Port-Miou C « Titanic » : l’épave romaine aux amphores
Port-Miou C, surnommée « Titanic » dans notre récit, est une épave romaine chargée d’amphores au large de Cassis. Les recherches archéologiques documentent son chargement et sa profondeur ; notre récit restitue la plongée vécue par l’équipe.
Cette présentation complète notre guide de la plongée à Marseille et de ses sites.
Port-Miou C « Titanic » : présentation du site
| Champ | Port-Miou C « Titanic » |
|---|---|
| Nom DataSud | Correspondance non confirmée dans le recensement consulté. Nom archéologique : Port-Miou C. |
| Type | Épave antique à cargaison d’amphores vinaires. |
| Description plongée | Gisement d’amphores au large de Cassis, vers 105 m de profondeur selon le Drassm. |
| Topographie | Tumulus légèrement incliné d’environ 24 m de long, 12 m de large et 2 m de haut. Ces mesures concernent le chargement apparent, pas les dimensions de la coque. |
| À voir | Amphores Dressel 1A, récipients étroitement imbriqués et superposition d’au moins deux couches au centre du gisement. |
| Faune | Aucun inventaire faunistique propre à cette épave n’a été établi dans les sources consultées. |
| Conditions | Site de pleine mer ; sédiment fin susceptible de se soulever. La bonne visibilité décrite dans notre récit correspond aux conditions de cette sortie. |
| Difficulté | Plongée technique très profonde, autour de 100–105 m, nécessitant une formation, une expérience et une organisation adaptées. Un simple classement « N3 » ne suffit pas à la caractériser. |
| Histoire | Cargaison de vin italien datée entre 120 et 80 av. J.-C. dans l’Atlas PALM. Découverte par Henri-Germain Delauze en octobre 1998 ; campagne du projet VENUS en 2008. |
| Sources principales | Drassm, projet VENUS, Atlas PALM et Archaeology Data Service. Références détaillées en fin d’article. |
| Sources bibliographiques citées | Luc Long et Pierre Drap, « L’épave Port-Miou C », Bilan scientifique du Drassm 2008, p. 80–81 ; rapport VENUS, livrable 6.5, 2008 ; archive scientifique de Pierre Drap, 2009. |
| Fiabilité | Informations archéologiques recoupées, fondées principalement sur les observations de 2008. Récit vécu publié en 2018. L’état actuel du site n’a pas été vérifié. |
Précisions documentaires avant le récit
Le récit ci-dessous, publié le 22 août 2018, est reproduit à l’identique. Les dimensions de « 10 mètres sur 4 mètres » qui y figurent sont une estimation de terrain : le relevé scientifique décrit un tumulus de 24 × 12 m, sans établir la taille initiale du bateau. Rapport VENUS.
L’absence de bois visible ne prouve pas la disparition complète de la coque : des vestiges pourraient subsister sous le chargement. Les expressions relatives à une « première 100 mètres » relatent cette sortie et ne constituent pas une évaluation actuelle de l’accessibilité du site. Atlas PALM.
Aujourd’hui on plonge l’épave romaine C dite « Titanic » de port Miou vers Marseille
Cela fait un moment que je tanne mon bon Christophe pour plonger une épave avec des amphores sur Marseille. Donc ce matin destination l’épave Romaine C dite le « Titanic » avec un « jeune padawan » qui désirait faire sa première 100 mètres : LOL . Le site est idéal pour ce type de plongée, car le fond est à 100 mètres tout pile, enfin si tu creuses à 2 mètres autour, tu vas trouver 102 m… et encore.. donc impossible de dépasser la profondeur et parfait pour une première plongée tek à Marseille.
De plus la taille de l’épave romaine est assez restreinte, puisque on peut imaginer qu’à l’époque les ce type d’embarcation n’était pas très grand : 10 mètres sur 4 mètres environ, ce qui fait une superficie assez restreinte, et que pour le coup le plongeur ne soit pas tenté de rester des heures dessus, ce qui évitera de charger en gaz et d’avoir une longue décompression.
Sur le site de l’épave du Titanic à Marseille, ne restent plus que les amphores : la structure en bois du bateau, vieille de plusieurs milliers d’années a été rongée par le temps et le reste.
Par contre quand nous sommes descendu dessus, comme la visi était excellente, on distingue clairement la forme du bateau marquée par l’emplacement des amphores.
Donc l’épave du Titanic entre Plongée à Marseille et plongée à Cassis est parfaite pour une première plongée à 100 mètres.

Le Remora 2000 lors de la mission à Marseille, les amphores sur l’épave romaine C « Titanic » de Port-Miou et le site de l’épave vu du sous-marin. (c) Comex
Vue d’ensemble de l’épave romaine C dite du « Titanic »
Une fois de plus c’est Henri-Germain Delauze qui a découvert l’épave Romaine de Port-Miou C « Titanic » aux commandes de son sous-marin Remora 2000.
Depuis le début du projet Venus de la Comex, l’épave romaine de Port-Miou C « Titanic » a été choisi comme une très bonne opportunité pour développer de nouvelles technologies afin d’explorer virtuellement un site sous-marin.
Cette épave romaine a été découvert en octobre 1998 par Henri-Germain Delauze, président de la Comex à Marseille, lors d’une plongée avec son sous-marin Remora. L’épave Romaine « Titanic » git sur 105 m de profondeur face à la côte calcaire des Calanques, entre Marseille et Cassis, dans le sud de la France (Bouches-du-Rhône) et est pleine d’amphores. Deux courtes expertises portées par le Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (DRASSM, France) ont été planifiées avec le même sous-marin Comex, en 1999 et 2001.
L’épave est située en pleine mer à 4 km de la calanque de Port-Miou et à 9 km de la partie est de l’île de Riou, dans une vaste zone où six autres épaves romaines ont été découvertes par la Comex. Dans cette vaste zone, parmi sept autres épaves romaines déclarées par la Comex, entre 90 et 110 m de profondeur, quatre d’entre elles sont totalement détruites par le passage répété des chalutiers. Ces chalutiers équipés d’instruments extrêmement sophistiqués et d’un système de géolocalisation, afin d’enregistrer la position des épaves dans le but de récupérer des butins lucratifs, peuvent toucher plusieurs fois le même site et ravager complètement le site archéologique.
Le site de cette épave romaine C de port Miou dite le « Titanic » non loin de Marseille se trouve dans le sable mais peut être préservé du danger de la pêche marine au chalut par un groupe de roches tout autour, obligeant les chalutiers à éviter le danger et les obliger à changement de direction.
Lors de ces études conjointes de la Comex et du DRASSM, Trois activités principales ont eu lieu lors de ce troisième essai en mer du projet VENUS :
- Acquisition de données photogrammétriques par le sous-marin Remora 2000 associée à un enregistrement de données de navigation précises et à un relevé multifaisceaux.
- Relevé multifaisceau de l’épave romaine C dite « Titanic »
- Vérification de la validité des données pendant la mission
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Vidéo de l’épave du Titanic à Marseille
La vidéo tournée sur le site de l’épave romaine C du « Titanic » avec ma vieille caméra Gopro2 qui en son temps avait été noyée dans l’eau de mer. Si j’ai pu la sauver, elle refonctionne, toute l’optique est HS et plaine de trace avec du sel encore ce qui explique les mauvaises images : désolé je suis !
Cette archive exemplaire vise à fournir un échantillon représentatif utile des techniques employées et des types de données produits, ainsi que de présenter une archive cohérente de l’enquête elle-même.
FAQ sur l’épave romaine Port-Miou C, dite « Titanic »
Où se trouve l’épave Port-Miou C, surnommée « Titanic » ?
Port-Miou C se situe à environ 4 km au large de la calanque de Port-Miou, près de Cassis, dans le secteur maritime des Calanques. « Titanic » est le surnom employé dans notre récit ; les publications archéologiques utilisent le nom Port-Miou C.
À quelle profondeur repose l’épave Port-Miou C ?
La profondeur de référence est de 105 mètres dans les publications scientifiques de 2008. Des observations antérieures mentionnent 102 mètres, tandis que notre récit rapporte environ 100–102 mètres. Ces indications correspondent à des relevés distincts et ne garantissent pas la profondeur maximale du secteur.
Quelles amphores trouve-t-on sur Port-Miou C ?
Port-Miou C conserve un chargement d’amphores Dressel 1A destinées au transport du vin italien. Environ 1 500 à 2 000 amphores étaient visibles lors des observations scientifiques. La cargaison totale est estimée à 3 000–3 500 récipients, peut-être davantage, en comptant les parties enfouies.
De quand date Port-Miou C et qui l’a découverte ?
Le naufrage est daté entre 120 et 80 avant Jésus-Christ, d’après l’étude des amphores. Le bilan du Drassm de 2008 attribue sa découverte à Henri-Germain Delauze, en octobre 1998, à bord du sous-marin Rémora 2000 de la COMEX. La cause du naufrage reste inconnue.
Quelles sont les dimensions du gisement et reste-t-il une coque ?
Le tumulus d’amphores mesure environ 24 mètres de long, 12 mètres de large et 2 mètres de haut. Ces dimensions concernent le chargement apparent, pas le bateau. Aucune coque n’est visible dans les observations citées, mais des éléments pourraient subsister sous les amphores et les sédiments.
Quel niveau faut-il pour plonger sur Port-Miou C ?
Port-Miou C relève de la plongée technique très profonde : un niveau 3 seul ne suffit pas. Une exploration vers 105 mètres nécessite des qualifications, une expérience et une organisation adaptées. En recycleur, la qualification doit également correspondre à la machine utilisée. Notre récit de 2018 ne constitue pas un programme de plongée.
Sources archéologiques et bibliographie de Port-Miou C
- Luc Long et Pierre Drap, « L’épave Port-Miou C », Bilan scientifique du Drassm 2008, p. 80–81 : découverte, profondeur et observations archéologiques. Consulter le bilan.
- Projet VENUS, Mission in Marseille and data exploitation, livrable 6.5, 2008 : description et relevés du chargement. Consulter le rapport.
- Claire Destanque, fiche « Port-Miou C », Atlas PALM : datation, amphores et synthèse des connaissances. Consulter la fiche archéologique.
- Pierre Drap, VENUS: Virtual ExploratioN of Underwater Sites: Port-Miou C wreck, Marseille, 2009, Archaeology Data Service. Consulter l’archive scientifique — DOI 10.5284/1000004.
Poursuivre la découverte des plongées autour de Marseille
Pour situer cette exploration parmi les autres sorties de l’équipe, retrouvez notre guide de la plongée à Marseille : sites et épaves.
Vous pouvez également découvrir la plongée tek à Marseille et les sites de plongée à Cassis.














































































































































