a pas ce genre de problème nous dans les Alpes…..les lacs sont en pentes et ya pas de vagues….lol.
Notre plongeur de sécu Jacques Mezergue prêt à Partir à 60m avec tous ses blocs pour nous atendre à notre retour de l’épave du Protée
Jacques Mezergue prêt à Partir à 60m avec tous ses blocs
ON saute à l’eau, bubble check et faut pas dormir, ca zeffe déjà. Allez ça pousse à la palme, ça pousse fort, purée ça a pas l’air de vouloir descendre le bout est déjà à 45° ! Ya du jus pour sure ! Je descend, en poussant le bout passe à l’horizontale ou presque et toujours pas d’épave en vu…mais bon sang on est encore à combien de km ? je me retourne pour voir si papa me suit….OK je suis limite à me déhaler sur cette corde pour avancer, c’est pas pas croyable ce jus. Ca y est l’épave est là ! Je distingue du métal devant moi, ….non …zut c ‘est les S80 dressées à la verticale de guigui et Aldo qui remontent, je n’avais pas vu les plongeurs, habillés de noir dans la pénombre, trop occupés à pousser sur les jetfins. Les derniers mètres se feront quasi à l’horizontale, quand elle apparaît devant moi, enrobé dans son filet avec ses flotteurs qui le tendent vers le haut.
A notre arrivée sur l’épave du Protée nous sommes accueillis par ce filet
A notre arrivée sur l’épave du Protée nous sommes accueillis par ce filet
Elle semble toute petite et l’ambiance est glauque. Je m’immobilise à sa hauteur, pendant que Thierry me dépasse et commence à tourner dessus, je ne réalise pas qu’il n’y a plus de courant et que nous sommes sans doute protégés à ce moment là par le Protée.
L’épave du protée par Aldo Ferrucci
L’épave du protée par Aldo Ferrucci
On est à 124 m. On se fait signe OK tout les deux, en fait je n’ai pas trop envie de bouger, mon mal de mer plus cette descente m’ont cuit, le château est sur la gauche et je suis sûr que papa est vénère, mais il ne s’éloigne pas trop.
L’épave du Protée
L’épave du Protée
On décole du fond à 10’30.
Ce qui doit rester du château du protée ?
Ce qui doit rester du château ?
Un dernier coup d’oeil à l’épave du Protée avant de décoller
Décidément, je n’aurait pas fait de gros temps fond sur ces épaves.
Un dernier coup d’oeil au Protée avant de décoller
Notre plongeur de sécu Mariutz avec ses 8 blocs au paliers de retour de notre plongée sur le Protée
Je n’ai pas besoin de préciser que nous sommes obligé de freiner lors de la remonté, le courant nous trimbale tel des feuilles mortes et on se tient correctement au bout. On ne tarde pas à rattraper guigui et Aldo qui eux ont plus chargé que nous. On est tous en drapeau le long de ce bout, le jus nous pousse et nous aligne tous, pas facile de se doubler dans ses conditions. A 10 mètres on passe sur la barre de paliers la direction du courant n’est pas la même qu’au fond nous avons donc du faire face à deux courants différents, et je pose mes blocs inutiles sur cette très bienvenue barre de palier. Heureusement qu’on l’avait. Mariutz est là il a descendu le sac avec les bouteilles d’eau, la bouteille d’oxy, et les iDive300 pour regarder les vidéos, et comme de bien entendu le mien ne marche pas, j’ai pas mis l’iphone en mode play. Mariutz nous débarrasse de nos blocs inutiles et remonte nos 8 blocs à la fois.
Mariutz avec ses 8 blocs
Impossible de l’arrêter ce Jacques c’est encore lui qui force à remonter la ligne du Protée !!
On sort de l’eau les uns après les autres.
Impossible de l’arrêter ce Jacques c’est encore lui qui force !!
Et on rentre en teuf teuf sur « 3 pates », arrivé au port il faut recharger le C4 Picasso…mais pourquoi ça rentre plus ? Pourtant y en a moins qu’à l’aller ?
Sisi tous le matériel de plongée va rentrer dans mon merveilleux C4 Picasso
Ca va tout rentrer …no worry
On boit un dernier verre ensemble après avoir fait les dernières photos, pour échanger nos impressions, on a presque atteint nos objectifs : on a plongé les deux plus mythiques des épaves françaises, on a remonté quelques photos mais pas de vidéos.
L’équipe des plongeurs fond de ces plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal
L’équipe des plongeurs
Nos plongées se sont déroulées sans accros grâce à nos méthodes et à notre préparation.
l’équipe au complet ou presque pour cette aventure de plonger sur les épaves du Protée et du Natal
l’équipe au complet ou presque pour cette aventure
Remerciements à l’équipe des plongeurs fonds et de sécu :
Guillaume Caillard plongeur fond en Recycleur Inspiration qui a monté ce projet
Jean Marc Morere plongeur fond en Recycleur Inspiration
Aldo Ferrucci plongeur fond en Recycleur Megalodon photographe fond
Alexandre Fox plongeur fond en Recycleur Inspiration photographe fond
Thierry Marra plongeur fond en Recycleur Inspiration
Nicolas Schiavon plongeur fond en Recycleur Evolution
Belle perspective sur les bouteilles de plongée et la barre de paliers lors de nos plongées sur les épaves du Protée et du Natal
Belle perspective sur les blocs et la barre de paliers
Serge Allier plongeur sécu à 60 m en OC
Jacques Mezergue 68 ans !! plongeur sécu en CCR Megalodon (remarquable, serviable, il n’arrête jamais d’aider et de donner des coups de mains, avant de se mettre à l’eau et à la sorti de l’eau)
Anne Lerebourg d’Atoll Plongée à Marseille plongeur sécu à 10m en ouvert bi 7
Mariutz d’Atoll Plongée à Marseille plongeur sécu à 10m en ouvert mono 15L
Brigitte Leccia plongeuse sécu bateau photographe surface et infirmière
Philippe Peyrusse de Plongée Passion La Ciotat, son Bateau et son matelot
Moyens engagés : Tous les plongeurs fond en Recycleur de plongée CCR Inspiration ou Megalodon chacun 3 à 4 bails-out en S80
Plongeurs sécu 60 m 2 carbones 9L 300B plus un 6,8l 300B de 20/30 et 6,8l 300B de NX 50
Le Deep CCR Tartiflette Team, équipe de plongeurs techniques confirmés va plonger sur deux épaves Historiques de la Méditerranée au large de Marseille le Protée et le Natal :
PREPARATION & DAY -1 & DAY -2
Comme d’habitude pour toutes nos expéditions, tout commence par une visite au salon de la plongée, ce qui permet de rencontrer les copains et échanger nos idées et projets. C’est donc entre 1 des 25 allers retours dans les allées du salon que nous nous croisâmes avec Guillaume Caillard alias guigui dit le Norvegien de Marseilles, et m’entretint de son projet de plonger le Protée et le Natal avant l’été. Le Protée et le Natal c’est un peu le Graal de la plongée, l’Annapurna ou l’Everest pour mes copains plongeurs, on en parle mais on ne peut jamais les faire à cause des conditions de mer ou de la météo. Ces épaves sont à 6 et 11 miles des cotes et sont soumises au vents et aux courants, pas mal ont essayés de les plonger et très peu y ont réussi. Les premiers furent Cedric Verdier, Eveline Verdier et Florent Locatelli.
Un peu d’histoire de ces épaves profondes :
Sous-marin Protée
Le sous-marin le Protée coulé à -127 m.
Histoire du PROTEE : sous-marin français qui disparu en décembre 1943. -Le 6 avril 1995, le Protée est découvert par le directeur de la COMEX, Henri DELAUSE, qui opère à bord du sous-marin d’exploration REMORA 2000. L’épave gît sur un fond de 125 mètres, sur le plateau des Blauquières, près de la fosse de Cassidaigne, à 20 milles de MARSEILLE. le Protée a heurté une mine qui n’a endommagé que le kiosque. Tous les panneaux sont fermés. L’épave, est en état de conservation remarquable et contient encore les corps de l’équipage. Elle a été déclarée «sépulture maritime » par la Marine Nationale.
Paquebot Natal
le Natal git sur un fond de 120m
Le NATAL, paquebot des Messageries Maritimes, qui coula au large de Marseille le 30 Aout 1917 en dix minutes avec le commandant et 104 autres victimes dont 76 passagers sur 503.
Ces deux épaves mythiques n’ont été que très peu plongées (max 5 fois), car très profondes, -127m, et loin au large soumises aux vents et aux courants.
Le But de ces plongées est de ramener des photos et des vidéos de bonne qualité afin de pouvoir montrer l’état de conservation des épaves.
Afin de ne pas répéter maintes et maintes fois le coté historique de la chose, certain ayant fais un descriptif en détail bien mieux que je ne le ferais vous trouverez toute l’histoire sur les liens qui suivent : Sous-marin le Protée et Epaves profondes Protée Natal sachez néanmoins que le protée a conservé ses marins prisonniers à l’intérieur et a été déclaré scépulture marine.
Guillaume se charge donc de prévoir les date et de réserver le bateau de Philippe Peyrusse de Plongée Passion à la Ciotat. Les dates furent posées pour le 25 26 et 27 Avril juste après le week end de Pâques, Guigui et moi prévoyont de plonger le samedi et le dimanche d’avant pour prendre le rythme. Papa alias Thierry Marra n’arriverait que le samedi soir pour plonger à partir du dimanche.
Les membres de l’équipe sont : Plongeurs fonds : Guillaume Caillard, Alexandre Fox, Jean Marc Morere, Thierry Marra, Aldo Ferrucci, Nicolas Schiavon
Plongeurs Sécu Fond à 60 m : Serge Allier pour le Lundi, Jacques Mezergue pour le Mardi et le Mercredi
Plongeurs Sécu zone 10m à la surface Anne d’Atoll Plongée le Mardi, et Mariutz d’Atoll Plongée le mercredi plongeuse & photographe surface : Brigitte Leccia Equipage : Philippe Peyrusse et son matelot
Les plongeurs fond seront tous équipés de recycleur CCR, inspiration, inspiration évolution seul Aldo sera en Megalodon.
Préparer des plongées comme celles ci doit se faire sans faille, on devait remonter de 124 mètres dans le bleu et il y aura sans doute du courant et de la houle. Il était impératif d’avoir un boute support, pour nous guider à la descente, et nous supporter en cas de courant ou de problème. Il nous fallait aussi une barre de pallier afin de nous maintenir en toute sécurité à partir de 10 m pendant le temps que nous allions passer aux palliers, c’est à dire les ¾ de la plongée. Dans le mois précédent la plongée, Je me lançais alors dans la fabrication de la barre de palier, télescopique et réglable de 2, 3 ou 4m de large avec des barres à 9, 6 et 4,5m de profond. On verra plus tard que nous allons bénir cette stratégie.
caisson étanche à 90 m Idive300
Nous avions prévu des runtime maxi de 3H et d’utiliser en mélange fond un Tx 7/80. Chacun devrait embarquer 3 ou 4 bails-out pour rejoindre a minima la zone des 60m ou le plongeur sécu fond serait en stand by avec des blocs de secours de 21/35 et Nx 50 prêts à prendre le relais jusque la barre de paliers où nous attendrait l’oxy pur. D’autres blocs de sécu attendaient sur le bateau. A partir de 9m le plongeur sécu surface devait nous apporter à boire et à manger (compotes et barres céréales), nos appareils vidéo http://www.h2oaudio.com/store/waterproof-cases/idive-300-deep-dive-waterproof-case-and-speakers.html pour trouver le temps moins long. Ils devaient aussi nous aider à nous deséquiper de nos blocs inutiles et les remonter à la surface ou l’équipe de bord les prendrait en charge afin de nous faciliter la sortie de l’eau.
Un des objectifs de cette opération « à la poursuite du protée et du Natal » était de remonter des vidéos et des photos du fond afin de montrer l’état de conservation des épaves, et la faune et la flore présentent sur ces épaves. Pour cela nous avions dans l’équipe deux photographes Aldo Ferrucci et Alexandre Fox . Pour ce qui est de la vidéo, ma Gopro et son fameux caisson devait faire l’affaire et pour cela je me suis pourvu de 2 phares 20 LED de 9500 lumens chacun, prototypes que j’ai eu en primeur grâce à mon ami Bastien de Techniplongee à Lyon. Dans la semaine précédent le WE de plongée, je passe beaucoup de temps à préparer des gonflages, pour les diluants, les oxy, l’air et différentes bouteilles pour les plongeurs sécu et des spares en secours.
DAY -2 Samedi
J’arrive chez guigui à Marseille vendredi soir, pour être prêt pour une petite plongée de règlage le samedi matin, le C4 picasso est chargée « ras la gueule ».
Un petit restau japonais, sushis gingembre et wazabi pour avoir la forme le lendemain et dodo. Pendant tout le week end et depuis 15 jours, on check les chaines météo, et windguru et invariablement il est annoncé pétole du lundi au mercredi, on n’ose y croire ….
On plongera l’après midi ya pas de stress, faut qu’on fasse les réglage de camera et éclairage avec les deux spots 20 LED et test du système Idive300. Sur Marseille on va plonger avec Atoll plongée, avec Anne et Mariutz qui gentiment feront notre sécu sur le Protée et le Natal. Il y a du vent et la mer tape, on va se mettre à l’abri derrière une des iles du coin, les autres plongeurs nous regardent d’un drôle d’oeil avec nos recycleurs, nos deux bails-out, et le reste.
Malgré les renforts de mousse que j’ai rajouté mon système video composé de la plaque, du caisson, des deux spots, du pack batterie est 10 fois trop lourd il va falloir que je le modifie et vite. Au bout de quelques minutes vers 32 mètres, alors que j’essaye de chercher la bonne position quelque chose d’incongrue attire mon œil à travers la lentille du caisson…….BORDEL de M…. !!!!!!!! il a pris l’eau AAARRRGGGHHHHH ben certainement là la Gopro et la Sdcard de 32 Giga à 45 mb/s sont nazes !!! je suis dépité je ne pourrais pas remonter d’image du fond, bon allez je pense à autre chose, guigui, lui n’est pas arrivé à faire fonctionner l’Idive, l’iphone «était en veille ».
( à mon retour le caisson a été testé il va bien c’est moi l’imbécile qui l’ai mal fermé sans doute) Je part pour la Ciotat pour débarrasser tout le matos au local de plongee passion-laciotat ou me rejoindra papa dans la soirée à l’hôtel. (bien entendu dans ce cas….ya personne pour t’aider !! les bouchons ont bon dos!!)
DAY -1 Dimanche Debout de bonne heure après une NUIT de RONFLEMENTTTTTTTTTTT ENORMEEEUUUS c’était pas humain….je le souhaite pas à mon pire ennemi …. Une petite 40 est prévue ce matin là on ne pourra pas faire les 60 prévu….on les a pas trouvé !! Guigui n’est pas venu car son boulot l’avait retenu. A la mise a l’eau on se perd, mais on se retrouve bien vite au fond, on part à contre courant le long du tombant jusque 40 péniblement, l’eau n’est pas super claire, je ne vois vraiment pas ou on aurait pu trouver 60, enfin bref comme on connait pas le site….le retour se fait en planant le jus dans le dos on écarte les bras et on joue les « Pépé Boyington « De retour au port après le déjeuner sur le port un dimanche de marché le jour de Pâques, on fonce faire une sieste avant de retourner préparer le matériel pour le lendemain, ce qui va bien nous prendre le reste de l’après midi. Jean Marc vient d’arriver on part manger dans un gourbi.
Quel bonheur ! De retour au travail ce matin avec la douce sensation d’avoir atteint un sacré objectif : plonger le Protée et le Natal deux épaves mythiques de la côte Marseillaise à -116 m et -124m.
De retour de notre expédition de trois jours sur les épaves très profondes du Protée et du Natal Nicolas Schiavon, Aldo Ferrucci, Guillaume Caillard, Thierry Marra, jean Marc Morere et notre fidèle plongeur sécu Fond Jacques Mézergues, manque Alexandre Fox.
Ce fut une très belle aventure que ces trois jours passés ensemble pour plonger le Proté et le Natal, nous avons eu de la chance avec une météo exceptionnelle mais ce ne fut pas sans moultes rebondissements quand même, ces épaves se méritent et ne se laissent pas faire…on vous donnera le détail bientôt.
Marius Makowski, Alexandre Fox, Nicolas Schiavon, Philippe Peyrusse, Jacques Mezergues, Aldo Ferrucci, Thierry Marra, jean Marc Morere, Brigitte Leccia, Guillaume Caillard
/ Préparation de nos Plongées sur le Protée et le Natal
Bon on peut bien le dire maintenant on a prévu un gros Week end de plongée sur épaves avec comme objectif le Protée et le Natal.
Week End Pascal plongées sur épaves profondes sur la Ciotat avec au programme les épaves du Protée et du Natal
Il fera presque beau temps, et la les vents seront avec nous puisque on annonce pas plus de 10 km/h sur la région de Marseille, ce qui semblerait idéal pour le Week End Pascal que nous avons prévu : Lundi, Mardi et Mercredi sur les épaves profondes du Protée et du Natal à -127 mètres, et peut être même une troisième si la météo reste constante.
Le protée est un sous marin gisant à -127m déclaré scepulture maritime par la marine suite à son naufrage.
Le protée est un sous marin gisant à -127m déclaré scepulture maritime par la marine suite à son naufrage.
L’épave du Natal fait aussi parti de notre programme d’exploration
L’épave du Natal fait aussi parti de notre programme d’exploration
Le but de ces plongées profondes de plusieurs heures est de ramener des photos et des vidéos des épaves et de leur états.
Article sur le Protée sous marin cimetière marin épave profonde à 127m sur le site épaves profondes de Pierre.
Article sur le Natal épave profonde à 127 m à sur le site épaves profondes de Pierre.