La liste de nos récits de plongée sur épave sur des différentes épaves sous-marines Lacustres ou en Mer. Que ce soit des épaves de bateaux, d’avions de sous-marins ou même de barges et de chalans, toutes les plongées épaves sont concernées ici, même celles de l’Atlantique.
Plongée sur l’épave de l’Atlantide San Stefano al Mare
A l’origine, Greg avait organisé une petite plongée sur le Tirpitz en Italie, mais voilà nous n’étions pas assez nombreux alors on a plongé sur l’Atlantide.
Une partie du matériel de la plongée sur l’épave de l’Atlantide
Dans la semaine Greg me tel pour me demander si je souhaite plonger sur le Tirpitz ce week end ? Autant demander à un chien si il veut un os…c’est oui bien sur. On prévoit de se rappeler pour mettre au point les détails. En fait on ne fera pas le Tirpitz mais une autre épave l’Atlantide.
Puisque le rendez vous à San Stefano al Mare sur la cote italienne est à 11 heures, je prévois donc de partir de chez moi à 6 heures du mat pour y être 1 heure avant on ne sait jamais, j’ai calculé le drive time en fonction du what if.
Il fait beau, la route est dégagée et je suis pil poil là bas pour le café sur le port. Greg et Florent arrivent plus tard.
On prépare le matériel et on comprend qu’on aura le bateau pour nous tout seul….c’est pas top ça ? Faut dire que la troupe sera chargée, trois bail out chacun, Greg et Florent chacun un scout, ( ou OSMNI)(objet sous marin non identifié on verra plus tard pourquoi), Greg emenne aussi son appareil photo. Personnellement j’aurais mon caisson Gopro fétiche.
Ils sont 4 ou 5 à s’occuper de nous dont une charmante demoiselle….
Si on devait considérer que le plongeur tech devrait être autonome, ils y aurait beaucoup moins de cacarte en circulation lol, ceci dit on est solidaire et on mutualise la préparation.
On saute à l’eau, et le temps qu’on passe les scooters on avait dérivé un chouille, donc Florent me propose de m’agripper à lui pour qu’il me tracte…..sans vraiment d’effet donc je palme pour aider, quand survient Greg qui me propose d’aider, et là pas photo, le scout de Greg à deux, dépose Florent…seul….lol.
Le Bateau rien que pour nous
Bon allez zou en bas ! Bubble check at 8, et paf descente lente pas plus de 30m/min, c pas top comme entrainement, ça manque de vitesse sans doute du à ma 6,8l carbone trop légère…. à revoir….
Visibilité pourrie sur l’épave de l’Atlantide
Arrivée en bas, c’est la zone, la visi est pourrie , laiteuse, un maximum de 2,5 mètres pas plus, j’attends les autres, Ya un gros filet qui pend vers le haut, et on attend tous que Greg déploie les ailes de son appareil photo, stand-bye by the bow’s Boat. En fin pour rien, car quelques instant plus tard, il range tout tellement c’est pourri.
On part en visite, mais on sait pas trop ou on va vu qu’on voit rien, on trouve une cale on descend à l’intérieur, on en fait le tour, puis on trouve le trou qui l’a fait coulé et on ressort par là, ceci sera ma profondeur max 71m.
Au bout d’un moment j’en ai mare « du lait », Florent dira plus tard que le lait était claire, certes…c’était pas du Benco, mais du lait quand même. Sur le retour comment dire…, on a pu constater, que le scout de Florent n’arrivait pas à me poser alors que j’ai juste mes palmes. Ce n’est pas sans me rappeler un épisode épique du Préméko Tchernobilien de Guigui dans le Lot, qui refusait le contre courant, mais lui au moins avançait!!
Tout les mètres j’ai l’impression que c’est le bout de l’épave et que je ne retrouve pas ce fichut bout à cause de la visi.
On remonte enfin, on a quitté le fond à 32′, et on en a pour un moment. Greg nous sort son ipod étanche au palier et met la musique. Vers la fin à 6 mètres, le bout de met à trembler, je me dis tiens ya du courant c’est pas top ! Mais non c’est mon Greg qui tremble comme une feuille malgré son chauffage ! Incroyable!
On sort au bout de 130′.
Le run time de notre plongée sur l’épave de l’Atlantide
L’équipe du bateau nous aide à sortir, et nous offre le café et les petits gâteaux…et là patatra, ou est mon caisson Gopro ??? Il était fixé sur mon phare et il ne reste que la patte de fixation brisée… Merde !!!!! Le caisson 200 mètres, la Gopro, et la SD Card 32 giga, ca fait cher le WE…
% Et je ne parle pas des 32 km de bouchons au retour!!
/ Caisson Gopro étanche 200 m
/ Episode du Premeko de Guigui dans le Lot
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On a éventuellement une explication plausible sur la « disparition » de cette épave.
On remarque que les missions de l’ailette sont la recherche d’arme
navire l’ailette : La torpille du Dornier de Port Crox a-t-elle disparu ?
Je viens d’avoir un pote au tel qui me confirme qu’il connait bien le bateau l’ailette. On a parlé du dornier il me confirme que l’ailette est un bateaux loué à la marine nationale, Ce bateau n’est pas sensé avoir des plongeurs, mais il est bien équipé treuille et tourelle. Son treuille n’est pas capable de remonter le Dornier et de toute Façon je ne vois pas pourquoi il le ferait.
Il me confirme qu’une de ses missions est effectivement la recherche et la destruction de mines et torpilles. Il ne remonte pas les engins explosifs, mais les détruisent sur place.
navire de recherche l’ailette
Donc est ‘il possible qu’ils aient détruit la torpille ? si tel est le cas le Dornier est lui aussi détruit, puisque la torpille est à moins d’un mètre de l’épave.
Celà expliquerait pourquoi il y a toujours un banc de poisson sur le fond, car il y aurait encore des débris, mais il n’y a plus d’échos aux sondeurs effectués par deux fois par des personnes qui connaissent très bien l’épave, bien positionné aux amers et au GPS? l’ailette navire d’intervention L’ailette met en oeuvre un robot sous marin Navire ailette antipollution
Le dornier 24 a disparu
Il y a quelque semaines je reçois un coup de tel d’Alexandre qui m’annonce qu’il a prévu de faire l’épave du Dornier à Cavalaire avec Eau Bleue, et me demande si je souhaite me joindre à eux car je ne l’ai encore jamais plongée. Je refuse, car on a prévu de s’entrainer avec papa afin de préparer notre grosse plongée à Dahab en Mai. Le Deep CCR tartiflette team descend à la Mer !
Voilà ti pas que j’apprends juste après que mon binôme à la manque, papa, lui a sauté sur l’ocaze pour dire oui à Alex !! On ne peut décidément avoir confiance en personne ! Et les entrainements Bordel ! Un coup de fil à Arnaud Niel et tout est arrangé , pimpamploum, je descendrais moi aussi ! NA !
La météo nous a joué un coup dure, de plus le bateau a un moteur en panne, donc le dornier on oublie, peut être le tombant « gorge profonde » ? SVP ? Papa n’arrête pas de me téléphoner le samedi après midi pour que je descende quand même, je lui manque trop ? Dimanche, 50 km/h de vent nous ferons nous rabattre sur le Togo.
Dimanche matin je fais connaissance avec l’équipe et le fameux Daniel : comment bien le présenter ? Disons qu’il est là à 7H45 pour se préparer à l’avance pour le rendez vous de 8H30 et que à 10 h on l’attend toujours !!! Un phénomène inclassable !!
Hugo se prépare à l’éffort avec son demi kg de viande !
Papa, Daniel et moi seront ensemble, les deux sont équipé « butagaz » et même Alex, le frame de Christophe Bardin. (ça ressemble à une bouteille de gaz)
La mer est légèrement formée, je m’attendais à pire, on se met à l’eau et PAF ! La fixation arrière de mon bail out de droite casse, je demande à papa d’y remédier, mais y s’en fout ! Bon…. On va descendre et puis on verra bien. J’ai comme diluant un 12/77 et j’embarque un bail out S80 de 19/44 prenable à 74m ca tombe bien on y sera pas et un autre de 27/40 prenable à 49m, ca tombe bien on y sera, pour le reste on compte sur la mutualisation, as usual. (pour ce type de plongée ca passe). à 6m je fixe le bail out sur le bas de la stab au lieu de la queue de castor
On se prépare pour plonger sur le togo avec eau bleu
On a prévu de faire 60 min max, donc roughly ca veut dire qu’on va décoller vers 20 min fond.
On équipe daniel
papa se prépare
On descend assez vite, arrivé en bas il faut que je me stabilise j’ai en effet dans mes mains les deux phares : le 9 led et l’halogène avec la caméra montée dessus ca occupe. On se dirige vers l’arrière, via les coursives et on tombe sur un gros banc de dentils. On rentre dans la cale arrière par la cassure, ou il reste du minerai puis la salle des machine et la chaudière, on remonte sur le sommett de la chaudière puis on ressort sur le pont, les deux bails out coincent un peu, mais c’est pas fond d’el truffe ! LOL
On se dirige vers la partie avant, une petite visite à la cale avant, puis, on fait demi tour, via l’autre coté pour finir vers 24 min, et une petite remontée lente. Daniel suit ses VR3 et ses pyle stop, il remonte plus lentement que nous. Au palier de 5m on a tendance à faire couler la petite bouée de 5 litres et apercevant un autre bout plus loin, avec des plongeurs, je décide de m’y rendre laissant les deux butagaz pendu à leur fil.
Là je tombe sur un nid de Mégalodon, dirigé par Pat d’Abyss plongée, accompagné d’un de ses élèves, peu rassuré semble t il. Je cherche des yeux le nespresso bleu d’olly, mais il doit être déjà au fond. Sur le zod est présent aussi greg qui a participé au stage spéléo en Novembre et qui doit venir au Lac…quand il aura le temps.
On sort en 62 min, puis retour au port déjeuner tardif, et retour à la casa en attendant Thun la semaine prochaine.
Plongée Marseille, plongée dans les calanques, sur Épaves, tombants…
Plongée Marseille une invitation de Gui-Gui ça ne se refuse pas ! Gui-Gui me tel il y a quelques jours pour me demander si ca m’intéresse de plonger à Marseille le WE de Pâques, Il habite Marseille maintenant, et il avait plongé avec Papa Chez Atoll plongée il y a 15 jours. Why Not then ? La saison de plongée du Deep CCR tartiflette team va commencer par des plongées à Marseille.
J’avais récupéré ma nouvelle combinaison étanche SF Tech, faite sur mesure (j’ai oublié de grandir, marque suisse de qualité, et j’ai du passer quelques heures le soir après le boulot pour faire des « réglages » la combi est plus souple plus ample, et je peux mettre mon thinsulate de 400 g dessous. En tout cas c’est un vrai pyjama, hors de l’eau et dans l’eau on ne la sent pas.
Un soir de Paques au lac du Bourget
On ne s’en lasse pas de cette vue !
Donc avec papa, on reprend les bonnes vieilles habitudes, C4 Picasso Chargé jusqu’à la gueule, et pourtant que 2 bail out chacun ! Et direction le sud, sauf que là nous nous nous arretons à Marseille. Ça commençait mal, on a eu un sacré vent de face pendant toute la descente avec l’orage.
Guillaume nous attend et nous rejoint au club de plongée puis nous filons diner.
Le lendemain matin on se lève de bonne heure car le petit déjeuner est à 7H30 !! un peut tôt . Préparation du matos et on se rend sur le port ou nous attend un magnifique Zod noir équipé d’un V8 de 350 ch ! Où l’on monte à 25 dessus mais nous ne serons que 3 plongeurs « teck ». La plongée Tek ça prend de la place sur un bateau. Ça cogne la mer bouge, et on nous demande de ne pas faire trop long car les loisirs seront remontés avant nous et il vont se les cailler à nous attendre. Cap envoie le 350 ch !
Plongée à Marseille à Caramassaigne
On a donc décidé de faire 50 m 60 min comme première plongée sur le tombant de Caramassaigne, car Gui-gui n’a qu’une giclette d’hélium dans son diluant. On part en premier. Pas encore réglé le gonne ! Au moment de faire ma bascule arrière j’entends PAAALLLMMEEE, merde je vais devoir payer l’apéro, gui-gui lui pense avoir oublié ses plombs! Mais non il est déjà narcosé !
On descends dans le bleu, heu le vert tellement ca bouge et on arrive sur le fond à 42 m. on suit Gui-Gui qui devrait connaître le site de plongée, je reste en retrait papa part sur la gauche et Gui-gui sur la droite. Mine de rien il nous emmène à 64 m, ce qui n’était pas prévu mais bon…
Au bout de 22 min de plongée j’ai déjà 32 min de temps de remonté. J’en informe mes binômes, mais y en a un qui comprend rien est l’autre qui doit être déchiré, de toute façons il se débrouillera avec la surface pour expliquer notre retard.
Ça y est il se décide enfin mais j’ai fermement l’impression qu’il ne sait pas où il va, la traversée du plateau est longue et on doit faire face à différents courants suivant la profondeur. En fait j’ai l’impression qu’on se sait pas ou on va !
A 13 m je balance le parachute car on va exploser le run-time et je veux informer la surface que tout va bien et où on est ! Je n’entend pas le moteur du Zod, la mer bouge ce n’est pas normal. On se coince dans une faille de la falaise à 5 m pour finir notre déco. On sort avec comme paramètres : 64 m et 84 minutes.
Personnellement je ne suis pas fière on ne donne pas le bon exemple et les pauvres sur le bateau ont du se peler.
Un petit site de plongée à Marseille pour l’après midi
L’après midi on y retourne, mais sur un petit site de plongée de Marseille, théoriquement à l’abri, mais le vent a forci et sa tape encore. Là on a droit à un zod de 250 ch et on est beaucoup moins. De nouveau on part en premier, on nous explique un peu le site. On se met à l’eau et on arrive sur un fond de 19 m, on prend main gauche et on descend petit à petit jusque 39 m, on remonte légèrement jusque vers une grotte vers 20 m que l’on pénettre on en fait le tour pour voir si cela sort quelque part sans succès. On repart et sur le retour on joue avec deux gros poulpes. On avait dit qu’on ne dépassait pas 30 m pour ne pas à avoir à taper dans les paliers car c’est la deuxième plonge de la journée mais voilà encore une fois on tape 39 m, on dépasse on sort à 48 min. Je ne me souviens plus du nom de ce site de plongée sur Marseille.
Plongée Marseille paysage unique !
Beau temps pour plonger à Marseille
Le soir le temps se lève, le soleil brille, mais le vent tape aussi plus fort. On part manger en ville, restau sympa mais pas assez copieux. On va se coucher de bonne heure on est fracassé.
Le Lundi de Pâques, lever de bonne heure, again, oulalalala le vent !!! à 7h30 déjà 54 km/h de vent, on pensait faire éventuellement la Pierre de Cassis et le couloir aux gorgonnes, mais là c’est mort. J’ai pas envie de faire 20 m non plus. On se concerte et on décide d’y aller quand même. Ça tape déjà dur dans le port et à la sortie du port de pointe Rouge on prend des vagues plus hautes que le zod, on se fait fracasser. Direction le Pharillon, mais pas question de faire le Liban. J’ai pris ma caméra et j’espère faire des images de cette petite plongée.
On se met à l’abri derrière le cailloux pour la mise à l’eau, il nous est déconseillé de pousser sur le Liban sous l’eau car en cas de problème de courant ou autre le zod serait à découvert et dans des creux de 3 m il ne pourrait pas nous récupérer. On arrive sur le fond à 25 m, et on attaque la descente, on suit la paroi main droite et mon Gui-gui On descend le long d’un « tombant » comme qui disent les marseillais, faudrait qu’on leur montre ce qu’est un tombant ! Le Tombant du lac de Thoune par exemple ! 😉
On passe autour des patates, il y a des belles gorgones rouges et jaunes que je m’applique à filmer. On tombe nez à nez avec un magnifique saint pierre qu’on fixe pendant …longtemps, puis une langouste, et mon gui-guiiii continue à descendre, je gueule que je n’ai pas envie de continuer, ya du jus et c’est pas prudent, parti comme on est parti on risque d’exploser le run time again et j’ai bien compris cette arsouille de guigui avait l’intention de taper le Liban, pas envie de finir à Tunis moi. Demi tour et on se prend le jus, on tarde à remonter les paliers s’empilent. De nouveau il faut qu’on se protège pour finir nos paliers à l’abri, on sort pile poils au bout d’une heure. Rentrés au club, après avoir rangé le matos je sorts le PC pour visualiser la vidéo j’ai bien la vidéo que j’ai fais sur le zod, mais pas celle sous l’eau, ca n’a pas marché !!!! et je connais le coupable ! C’est Captain, je lui ai prêtée et il m’a déconnectée la LED d’enregistrement et donc je n’ai pas pu m’apercevoir de la bêtise. Dommage.
En ce lundi matin c’est une bien triste nouvelle qui me réveille : la disparition d’un ami plongeur Stéphane Havard…
Accident de plongée : La vie n’est pas juste.
Stéphane Havard un plongeur chevroné et d’expérience
Stéphane Havard un plongeur chevroné et d’expérience
Stéphane Havard au dernier Deep Wall 2009 à cavalaire.
C’est papa qui me tire du lit ce matin pour m’apprendre la disparition de notre ami plongeur Stéphane Havard.
Il n’y pas de plongée sans risque, même 70m nous prive de plongeur de valeur.
Stéphane est décédé lors d’une plongée à 70m avec des amis à cavalaire. Nous aprecions tous stéphane pour sa gentillesse, un grand plongeur qui était là au début des premices du recycleur et qui a été un des premiers à avoir plongé sur l’épave du FW58 au lac du Bourget.
Stéphane Havard au dernier Deep Wall 2009 à cavalaire.
Exploration des épaves vierges en Tunisie avec Pascal Bernabe
Las, suis las d’attendre que mon binome de Papa fasse son CR sur son voyage de plongéesd’explorations d’épaves vierges en Tunisie qu’il a fait avec Brigitte Pascal Bernabe et Francois Brun. déjà que je suis Jaloux, mais en plus lui a la flemme !
Papa a simplement « daigné » me faire passé ce mail de Francois Brun :
BONJOUR A TOUS,
voici des montages sur les épaves de notre super expe. Même si les conditions météo ont été difficiles, faire deux épaves vierges dans la semaine est tout à fait exceptionnel. ELLES SONT VIERGES, justement parce que les conditions sont difficiles. Je rentre à nouveau de 6 jours en Tunisie et je n’ai pu faire que 2 plongées, mais à nouveau sur une autre épave vierge ( à Monastir derrière les iles Kuriat) avec des jerricans, chassi de véhicule militaire, fûts d’essence etc.
Ces photos témoignent de ces plongées exceptionnelles.
Je vous invite à acheter le dernier « Plongée magazine » dans lequel il y a le tout premier article (jamais réalisé dans aucun magazine français) sur une épave de Tunisie: « Le Carbonia ».
J’apprend dans la semaine par phiphi qu’il a ce week end un groupe d’italien qui vient plonger sur l’épave de l’avion du lac du bourget pour en faire un film et un reportage. Il ne sont que quatre, et on peut plonger dimanche. Papa, lui sera samedi à Thun pour plonger avec Yvan et Bri, ils ont prévu de faire 110.
Automne sur le Lac de Thun en Suisse
Donc Après la plongée de papa et ses 110 m Samedi rendez vous au lac du bourget pour plonger sur l’épave du FW58.
Première neige, au Lac de Thun en Suisse.
Il va faire un « éffort » pour faire l’avion dimanche. Donc Dimanche à 8H30, rendez vous chez philippe. Le temps est maussade, et frais. On prépare le matos et on va au lac. Celui-ci est très plat et calme. On part à deux bateaux, les italiens sur celui de phiphi et nous sur celui de serge, qui veut en profiter pour tester son zod. A l’aller une petite course entre notre 150 ch et son 90 ch chargé et on le pose.
On positionne le bateau a l’aplomb de l’épave du FW58
Plongée sur l’épave de l’avion FW58 au lac du Bourget
On va laisser partir les italiens en premiers avec leur caméra et leur Bails Out de 20 litres acier !!! En diluant on a un Tx 7/74 et par flemme j’embarque uniquement un bail out de 8/64 et un 30/35. On se met à l’eau, aidé par serge et un italien. On s’arrette à 5 mètres pour le bubble check mais il y a plein de bulle qui remonte du fond, les italiens sont en train de remonter et ils purgent, donc useless. Allez Go ! On sera en bas en 3’55, un peut lent ma foix. En fait j’ai froid, à 95 mètres on est pile au niveau de la queue de l’avion, et on a sa croix gammée pile en face des yeux. Un morceau de toile pend d’un aileron arrière, c’est tout frais ca n’y était pas en juin quand nous avons plongé dessus.
On suit le fuselage, et on descend jusqu’au fond, le faisceau de ma trois led « sola » perce l’obscurité, c’est comparable au HID Dive Rite de pervers en légèrement moins puissant. Je colle le phare Bersub à coté qui difuse plus largement sa lumière jaune, mais qui n’arrive pas à pénétrer autant. L’eau est très claire. On fait le tour de l’avion, mais je n’ai pas envie de faire du rab, je suis sure que je vais me les meuler, papa semble avoir le même ressenti que moi, car il entame la remonté sur la queue, et me fait signe fin de plongée après 12 minutes. On remonte donc, mais assez doucement au début. Le jour apparaît vers 60 mètres. Plus tard lorsque je veux enrichir en manuel, rien ne se passe ! J’ai beau appuyer sur l’inflatteur nada !, Merde pensais je panne d’oxy ? Je check les cellule tout va bien et le solenoide injecte ! Lors des testes tout marchait , donc je tripatouille le toyo et hop ca marche ! Superbe. On atteind la barre de palier et les italiens qui finissent. C’est long et le froid s’installe. Enfin on sort au bout de 98 min.
Serge et son fils nous attendent avec la brioche le thé les FRAISES TAGADA !!! MIAM Serge met poignée dans le coin et on dose la barge de phiphi sur le retour.
On se les meules au retour !
En discutant avec un des Italiens, ils me confirment que celui-ci est l’inventeur d’une épave de sous marin retrouvé par 123m de fond au large de gène, mais je n’ai pas eu le temps d’approfondir la conversation c’était l’heure de partir.
Belles couleurs dans le ciel de chambéry au dessus du lac du bourget
Découverte de l’épave de la barge aux plongeurs à Charpignat au Lac du Bourget
Ça fait longtemps que j’avais pas plonger à Charpignat au lac du Bourget, site normalement réservé aux formations et baptêmes car accessible depuis le bord ou on a pied. Donc m’y vla ti pas dimanche matin avec une idée derrière la tête. Trouver cette épave de barge au plongeur à Charpignat !
Site de plongée à Charpignat lac du Bourget
Samedi soir 26 Septembre 2009 panne de binôme pour le dimanche ! Bon sang mais que font ils tous ? Papa a décidé de se reposer Éric a promis des trucs à sa femme, et les autres ne plongent pas le dimanche uniquement le samedi. Ça doit être une question d’âge, le dimanche c’est sacré pour eux : le petit coup du matin à maman après c’est la messe histoire d’obtenir l’absolution et se laver de tous ses péchés de la semaine et après le repas dominical faut pas oublier le plus important ! Ya Jacques Martin à la tv ! Enfin maintenant c’est Drucker ! Comprenez donc que nos plongeurs extrêmes ne puissent plonger que le samedi !
Donc j’étais parti dans l’idée de ne pas plonger quand OH miracle (c’est le fait d’avoir pensé à dieu dans la ligne du dessus!) je me souviens d’avoir entendu parler d’une épave que personne n’a encore « trouvée » dans la zone des 60 mètres. Ce sont les militaires qui en ont parlé à Philippe. Ni une ni deux, un sms plus tard à phiphi je lui confirme que je passerai dimanche matin faire gonfler mes deux litres avant d’y aller. Une petite plongée solo ca fait pas de mal et au cap en plus ! Dimanche matin, passage chez phiphi pour contrôler mes gonflages et ho miracle ( tiens ca fait le deuxième !! c’est louche ?) j’ai encore 150 B de diluant et d’oxy. Va bene cosi.
Magnifique parking de Charpignat,
Direction le beau parking du Béat , heu pardon charpignat ! OOUUUAARRFFFF
Mise à l’eau de Charpignat
Epave barge aux plongeurs à Charpignat au lac du BourgetEpave barge aux plongeurs à Charpignat au lac du BourgetEpave barge aux plongeurs à Charpignat au lac du BourgetBarge spéléo ou barge aux plongeurs Charpignat lac du BourgetBarge spéléo ou barge aux plongeurs Charpignat lac du BourgetBarge spéléo ou barge aux plongeurs Charpignat lac du BourgetEpave Barge aux plongeurs Charpignat lac du Bourget
A la recherche de l’épave de la barge aux plongeurs
T’a déjà vu un pingouin en recycleur et bail out à charpignat ? Paf Voila ça me pendait au nez, mon mano de diluant reste bloqué sur 50B HS ! Je purge et fais tomber la pression et la remet dans tout les cas il reste à 50 Bar bon heureusement que j’ai checké la pression tout à l’heure, ca va le faire. Allez zou Philippe est là avec deux élève Niveau 1. Purée je me souvenais pas que la bouée des 40m était aussi loin du bord, faut palmer comme un débile ! Ah l’époque des exercices sur ces bouées ! Alors le topo c’est tout droit après la bouée de quarante et tu tourne à gauche et t’y es ! Formidable, bon j’y suit à cette foutu bouée allez zou ! (j’ai quand même vérifié que mon phare marchait rapport à la dernière fois au Beatenbuch. Arrivé en bas, je verse une larme en souvenir des exercices en humide qui m’ont fais souffrirent ici alors que mon instructeur chéri (Philippe Savoie Plongée) était au chaud en combinaison étanche.
Bon le compas et je prend la direction au 270 jusque 65m. C’est plat au début mais ca descend assez vite, en tout cas c’est vaseux de chez vaseux. Arrivé à 65 m virage à gauche et cap au 180 je remonte légèrement à 60m en tenant le cap et je tombe très rapidement dessus. Elle est en alu toute jaune, en bon état, c’est une grosse barge environ 10m de long, avec les logos encore visibles du club de plongeurs auquel elle a appartenu. Il y a un peu de vase dedans et elle n’a plus de moteur.
Epave Barge spéléo Charpignat lac du BourgetEpave Barge spéléo Charpignat lac du Bourget
Clic clac Kokak, je sort mon caisson et MERDE il a givré !! je vais encore faire des photos nulles, pourtant j’ai deux paquets de silice dedans, enfin bref je ramène du flou. J’ai bien tourné autour mais c’est pas le Titanic non plus et bon ya plus rien d’autre à faire que de rentrer. Je reprend mon cap et hop sus au 90, et après le rebord de baignoire entre 60 et 40 c’est plat comme la poitrine à Jane Birking et c’est long …. Tiens je suis pas mauvais j’ai retrouvé la bouée des 20 mètres, puis je trouve un fil électrique de masse jaune et vert qui semble aller dans le bon sens. Après une autre vérification ça semble ok, légère erreur j’aurais du vérifier et prendre 100°, le fil m’a amené directement au port de Charpignat. Enfin c’est pas trop mal. Pas mal non j’ai réussi à faire une page sur presque rien ! Enfin c’est une épave de plus du lac, y en a d’autre on va les trouver ! Il y a un beau voilier à plonger.
Belle épave de la Barge aux plongeurs à Charpignat
Epave Barge spéléo Charpignat lac du BourgetEpave Barge spéléo Charpignat lac du BourgetProfil de la plongée sur l’épave de la barge spéléo à Charpignat au lac du Bourget
Ah au fait faut que je lui trouve un nom à cette barge, comme elle est longue et plate je décide de l’appeler La barge aux plongeurs !
Point de festival tech cette année à Cavalaire mais le retour du Deep Wall.
Cette année le Festival tech est revu à la baisse et le rassemblement revient à ses origines et renoue avec le traditionnel rendez-vous de plongées au trimix sur les tombants profonds du Cap Lardier, le Deep Wall ou Tombant Profond.
Arnaud Niel et Aldo Ferrucci sont heureux de vous annoncer la renaissance du Deep Walls qui se déroulera cette année à Cavalaire du jeudi 15 au dimanche 18 octobre.
Ainsi, pendant 4 jours, les plongeurs trimix de toutes les nationalités pourront se retrouver et échanger, tout en pratiquant leur passion sur les plus beaux tombants de la région. Les plongées seront toutes au-delà de 60 mètres et limitées règlementairement à 120 mètres (Beurrkkk), elles sont réservées exclusivement aux plongeurs certifiés trimix, les plongeurs en recycleurs sont les bienvenus (chouette!!), sous réserve d’utiliser un recycleur homologuée CE, ca va de soittttttttttt (hein Bri avec ton Megalodonnesssspresssooo!!!!!) MDR.
Deep CCR TartiFlette Team
Le nombre de places sera cette année limitée. Au vu de la crise, notre « team » Deep CCR Tartiflette sera restreinte, pervers y passera la semaine ! Lui est pété de tunes ! Papa et moi on est dans l’auto c’est sinistré alors papa y sera que samedi et dimanche et moi que dimanche, Bri elle fera le café avec son Megalodonnesspresso ! MDR!
Plongée extrême sur l’épave du Milano lac majeur Italie
Je suis abonné au magazine de plongée américain wreck Diving magazine, spécialisé dans les épaves, sur leur continent et ailleurs dans le monde. Dans le Numéro 18 du mois de juin 2009, je tombe sur un article traitant d’une plongée ayant eu lieu en 2008 dans le lac majeur en Italie par 236 mètres de fond sur l’épave retrouvée du Milano. Cet article a été écrit par un des plongeurs Pim van Horst. Étant donné qu’il traite de plongée extrême en lac et en recycleur, et qui plus est pas bien loin de chez nous, en Italie, je me propose de vous le traduire car très intéressant. Bien entendu j’en informe les auteurs et rédacteurs.
Traduit de l’anglais par Nicolas Schiavon
Sur l’épave du Milano
Un record mondial de plongée dans le froid et le noir.
Record officiel de plongée sur épave 236 mètres (241m en altitude compensée).
Pendant toute la tentative, Nuno Gomes, détenteur du record du monde de profondeur, était présent en tant que témoin pour le guide Guiness des records.
Texte de Pim van der Horst
Photos de Marco Sieni et Christian Mueller.
Le 10 Janvier 2008, mon téléphone portable se met à vibrer : j’étais en train de recevoir un message. J’appuyais sur le bouton et lu le message, « Pim veux tu venir au Show DDE en Italie en Mai ? Mario » Mon ami et binôme d’extrême, Mario m’invitait à le rejoindre au Dynamic Dive Exhibition au lac Majeur en Italie. Je lui répondis « si j’ai le temps j’y serais » ce fut le début d’une grand aventure et d’une grosse plongée…
A gauche préparation des Bails Out a droite Un medecin vérifie la préparation mental des plongeurs profond de g à d Mario, Pim et allessandro pour l’épave du Milano
Préparation du plan de plongée sur l’épave du Milano.
Le 7 Novembre 2007, les pompiers de Verbania, avec les plongeurs de la direction régionale de Lombardie, ont découvert pendant un entrainement avec leur nouveau ROV ( remote operated vehicule – robot télécommandé) l’épave du célèbre bateau, Milano, qui a appartenu à la compagnie de navigation du lac Majeur.
Le bateau coula le 26 Septembre 1944 sous le feu ennemii, alors qu’il transportait des soldats et des civils de Laverno à Intra. Les dommages causés par les trois avions Anglo-Américains ont fait sombrer le navire en quelques minutes. Il y eu de nombreux morts. L’épave est longue de plus de 50 mètres sur une largeur de 6 mètres. Le bateau est cassé en deux, qui reposent à 20 mètres l’une de l’autre environ.
La première partie se trouve à environ 230 mètres sur un fond plat et l’autre git à a peu près 215 mètres sur un fond en légère pente. La télévision locale a produit un programme spécial sur le Milano et interviewa des habitants de Verbania qui se souvenaient du désastre.
Marco Braga, responsable du programme du DDE et président de l’organisation de plongée italiene PTA (pure tech agency), m’envoya par mail les premiers programmes de la foire. Il prévoyait aussi d’ajouter quelques activités tech. A ce moment là, le déroulement de la partie tech n’était pas encore connue. Mais quelques jours plus tard, Marco m’envoya un lien sur la vidéo réalisé par le ROV des pompiers. Marco pensait qu’il s’agirait d’un sujet sympa pour un événement tech : un record du monde de plongée sur épave (l’ancien record étant à 205 mètres), et qui plus est serait réalisé en recycleur à circuit fermé, en eau froide par trois plongeurs en même temps.
Bon, avec toutes ces informations, on pouvait commencé à travailler sur le sujet. Est ce possible pour des plongeurs tech de réaliser cette folle plongée ? Quels seraient les objectifs de la plongée ? Les plongeurs devraient se poser la question de savoir si cette plongée vaut les risques encourus ? Les plongeurs sont ils capable de supporter cette plongée physiquement et mentalement ? Les plongeurs ont ils assez d’expériences et de compétences ?
Il est tout de suite apparu très claire que le temps passé au fond serait très limité : 3 ou 4 minutes au pire. Quel genre de problème pourrions nous rencontrer ? Nous avons vérifié les vidéos de l’épave faites par le ROV. L’épave en tant que telle n’était pas très excitante. La partie la plus profonde serait la plus intéressante à plonger. Donc après quelques discussions, nous nous sommes mis d’accord pour plonger la partie la plus profonde. Nous nous sommes aussi mis d’accord sur les objectifs de la plongée :
Réaliser une vidéo de l’épave faite par un plongeur
Travailler tous ensemble en tant qu’équipe internationale de plongeurs en recycleur à circuit fermé, afin de bénéficier de l’expérience de certains des plus célèbres plongeurs extrême recycleur en activité en ce moment au monde.
Atteindre le record du monde de plongée sur une épave en pleine eau. La profondeur maximum atteinte par des plongeurs dans un environnement similaire était de 205 mètres.
Maintenant, nous avions besoins de trouver une équipe de plongeurs recycleur. Marco et Mario invitèrent Alessandro Scuotto et Cédric Verdier à se joindre à eux. J’avais déjà fait quelques formations avec Mario. Il a effectué sa formation d’instructeur Ouroboros avec moi, et j’ai fait ma formation instructeur cave avec lui. Je ne connaissais pas Alessandro personnellement, mais j’ai rencontré Cédric Verdier à plusieurs reprises. J’étais avec lui au Philippines pour plonger sur le Yamashiro, et je l’avais rencontré une pair de mois auparavant à Mayorque pour le DIR Rebreather et quelques plongées en grottes. Nous avons fait quelques expéditions DIR rebreather au Liban pour plonger le Victoria. J’ai partagé une chambre avec Cédric au Liban et nous avons passé beaucoup de temps à parler au sujet du record du monde de plongée.
Pour cette plongée, nous avions un risque supplémentaire comparé au autres plongées extrêmes, l’hypothermie. La température de l’eau au fond est de 4 à 5 degrés et se réchauffe un peu en se rapprochant de la surface. On ne peut rester dans l’eau à cette température que 2 ou 3 heures maximum. Comme j’ai l’habitude de plonger dans l’eau froide souvent, je sais par expérience qu’après une heure, ( avec une combinaison étanche en toile et une polaire 400g en thinsulate, des sous vêtements épais et des gants étanches) il devient difficile de bouger vos doigts et de répondre rapidement à une urgence. Avec un temps estimé de 8 à 9 heures de plongée, nous devions trouver une solution afin de résoudre le risque d’hypothermie. La solution c’est Marco et Mario qui la trouvèrent. Ils ont trouvés une entreprise, Palumbarus, qui nous fournirait une cloche de plongée. Nous serions au sec dans la cloche, et nous allions pouvoir gérer notre décompression avec une PPO2 plus élevé que la standard 1,4 ou 1,6. Au cas ou nous aurions des convulsions du à l’oxygène (CNS), nous ne coulerions pas. La PPO2 dans la cloche sera de 2,1.
La remonté du fond jusqu’à la cloche ne devrait pas prendre plus de 3 heures, à cause du risque d’hypothermie, mais il faut aussi tenir compte du temps d’utilisation de la chaux des recycleurs qui est d’environ 3 heures. En tenant compte des conditions de plongée, pression et température, c’était à mon avis le maximum à ne pas dépasser. La profondeur et la température baisse le rendement de la chaux. Nous avons aussi essayés de rester en dessous de 100% de CNS quand nous étions dans l’eau. Nous avons choisis notre setpoint afin d’être en dessous de 100% de CNS au bout de 3 heures. Cela nous donna un set point de 1,4 au fond et de 1,5 au dessus de 150 mètres.
Nous avons calculés quelques tables avec v-planner et GAP. Kees Hofwegen le propriétaire de GAP m’a fournit une version spéciale de son logiciel GAP, car la version du commerce est « limitée » à 180 mètres. En prenant en compte les trois heures passées dans l’eau, cela voulait dire, que nous devions entrer dans la cloche à la profondeur de 21 mètres. De 21 mètres à 12 mètres nous allions respirer un Nitrox 50%. De 12 mètres à 6 mètres nous respirions de l’oxygène pur. Après 4 heures passées dans la cloche, la CNS totale a dépassé….23000 % A ce moment là nous ne nous préoccupions plus vraiment de notre Horloge Oxygène.
Il y avait bien sur beaucoup d’autres risques à prendre en compte : la panne de matériel en était un. Il est est très important de prévoir une redondance, mais attention à ne pas trop compliquer quand même. Je décidais donc de prendre 3 phares : un phare à LED Metalsub, une autre LED de secours, et un phare HID sur ma camera. Mario et Alessandro portaient des casques équipés de lampes. De toute façon le ROV nous attendrait au fond sur l’épave, et nous utiliserions ses lumières pour nous montrer le chemin de l’épave et du Bout. Nous étions aussi équipé d’un moulinet avec 200 m de fil et d’un parachute équipé d’une mini bouteille pour le gonfler automatiquement, si nous devions remonter « dans le bleu ». dans le cas d’une remonté « libre » l’équipe de surface mettrait une ligne à l’eau équipée de bails out jusque 150m, et nous ramènerait jusqu’au bout et la station de décompression.
Malheureusement, deux semaines avant la plongée, Cédric Verdier a du renoncer, il s’est fait volé son équipement de plonger en rentrant chez lui.
Ma préparation consistait à prendre soin de ma condition physique avec un programme d’entrainement et un régime alimentaire, et d’effectuer des plongées profondes sur le Victoria au Liban. Je ne savais pas encore quel recycleur j’allais choisir pour cette plongée sur le Milano ; le Megalodon ou l’Ouroboros ? Je décidais de préparer les deux et de les emmener en Italie. Les plongeurs profonds préparèrent eux mêmes leur diluant et mélanges de bails out. Nous avons décidés de prendre nos bails out pour remonter du fond à 135m, ou les autres bails out nous attendraient. Les bails out de la ligne seraient prévu pour deux plongeurs, car le risque que les trois plongeurs doivent passer sur bails out était minime. Deux jours avant la plongée, je me décidais pour l’Ouroboros, car Mario et Allessandro utiliseraient aussi un Boris. La particularité du Boris est d’utiliser un scruber radial et d’être équipé de 1er étage Poséidon extrême, conçus pour les grandes profondeurs. De plus je n’avais pas remplie les controleurs du meg d’huile.
Il restait encore une chose à faire : demander la permission à mon assureur, DAN Europe, pour effectuer cette plongée. Je leur ai donc envoyé un email, leur expliquant la plongée, et toutes nos procédures. Dan répondit qu’il s’agissait d’une plongée à haut risque et à la limite de ce qu’il était physiquement et humainement possible. Il soupesèrent le risque d’hypothermie, de toxicité à l’oxygène, et aussi du HPNS (Syndrome Nerveux des hautes pressions). Après quelques échanges de mails, DAN me donna son accord pour cette plongée.
A gauche manipulation du ROV à distance, a Droite arrivée des plongeurs sur l’épave du Milano vu par le ROV.
Préparation de la logistique de la plongée sur l’épave du Milano
Le 6 Mai Nous commençames à préparer la logistique de la plongée. Les pompiers furent avertis et commencèrent à monter une grande tente pour leur installation et un grand ponton arriva. Le ponton serait remorqué au-dessus du Milano seulement le 8. Jusque là il resta au port afin d’être équipé avec son matériel. Tôt le matin du 7 Mai, Remko van de Peppel, mon plongeur de secours surface Hollandais et moi même, sommes allés au port de Verbiana, rencontrer Fabio Manganellio, le directeur de plongée. La cloche devait arriver ce jours là.
Un bateau de la société de plongée Palumbarus, notre sponsor, équipé d’une grue, devrait mettre la cloche en place. La cloche était toute neuve et devait être équipée de tous ses tuyaux pour les gazes ainsi que de son système de communication, et d’eau chaude. Allessandro pris en main la direction des opérations. Mais nous avions sous estimé l’ampleur du travail à effectuer sur la cloche et il nous fallu un jour supplémentaire que prévu. Nous voulions effectuer tous les tests préalables correctement, nous avons donc décalé la date de la plongée d’une journée. La cloche fut suspendu sous le ponton, elle ne pouvait donc pas être sortie de l’eau. Cela voulait dire que nous devions sortir de la cloche en nous remettant à l’eau. A cause des risques des convulsions du à l’oxygène, nous avons décidé que les plongeurs profonds sortiraient de la cloche en circuit ouvert équipés d’un masque facial.
Le 9 Mai, le ponton fut remorqué sur le site de l’épave. L’épave avait été localisé la veille par les pompiers et un bout a été mis en place. Grâce à l’aide du ROV, le bout fut placé à 30 cm seulement de l’épave. A coté du bout, fut mis en place la station de décompression qui descendait jusque 80 mètres. Les bails out furent installés sur la ligne de déco. J’effectuais une rapide plongée à 60 mètres, le long du bout afin de tester ma vitesse de descente, la visibilité et la température. Les tests effectués sur la cloche montrèrent qu’elle fonctionnait à merveille.
Dans la soirée l’équipe entière fut rassemblée dans le port pour le grand briefing final. L’équipe était constitué de 60 personnes. Des listes de taches plastifiées furent distribuées ainsi que des tables de décompressions à tous les membres de l’équipe. Après le briefing, nous sommes tous allés nous coucher pour une courte nuit…
La plongée sur l’épave du Milano
A 7 heures le matin du 10 Mai, Allessandro, Mario et moi, sommes montés sur le bateau qui devait nous emmener au ponton. Nous devrions nous équipés sur le bateau et nous mettre à l’eau de celui-ci. Le ponton était à a peu près 2 mètres au dessus de l’eau. Je fis les vérifications d’usage de mon recycleur. Puis Mario Allessandro et moi même eurent une dernière conversation. Nous étions d’accord que si lors de la descente, un plongeur devait stopper, les deux autres continueraient. Si un plongeur devait abandonner au fond, les trois plongeurs remonteraient ensemble. A 8H30 nous étions prêt à nous immerger. La nage jusqu’à la ligne fut rapide, nous avons récupérer notre caméra et après un dernier signe OK, nous avons commencé la descente à exactement 9 heures.
De haut en bas : le ponton vu de loin, Alessandro à gauche , Pim, et Mario à Droite prêt à partir sur l’épave du Milano. juste avant la descente le ponton vu du bout, et sur la ligne les plongeurs prèts à descendre.
Le bout fait un léger bruit en glissant sous mes doigts. J’entends l’ADV qui injecte en continue dans la boucle, de même je gonfle presque en continue mon étanche et ma stab. Soudain à 140 mètres, une alarme de basse pression se déclenche : c’est ma bouteille de diluent qui est presque vide, je switch sur la bouteille externe et continue ma descente ; encore 100 mètres à faire. Je switch aussi sur mon setpoint haut à 1,5. Si j’avais « switché » avant j’aurais un pic de PPO2. A environ 180 mètres j’ai senti un léger tremblement parcourir tout mon corps, serait ce la HPNS ? Je décidais de ralentir ma vitesse de descente et le tremblement cessa.
A 220 mètres je vis une lumière diffuse qui venait du fond, le ROV était en train d’éclairer l’épave. Mario nageaient autour du ROV et de l’épave. Tous les deux me firent le signe OK. Je pris ma caméra et commençais à les filmer. Je me collais sur le fond et les filmais par dessous. A la treizième minutes du Runtime, Allessandro nous fit le signe « encore 1 minute ». Nous avons commencés notre remonté. Notre vitesse de remonté fut assez importante jusque 150 mètres puis redevint au standard 10m/min ensuite. Je me sentait bien, et j’étais content de ce nouveau record du monde. Mais il nous restait encore 8 heures de déco…Mais à 120 mètres j’ai senti de l’eau entrer dans ma combinaison étanche. J’ai immédiatement ressenti le froid dans tout mon corps. J’ai pensé sur le moment que c’était ma valve de surpression. Je me suis rendu compte plus tard, après la plongée que la membrane de la valve était vrillée. Je me dit a moi même que la partie serait dure jusque la surface. En attendant, je filmais les autres plongeurs et les plongeurs de sécurité profonds à 100 mètres. Plus tard j’ai regardé le film fait par Mario, et m’aperçus qu’un des plongeurs profond a voulu me féliciter pour le record, et ma réaction fut très lente. L’hypothermie faisait déjà ses effets.
A 80 mètres nous quittâmes le bout pour la station de déco. C’est là que je me rendis compte qu’Allessando avait des problèmes, il nous signala qu’il était malade et avait des vertiges. Mario était déjà en train de l’assister. A 60 mètres, Mario passa sur Bails Out jusqu’à l’entrée dans la cloche. J’avais de plus en plus froid. Ma vu baissait et j’avais de plus en plus de mal à lire mes tables de décompression. Mes doigts étaient tout ankylosés et il m’était de plus en plus dure de presser mes inflateurs et de me tenir à la barre de décompression. Remko me rejoignit à 40 mètres et tombait en panne d’argon alors qu’il me restait encore 1 heure avant d’entrer dans la cloche. Je me dit qu’il fallait encore résister au moins 30 minutes, et puis je fit « sauter » 30 minutes de pallier afin de rentrer dans la cloche plus tôt. Je récupérais les paliers raccourcis dans la cloche.
Du haut en bas : un Helicopter de la sécurité survolant le site en cas de remonté en pleine eau des plongeurs, l’équipe de medecins en communication avec les plongeurs dans la cloche afin de surveiller leur condition physique, les plongeurs profonds avec les plongeurs sécu à 100 m, les plongeurs sécu verifient la cloche à 21 mètres, les plongeurs sont dans la cloche pendant que les Ouroboros sont accrochés à l’extérieur.
Remko m’accompagna jusqu’à la cloche. Aidé par un autre plongeur surface il me déséquipa. Je ne pouvait plus bouger. J’essayais de rentrer dans la cloche, mais toute force avait abandonné mon corps. Je fus capable de rentrer dans la cloche seulement quand Remko m’avertit que les autres plongeurs voulaient aussi y accéder. Une fois dans la cloche j’ouvrais l’oxygène et mis mon masque respiratoire. Je me sentais mal et vomit une fois. Mario et Allesandro rentrèrent dans la cloche 10 minutes après. Allessandro n’allait pas bien et vomit plusieurs fois. Mario et moi mangèrent et burent un peu. Mario utilisa le système de communication de la cloche afin de tenir les médecins au courant de la situation d’Allessandro. Nous faisions des rinçages à l’air toutes les trente minutes, et après un certain temps la cloche remonta jusqu’à son prochain palier.
Après 5 heures passées dans la cloche j’étais le premier à en sortir. Deux pompiers plongeurs m’ont guidés jusque la surface. Là une foule énorme nous attendait. La sécurité surface m’allongea sur le pont chaud du bateau, ils m’enlevèrent ma combinaison étanche et un médecin controla ma tension ainsi que mes réactions « quel est ton nom ? » « d’où viens tu ? » J’étais très faible et tenir sur mes jambes ne fut pas facile. Je fus enroulé dans une couverture de survie en aluminium, afin de conserver la chaleur de mon corps. Les flash des appareils photos crépitaient.
Des équipent de télévisions d’Italie, Russie, États Unis, et Afrique du Sud couvraient complètement l’évènement. Mario et Allesandro suivirent 2 minutes après. Les médecins prirent en charge immédiatement Allessandro qui fut transporté immédiatement au caisson de décompression le plus proche. Malgré son état, Allessandro était souriant et saluait la foule. Mario et moi répondîmes à quelques interviews et posèrent pour des photos. Petit à petit la foule quittait le ponton et le bateau. On nous ramena au port, nous avions avions beaucoup à échanger mais nous le gardions pour plus tard. Il m’a fallut deux autres jours pour retrouver toutes mes facultés.
Record du monde officiel sur plongée épave 236 mètres ( 241 mètres avec compensation de l’altitude)
Pendant tout ce temps , Nuno Gomes( recordman du monde de profondeur) fut le témoin pour le livre Guinness des records du monde. Une liste des records de plongée est disponible sur www.nunogomes.co.za/rec.htm
La cloche vu d’en haut, les plongeurs profonds de l’épave du Milano pendant la remonté, de g à d Allessandro, Mario Pim.
Sur le salon de plongée DDE
Beaucoup de salons sur la plongée furent organisés tout autour du monde, mais ce qui c’est passé en Mai 2008 sera considéré comme un événement majeur et innovant, d’une autre planete ! Du 9 au 11 Mai des milliers de plongeurs tout autour du monde étaient suspendu à ce qu’il se passait dans un mignon petit village accueillant de la cote nord du lac majeure, à quelques kilomètres de la frontière suisse afin de prendre part au plus exclusif des nouveaux concepts de salon de plongée. Www.ddeexhibition.org un record du monde de plongée sur épave.
Sur Pim van der Horst
Pim a commencé à plongeren 1983 à l’université de Tilburg aux pays Bas. Il est venu à la plongée tech quand le Nitrox a été introduit aux Pays Bas aux débuts des années 1990. Puis il est passé au recycleur. Il a suivi ses formations à l’étranger en Grande Bretagne et aux Etats Unis. L aplongée tech et plus spécialement l’utilisation des recycleurs le poussèrent à d’avantage s’investir dans la formation technique. Il a ouvert une école de plongée tech aux Pays Bas : Pim’s Tekdiving : PTD. PTD possèdent plusieurs locaux aux pays bas et de nombreux instructeurs à l’étranger. Pim est Instructeur Trainer pour Recycleur à circuit fermé Trimix pour p
lus de 10 recycleurs différents (il est instructeur d’instructeur) et aussi pour circuit ouvert pour une dizaine de fédérations (Dirrebreather, ANDI, IANTD, PADI, PTA/CMAS, WOSD). Pim a formé plus de 1000 plongeurs. Pim publie régulièrement des articles pour des magazines de plongée Russe et Hollandais. Il a écrit de nombreux livres sur la plongée tech et les recycleurs.
Mario a commencé à plonger en 1993. Il fit sa première formation chez IANTD en 1997. Il devint instructeur air profond PSA en 2001 et commenca alors ses explorations de grottes profondes, en circuit ouvert d’abord plus en recycleur. Il a aussi étudié et utilisé l’utilisation de l’heliox pour les recycleurs et les explorations sousterraines. Il a co-dévelloppé et testé en 2002 le SCR passif (recycleur semi fermé passif) EDI2002, prévu pour l’exploration des grottes en conditions extrèmes. Mario est instructeur profond pour PTA/CMAS, instructeur Trainer Cave profond, ainsi qu’instructeur Ouroboros.
Allessandro a commencé la plongée à 6 ans, et a passé son premoer niveau de plongée à 12 ans. A 18 ans il était instructeur de plongée loisirs. En 1996 il fut certifié COM,SUB,IN par la marine Italienne. Il devint instructeur de plongée tech en 1997. Il a utilisé des recycleurs dès les premiers jours et en a testés de nombreux. De plus Allessandro est OTS (plongeur commercial pro), opérateur de caisson Hyperbar, pilote de ROV, et pilote de sous marin UW. A l’heure actuelle, il est le sous chef de la section Napolitaine de la police Sous marine Italienne. Il est aussi l’officier en chef executif de Deep Sea Technology ( entreprise de plongee commerciale). Allessandro est instructeur trainer pour PTA/CMAS, NASE, et PSA.
Le lundi on a prévu de plonger sur l’arrière de l’épave du Bananier plus tot ! Bon c’est une plongée « taique » engagée ou bien… donc on sera pas à l’heure, le temps de tout régler, le bateau est en retard donc forcément ca n’arrange pas. Pascal arrive aussi doucement. On ne fera pas mieux de coté là que pour notre plongée d’hier sur l’épave du Bananier.
Avec Joel, on décide d’un commun accord de plonger sur la partie arrière de l’épave du Bananier qui soit disant n’aurait jamais été plongée ? Plongée sur une épave aussi profonde ne se programme pas à la légère, la plongée sur épave profonde ça s’apprend avec une bonne formation de plongée.
La mer est formée les vagues sont présentes. On arrive sur le site de plongée, on annonce les runtime, pendant que les lignes sont balancées à l’eau. Avec Brigitte on part en second, bubble check à 6m, je commence à descendre mais Bri ne me suit pas, elle reste accroché dans le bout un moment, puis GAZ ca descend, bon moins vite qu’hier mais bon faut ce qu’il faut.
La chaudière de l’arrière de l’épave du bananier
La chaudière de l’épave du Bananier merci à Jean Marc Blache
Arrivé en bas, il n’y a pas grand chose, juste un cylindre de diamètre 4,5 m sur 2m de haut et deux trois débrits alentours. Il s’agit de la chaudière de l’épave du Bananier, aucune marque distinctive, mais on reconnais l’ensemble des petits tuyaux qui la traverse.
Corps de chauffe de l’arrière de l’épave du Bananier
Corps de chauffe de la partie arrière de l’épave du Bananier (c) JMB.
Au fond j’appercois la grosse tête d’un congre qui ne se laisse pas prendre en photo. Sur le coté de la chaudière de la partie arrière de l’épave du Bananier, on peut voir une pièce carrée qui doit être un bout de corps de chauffe gisant sur la vase. Alentour on trouve une roue, et un tuyau style VMC. Rien ne prouve que ces débrits ni la chaudière n’appartiennent à la partie arrière de l’épave du Bananier.
Bon je cherche ma sirène mais en vain je sais qu’elle n’est pas là! Dommage. Je reviendrai plonger l’épave du Bananier en 2011
Bon ca fait 13 minutes qu’on est dans l’eau à tourner en rond autour de la chaudière de la partie arrière de l’épave du Bananier, et pour ce qu’on y fait et ce qu’on y voit… c’est largement le temps de remonter. Faut pas déconner, on va se tapper 100min de déco pour ça ! Bri est ok on se tire!
Bon on fait une bonne remontée, on dépasse les deux Tap Tap (recycleurs Revo 😉 ) qui nous avait précédés. Décidément les tap tap utilisent souvent des HS explorer, et doivent aimer rester dans l’eau !
Je sors le premier puis Bri ensuite, la mer est encore plus formée, une fois déséquipée je me tape une semi sieste bronzette sur le boudin du semi rigide.
Mais est-ce vraiment la chaudière de la partie arrière de l’épave du Bananier ?
Bon commence la polémique, ce n’est pas l’arrière de l’épave du Bananier… ??? ou est donc la partie arrière de l’épave du Bananier, est ce la chaudière du Bananier ? Il faut la trouver, donc on devrait y replonger. Mardi j’ai Aldo au tel qui me confirme que lui a fait l’avant, la timonerie, l’arrière et la Chaudière du bananier, mais il n’a pas les coordonnées, ce serait quelqu’un de La Ciotat qui les a. Quand même surprenant qu’il y ai autant de chaudière au fond de l’eau à cet endroit non ?
Arrivés sur le port c’est déjà tard, on plie rapidement bagage, un petit sandwich, une mousse et hop dans le C4 Picasso direction la casa.
Aille ! Le paquet de crocodile Haribo est resté dans la boite à gant et ils ont fondus dans le sachet quel catastrophe !
Plongée à 96 m sur l’épave du Bananier à la Ciotat
Courant Avril, Jean Marc nous informe que Jean Louis est en train de monter une expédition pour plonger sur l’épave du Bananier au large de la Ciotat qui git sur un fond de 96 98 m au sable. Brigitte et moi ont a la même réaction ; ni une ni deux on dit GO ! Papa lui doit partir faire ses devoirs conjugaux en Crète, c’est comme boire ou conduire faut choisir ! Nous on a choisi de rouler bourré !
Brigitte est déjà parti vendredi pour plonger le Samedi, ce qui me vaut d’ailleurs de lui faire un radio guidage sur l’autoroute, je passe les détails du style quand t’ès à Genève tu t’apercois que ta combi est resté à Villeneuve (c’est le village de congénitaux à l’autre bout du lac Leman ou on avait dormis en revenant d’une plongée à 130 m à Thun dans un précédent épisode ) enfin bref, je crois qu’elle a mis 12h pour descendre !
Samedi elle m’envoie un sms pour me dire qu’il n’ont pas plongé à cause du mistral et que ce serait ainsi tout le week end !! Purée je saute sur la météo qui annonce du calme : elle me cherche ou bien !
Samedi soir, deux ou trois courses, je ramène les gosses et Hop direction le sud A DONF ! Un nouveau record est établi avis aux amateurs ? Ya bien un photographe qui a voulu me tirer le portrait mais manque de bol j’avais mis mon masque de Nemo !
Après une excellente nuit, réveille à l’aube ce qui me permet de rencontrer Joel du centre Azur plongée qui en profite pour me sauter dessus illico presto avec plein de questions : combien t’a de plongées, depuis quand, quelles profondeurs, ou qui quand comment avec qui…..bon j’ai échappé au touché rectal, mais je pense que c’était moins une !
Préparation de notre plongée sur l’épave du Bananier
Préparation des recycleurs pour plonger sur l’épave du Bananier
J’ai assez de temps pour préparer mon matos car je suis arrivé le premier. Ensuite arrive le reste du groupe, Jean Marc Blache, Jean louis, Francois, les Belges etc etc etc, Bon on est dix en tout. Pascal Bernabé se lève … il est 10 heures il nous dit bonjour et va déjeuner. Il n’a pas emmené sa fille il croyait que pervers était là. !!! OOUAARRFF désolé Jérome j’ai pas pu résister, Ca te rapelle pas l’épisode de notre plongée sur le Haven ? MDR
Bon en fait on va partir tard, c’est bien quelques chose qu’il faut intégrer, sur des expéditions un peu lourde comme ca, t’a le brieffing, des questions, des analyses qui vont pas, des soucis de dernières minutes bref, on part c’est midi bien tassé.
Le recycleur Inspiration de Brigitte pour plonger sur l’épave du Bananier
Brigitte membre du Deep CCR Tartiflette team pour plonger sur l’épave du Bananier
Auparavant j’ai officiellement intronisé Brigitte membre du DEEP CCR TARTIFLETTE TEAM qui le mérite bien, même si elle a la tête dure. Elle a donc droit à son autocollant sur la boite jaune de son recycleur Inspiration.
Le Semi rigide de 300 ch avale gouluement ses 100 L/h pour nous amener sur le site de plongée, la météo est bonne la mer est calme tout s’annonce bien.
Avant de se mettre à l’eau on boit beaucoup et chose très bien faite L’assistance a une caisse complétte de bouteille d’eau, il commence à faire chaud, le pilote et le « gendre de Joel » OUUAARRFF nous aide à nous équiper.
On donne les run time, et les palanquées et les deux belges partent en premier. Nous avons tous donné 20 ‘ temps fond. C’est à notre tour on se met à l’eau avec Bri et on descend au bout faire le Bubble check à 6m, everything in order GO!
Bon là je me suis fais plaise, une descente comme je les aime : tu descends à donf tu respires pas pour ne pas déclencher l’ADV pour éviter de gonfler les faux poumons, tu gonfles surtout pas la stab ni l’étanche. Tu gonfles juste l’étanche quand la pression est telle que ca te sers les burnes à t’en faire monter le lait aux oreilles ! De plus comme cette eau de mer est salée ca descend mal alors pour enfoncer le clou tu palmes ! Résultat on est en bas en 3′ seulement.
Run Time épave du Bananier
Belle descente sur l’épave du bananier non ?
Pendant la descente sur l’épave du Bananier, je me retourne pour voir si Bri suit : elle est pas loin ! Elle pédale bien !
Au fond sur l’épave du Bananier
Au fond sur l’épave du Bananier
Arrivé en bas amérissage on gonfle tous ce qui a à gonfler et on se met à faire le tour de l’épave du Bananier au sable pour bien la repérer, on tombe nez à nez avec une énorme langouste, je l’aurai bien mise dans ma poche pour le 4h celle là ! On file vers la timonerie qui est magnifique, les jeux de lumières sont très beau, l’eau est claire et la visi nickel.
Plongée épave du Bananier
Brigitte sur l’épave du Bananier
Rien à voir avec l’épave du Haven. La timonerie de l’épave du Bananier mérite qu’on y passe pas mal de temps, on devrait pouvoir essayer de rentrer un bout de tête pour voir.
La timonerie de l’épave du Bananier
Mauvais éclairage sur la timonerie de l’épave du Bananier
Vue sur la timonerie de l’épave du bananier
La timonerie de l’épave du Bananier
Mon appareil photo à deux balles, un petit sony DSCP200 avec son caisson ikelite 60 m font des merveille à 96m ! il me manque juste les flash.
On revient sur le corps de l’épave du Bananier, que l’on survole maintenant et là oh surprise il y a des cales qui sont accessibles, mais là pas le temps d’imaginer y faire quoique ce soit dans cette plongée, c’est trop tard.
On passe devant le canon de l’épave du bananier, et là l’instant est magique car c’est très beau, le bleu est beau, l’épave du Bananier est belle, j’ai une plongeuse tech qui me l’éclaire et moi j’ai un appareil photo de merde ! Enfin bref j’en ai un quoi ! Donc clic clac clic clac et HOUPS c’est déjà 21 min !!! Bon vu la DTR faut remonter sinon j’ai les branchies qui vont me pousser !
Le canon de l’épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l’épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l’épave du Bananier
Mauvais éclairage sur le canon de l’épave du Bananier
Quelques photos du canon de l’épave du Bananier, c’est Jean Marc qui a du se faire plaise avec son matériel ! Tu m’en prêtes dis ?
On remonte un peu trop doucement à mon goût au début et donc on continue à charger, et là la déco elle est longue mais longue mais longue comme une journée sans HEEEEUUUU manger HEIN PASCAL ?
Je jure de fabriquer un système qui résiste à la pression pour écouter de la musique aux paliers, car rester presque 1 heure à 6 mètres au bout d’un fil c’est con et chiant, donc va falloir agrémenter si on veut poursuivre.
Longue déco aux paliers à 6m sur l’épave du Bananier
Très longue déco en chapellet sur l’épave du Bananier
On sort enfin de l’eau, c’est pas trop tôt, l’équipe nous aide à nous déshabiller et on saute sur les bouteilles d’eau, fait soif. On attend longuement la remonté de toutes les palanquées et on échange nos commentaires sur cette belle plongée. On Y renviendra plonger cette épave du Bananier. No Worry avec des meilleurs éclairages.
Quand tout le monde est là direction le centre, le vent a tourné la mer a grossi ca devient sportif sur le ZOD, on s’en prend plein la gueule quoi ! Bon on se fait quand même un bonne ventrée de lasagne à 16h avec une bonne mousse, faut pas déconner.
Le Team extrem Dive 120 à la sortie de la plongée sur l’épave du Bananier
On nettoie les affaires, on se change on met les blocs au gonflage et zou direction la plage, et là !! Grosse baffe mp3 dans les oreilles, la plongée, la route, la fatigue BOUM ya plus personne je dors.
C’est le tonnerre de l’orage qui me réveille, je plie les gaules. Juste avant un énorme orage.
Le soir rendez vous chez Henry, le restau juste à coté. Jean louis est là, BRI aussi, Jean marc etc. Pascal Bernabé arrive, mais il n’a plus de place, ce n’est pas grave je lui prète mes genoux et ma demi chaise : il est le master ou bien ? Déjà à table on s’entend bien on commande une soupe de poisson pour deux, une salade périgourdine, un poisson, un steak tartare deux ou trois chopines, des pichets de rosé, de quoi se sustenter quoi.
Bon ma fois il a fallu gueuler pour avoir des cahouettes mais pascal était fatigué ce soir. On a des projets, on verra.
Doc Gynéco dit Jean louis
Jean louis et Bruno le belge j’ai oublié son nom on va me le rappeler ! ca y est c’est fait !
Le Gone et le Maître Pascal Bernabé
Allez assez pour aujourd’hui dodo, promenade digestive et ronpssscchhiii avec mp3.
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