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CO2 en plongée, la profondeur augmente le danger

La dangerosité du CO2 en Plongée

De la dangerosité du CO2 en Plongée et certes plus encore en Plongée recycleur.

Si il y a un truc sur lequel il ne faut pas lésiner en plongée recycleur c’est le danger du CO2 !

Un petit rappel :
Sur effet du CO2 : si en surface on a juste 1% de CO2 dans le bloc (Plongée Bouteille) (ça peut paraître rien, hein, 1% et en surface, on est insensible à ce taux) et ben :
– à 10 mètres de prof : léger essoufflement
– 30 m : essoufflement net, céphalées : bon, tu me diras, normalement on arrête avant mais si on continue…
– 50 m : essoufflement incontrôlable
– 60 m : tachypnée, vertiges, vomissements, narcose (le CO2 accentue la narcose du à l’N2)
– 70 m : syncope avec perte de connaissance & mort

Il y a du CO2 dans l’air et ce taux est en constante augmentation depuis l’ère industrielle on a dépassé maintenant les 400 ppm de CO2 (parties par Millions) source
SOIT 0.04 %…. de CO2 dans l’air

Achat Chaux Sofnolime 797

Mais comme on le sait l’homme est un mammifère conçu par la nature pour respirer de l’air donc 21% d’oxygène à la pression atmosphérique soit grosso modo 1 bar soit une PpO2 de 0.21, si l’organisme peut tolérer une légère variation autour de cette « norme » (normoxie), il n’en va pas de même lorsqu’on s’en éloigne (hyperoxie ou hypoxie).

Et il en est de même pour le CO2, dès que sa PPCO2 va augmenter, il va devenir très dangereux, Les symptômes à différents niveaux de l’augmentation de pCO2 :
0.38kPa (0.0038bar) Aucun (valeur de pCO2 à pression atmosphérique)
1.5kPa (0.015bar) Augmentation de la fréquence de ventilation
2.5kPa (0.025bar) Maux de tête, étourdissements, des vertiges, des nausées, sensation de manquer d’air, troubles de la vision
6.5kPa (0.065bar) Perte de conscience

Pourtant ces tests sur le Danger du CO2 en plongée recycleur n’ont pas été menés en millieu humide ni hyperbar

Par contre tous ces tests ont été mené à sec à la pression atmosphérique. Aucune étude n’a été menée en milieu hyperbare et encore moins « humide ».

Il faut s’en méfier encore plus en plongée recycleur puisqu’on respire dans une boucle fermée et le CO2 produit par notre corps va être stocké par une cartouche de chaux. Chacune de nos expirations va rejeter 16% d’oxygène que notre corps n’a pas consommé et 5% de CO2. (on est loin des 400 ppm… de l’atmosphère)

Il est donc vitale de capter tout le CO2 et ce n’est pas chose facile, la température de la chaux et sa pression de travail influe sur sa capacité à capter le CO2, une hyperventilation rythme de respiration trop rapide (et l’on sait justement qu’une hypercapnie mène à l’hyperventilation) ne laisserait pas le temps au CO2 d’être capté par la chaux, la vitesse des gaz seraient trop importante. On se trouverait dans ce cas dans une phase mécanique irrécupérable.

L’anxiété peut conduire à une ventilation fréquente et peu profonde et pourrait entraîner une expiration insuffisante du CO2 qui resterait dans nos poumons. L’épuisement physique dû à un travail acharné (palmage à contre courant par exemple) et augmentation de la production de CO2 peut avoir des effets similaires. L’augmentation de la densité des gaz (augmentation de la pression) et de la résistance respiratoire accrue amplifie ce mécanisme.

Que dis la norme CE des Recycleurs sur le danger du CO2 en recycleur de plongée ?

La nouvelle norme en vigueur elle ne fixe pas de seuil limite mais parle de temps pour atteindre un seuil de CO2: 5 mb et mini 10′ pour arriver à 10 mb

Une PPo2 élevée cache une PCO2 élevée… on le sait et c’est le comble…

L’hypercapnie (augmentation du taux de CO2) augmente la vasodilatation, l’effet inverse, l’hypocapnie augmente la vasoconstriction ce qui va réduire les connections neurovasculaire…mais cela est il possible ? ou a t il un effet sur le plongeur ? SzaboK2011309-581

Les capteur de CO2 ça existe oui bien sur… mais ils ne fonctionnent pas bien et ne sont pas fiable soumis à l’humidité et notre souffle respiratoire en est gorgée. Les gouttes d’eau influent sur la précision des capteurs infrarouge d’analyse du CO2. De plus la réaction chimique de fixation de la chaux produit de l’eau et de la chaleur. Il n’y a pas assez de retour d’information d’utilisateurs.

capteur CO2 et Afficheur Ppo2 du recycleur Apocalypse
Capteur CO2 et Afficheur Ppo2 du recycleur Apocalypse

Expériences vécues du danger du CO2 en plongée recycleur :

Et je peux vous dire que pour avoir oublié le joint du canister de mon recycleur Inspiration lors d’une plongée sur l’épave du Rubis, j’ai bien senti le mal de tête et ça va très vite ! J’ai bien sentie l’Hypercapnie et le mal de tête tout l’après-midi.

En 2005, Dave Shaw plonge dans une grotte d’Afrique du Sud en recycleur Biomarine Mark 15.5 à 271 m de profondeur. Lors de cette plongée extraordinaire il retrouve le corps d’un plongeur disparu il y a plus de dix ans. Plus tard il replonge alors afin de remonter le corps de 264 m de fond, mais ses efforts à cette profondeur lui font produire trop de CO2 qui va le tuer. Case report Dive Shaw’s death Environ Med 2007

Sources physio Docteurs B.Delafosse & S.stamenkovic

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Test du recycleur Triton au lac du Bourget

Plongee Recycleur mCCR Triton Lac du Bourget

Test du recycleur Triton au lac du Bourget

Après 15 jours de plongée loisir avec mon tout nouveau recycleur Triton en Corse chez Thierry de Bastia Plongée, qui a été super sympa, il était temps de dessaler la bête et de tester le comportement du recycleur Triton au lac du Bourget sur une plongée plus engagée sur un site que je connais bien sur un profil connu par coeur.

Une descente lente pour voir comment allait se comporter la vanne hydrogome et son débit, comment son débit allait diminuer et dans quelle mesure et à partir de quelle profondeur ?
J’ai eu comme l’impression que le débit était beaucoup moindre que prévu à partir de 85 m, il faudra que je vérifie si du sel venant d’eau de mer n’a pas partiellement colmaté la buse.

Le recycleur Triton se comporte très bien en profondeur, agréable à respirer, on ne le sent pas sur la poitrine. Les bail-out étant fixé sur le harnais en sidemount, on profite d’une belle hydrodynamie !

Même sur une séance de palmage entre 80 et 95 mètres au fond à pierre à bise au lac du Bourget, le Triton se comporte bien et le travail respiratoir se déroule sans problème. Pour ceux qui connaissent le fond à pierre à bise, après le pierrier se trouve une langue de vase en forme de canyon ( à un endroit bien précis) qui passe de 80 mètres à 95 mètres juste avant le rebord qui descend à 103 mètres.

Stabilisation contrôle des cellules et des PPo2. Demi tour à 103 m pour cette plongée test avec mon recycleur Triton au lac du Bourget.

Néanmoins une bonne surprise de la part de l’ordinateur de plongée Freedom de Divesoft les essais sont très concluants.

A suivre

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Visi de M…. dans mon lac !

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14

Le vent a soufflé pendant 15 jours et a tout brassé mon beau lac.

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14 un bout de paradis ?

Les padawans étaient bien content de belles couleurs vertes en surface c’est bô, esthétique romantique etc etc etc pour emmener promener maman au bord de l’eau et diner le soir…. mais ça rime avec merdique sous l’eau aussi !!

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14

Et j’en veux pour preuve deux dimanche de suite ou ça me gonfle d’avoir un champ de vision de 20 à 30 cm de la surface à 20 m, et de 1.5 m jusque 105 m.

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14 en surface

Le vent a formé des vagues qui ont brassées le lac et soulevées la vase ( ce qui explique la couleur ) et il y en a pour un petit moment pour qu’elle se repose.

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14 … à 20 M

Le temps que je fasse l’aller retour ma bouteille d’oxy à 6 m était recouverte de vase !

Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14
Plongée recycleur lac du Bourget pierre à Bise 22-6-14 le fond à 105 M

Pas vu la queue d’une faune…. et la flore ben j’avais le nez dedans sans la voir !

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Plongée recycleur épave sous-marin Protée

Plongée épave du sous-marin Protée

Plongée recycleur sur l’épave du sous-marin Protée

Plongée recycleur epave sous-marin Protée
Plongée recycleur epave sous-marin Protée

Après ma dernière plongée sur l’épave du sous-marin Protée en 2011, flottait comme un parfum d’inachevé…. le fort courant et la mauvaise visi ayant eu raison de mes sensations…

On a donc décidé de remettre cela avec « mon gros loup » MDR dit christophe LOL

Canon de l'épave du sous-marin Protée
Canon de l’épave du sous-marin Protée

On va plonger sur l’épave du Protée le week-end du 8 Juin

Le WE du 8 Juin c’était prévu pétole donc back to Marseille.. Christophe m’offre le gite et le couvert, la barre de palier est prête, les plongeurs de sécu sont prévus, Brice (lanceur de bail out au fond LOL) et Kanard plongeur suisse qui viendra nous chercher à 30 m pour nous débarrasser  des blocs fonds et nous accompagner jusque 9 m, Brice lui devant récupérer les blocs et les sortir.

Bon…. Kanard…. dormait dans le lit de secours… moi j’ai eu droit au camping car… pas LOL… 60°C…. des couettes à dormir dehors dans la neige…. l’antre de la bête fauve LOL bref RIEN dormis… donc le lendemain j’annonce que pour moi ce sera maxi 3H donc 15′ fond.

Non les gars …. un camping car… le prix que ça coûte pour ne pas dormir…..Dans la même pièce, le lit, la cuisine les chiottes et la douche c’est pas glamour le truc… ça en paye des bons hôtels !!

T’imagine toi ? le matin petit dej’ bio avec la bonne confiture de fraise du jardin et le bon pain frais…. et l’odeur de M…. de ta « pêche » du matin…. Purée on est en 2014 NON ? Ho gars tu veux attirer qui avec ça ? Une tarrine ? Une charolaise ? Une montbéliarde ? LOL

Plongée recycleur epave sous-marin Protée
Christophe détendu .. normal nous « on porte » Plongée recycleur epave sous-marin Protée

Bref il fait déjà 29°C à 9H le matin et l’équipement du bateau et la préparation prend du temps.

Le recycleur de Louis refuse de démarrer = NO DIVE.

Plongée recycleur epave sous-marin Protée
Montage de gros loup spécial profonde Plongée recycleur epave sous-marin Protée

Son binôme Christophe viendra quand même.

La descente sur l’épave du Protée… sans scooter

Direction l’EST de Cassis on galère pour le sondeur et le point GPS ça rapellera qq chose à mon pote GUIGUI lors de ma première plongée sur le Protée. Tout semble super engagé, pas de jus en surface on voit le bout super clair qui descend et les plongeurs soutien nous aident à nous équiper et ils sont bien brieffés ils vont mettre la barre de palier à l’eau Kanard va nous attendre à 30 m et Brice lanceur de bail-out à 20 m pour nous déséquiper des blocs fonds et nous ammener éventuellement des blocs respirables haut, à boire et à manger et la MUSIQUE !
Au dernier moment j’ai décidé de ne pas prendre le scout… j’aurai du.

Plongée recycleur epave sous-marin Protée
C’est toujours les mêmes qu’on attend ! Plongée recycleur epave sous-marin Protée

La descente était un poil trop lente, juste le temps de stopper à 110 m pour fixer le flasheur sur la ligne.

Le fond est là 123 m une visi de OUF pas de JUS le firmament ce ce n’était que : le bout est complettement déroulé au fond en rond et qu’il n’y a pas d’épave…. 🙁

Le temps que je me batte avec ces foutus éclairages et les flotteurs, gros loup a déjà bouté la line et part dans le bleu… direction… ben y doit savoir lui !
50 m après on arrive au un gros filet et nous attend un très gros Mola Mola qui ne se laisse pas approcher l’andouille !
Il y a une visi de FOU ! Mais mes nouveaux phares videos sont trop puissants et trop proches de la caméra je crame tout… J’avais pas ce problème avec les Bersub.
et 30 m après… l’épave mais là le runtime en a pris un gros coup dans la tête. Le temps d’aller au canon qu’il faut déjà faire demi tour pour retourner au bout !
Frustrant !
L’épave est juste là énorme… une visi que tu n’as même pas besoin d’éclairage, pas de JUS ! C’est pas juste !
La prochaine fois je prends le Scoot et le KIT Branchies.

Le temps de décrocher le flasheur et la lente remontée commence…. A 30 m le Knard Suisse est là, on se déséquipe je n’aurai plus cette sensation de ressembler à un Road Train, c’est vrai que 4 bail-out plus mon Binz vidéo autant plonger avec un parachute, mais c’est quand même plus sécure que certain qui n’aurait que deux S80 par exemple….

Plongée recycleur epave sous-marin Protée
Plongée recycleur epave sous-marin Protée Brice notre excellent plongeur de soutien

De l’utilisation de la barre de paliers :

Pour son confort et sa sécurité il est beaucoup plus pratique de l’utiliser, mais encore faut il en faire bon usage…. On peut y accrocher la vidéo, des blocs et des sacs contenant de la nourriture et de l’eau. Normalement on est sensé maîtriser sa flotta aussi ben certain se sont pris pour des sacs de viande pendu au crochet du boucher ou encore un paresseux pendu à son arbre !

Juste pour mes équipiers :

gros loup aux paliers plongée épave protée
gros loup aux paliers plongée épave protée

 

Merci à Plongée CCR Marseille pour la logistique, Virginie notre pilote, Brice et Knard pour la sécu sous l’eau et en surface.

Mes Binomes : « Gros loup » dit Christophe et Christophe de la « frame »

 

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Miquelon plongée épave Marseille

Plongee en Recycleur sur l'épave du Miquelon à Marseille
Plongee Recycleur sur l’épave du Miquelon à Marseille

Épave du Miquelon à Marseille plongée recycleur

ou la plongée à 50 m sans paliers de décompression.

Cette plongée a été réalisée en recycleur sur l’ÉPAVE DU MIQUELON à Marseille.

La plongée sous marine, sans palier de décompression, c’est le saint grâle, la quête ultime de la décompression, des années que l’on fait des recherches, des essais, des analyses la recherches des bons gaz, les plongées expérimentales ont été nombreuses, mais cette fois c’est une réussite : 20 minutes à 50m sans décompression !!!…

Les brevets ont été déposés et les accords de licence sont à l’étude, la première plongée de ce niveau a eu lieu dimanche, sur l’épave du Miquelon … LOL.

Bien entendu nous sommes prêt à enseigner notre savoir 😉

Juste un aller retour pour plonger à Marseille sur l’épave du Miquelon.

Carte plongée des épaves à Marseille - Épave du Miquelon
Carte plongée des épaves à Marseille – Épave du Miquelon

La planification de la plongée sur l’épave du Miquelon à Marseille

Je retrouve mon pote Yannig, dit le grand blond, dit le mexicain, dit Jo le rond-point, dit le Courchevelois lol réunion au sommet chez Loule pour préparer cette plongée sous marine à Marseille.

On a prévu de plonger sur l’épave du Miquelon dimanche matin, les deux compères seront en ouvert en sidemount, ils ont fait un crédit à la banque LOL au prix de l’hélium…..et moi en recycleur.

Le dimanche matin la mer est pétole de chez pétole…. on est très rapidement sur site de bonne heure mais les deux donzelles là… mettent deux plombes à se préparer s’en est même ridicule… et ils sont en OC… (plongée en circuit ouvert) (ils font des bulles quoi !)

Manucure ? Coiffure, Pffff …Je part le premier… Au fond sur l’épave du Miquelon, la visi n’est encore pas au top, 10 mètres tout au plus comme d’hab quoi. Je fais le tour, j’essaie de filmer la proue ou la poupe mais la luminosité n’est pas au rendez-vous. Une grosse boule d’Anthias squatte l’épave du Miquelon.
Un petit tour dans l’épave, mais mes éclairages sont encombrants.

En ressortant j’aperçois les éclairages des deux compères qui sont enfin arrivés sur l’épave, Alléluia LOL. Je passe sur le pont.

Presque 20′ de temps de plongée dans la zone des 50 mètres et toujours pas de palier de décompression !
Je décide alors de remonter, je recherche le boute que je ne retrouve pas… bon… Comme je teste un nouveau sous vêtement plus épais et que mes éclairages flottent, malgré mes 2 kg de plomb supplémentaires, c’est pas forcément sage de remonter en eau libre, le boute sera plus sécure et je demande donc à Loule ce qu’il a fait du boute… il l’a éloigné de l’épave du Miquelon et il est caché derrière la grosse boule d’Anthias ! Petit chenapan.

Plongee Recycleur sur l'épave du Miquelon à Marseille
Plongee Recycleur sur l’épave du Miquelon à Marseille

Je décolle de l’épave du Miquelon à 20 ‘ sans palier… c’est pas formidable ça ? C’est juste énorme !

Ca en deviendrait presque Chiant même, c’est pourquoi je décide de faire des petits exercices à 13 m je simule une cellule HS… c’est pas bien grave puisqu’il en reste deux.
Mais c’est encore trop simple alors ce serait plus drôle si je simule une deuxième cellule HS … quelle stratégie tenir ? C’est ce que je fais à 11 m.
Donc il m’en reste une, je vérifie qu’elle réagit bien à la baisse comme à la hausse, ce qui me laisse le temps de monter à 9 m, et là de rincer à l’oxy, pour être sur de ce que je respire….

Puis s’en suit la remonté classique à l’oxy pur toujours sur le recycleur, ce qui me permet de vérifier que la cellule fonctionne bien et affiche les bonnes valeurs.

Et j’attends patiemment les deux autres zozios qui vont me rejoindre.

ATTENTION tous les détails techniques de cette cette plongée sur l’épave du Miquelon sont pure fiction . Une plongée de ce type nécessite des paliers de décompression. Il est impératif d’avoir suivi des formations de plongée, (par nous éventuellement 😉 ) et suivez ce que votre formateur vous a enseigné ainsi que vos logiciel de décompression. Il est impératif d’être en bonne santé et de bien s’alimenter et bien s’hydrater avant de plonger.

Vidéo de l’épave du Miquelon

Histoire de l’Épave Du Miquelon et son naufrage:

Le MIQUELON mesurait 49 mètres de long sur 7,5 mètres de large pour 522 tonneaux. A sa construction le Miquelon a été baptisé Michel-Marcel, puis changea de nom pour se nommer Miquelon en 1913. Il transporte à l’époque de la Morue entre Terre-Neuve et la France pour la Compagnie La Morue Française.

Le 5 octobre 1917, il transporte de la fonte en quittant le port de Marseille quand il entre en collision avec le vapeur Balkan. Le Miquelon coule immédiatement sans faire de victimes. Il fut établi que le Miquelon était responsable de cette collision.

L’épave du Miquelon est posé droit sur le sable à 52 mètres. L’épave du Miquelon mesure entre 6 et 7 mètres de haut. Le pont et la proue sont recouverts en partie d’un filet de pêche. Vers la proue sur le côté bâbord, la déchirure de l’abordage est juste à côté un treuil.
Malgré la mauvaise visibilité on peut voir le canon, et le mât avant, couchés sur tribord. La cale avant recèle l’hélice de rechange.
Reste debout au centre de l’épave une partie de la cheminée.
On a pas pu visiter la salle des machines qui devrait être intéressante avec quelques manomètres encore présent.
On pourra trouver dans la cale arrière de l’épave du Miquelon, des obus, des grenades sous-marines, ou autres munitions… l’histoire ne dis pas pourquoi ce cargo morutier avait ce type de matériel militaire à son bord ?

Il reste le canon sur la poupe, et l’hélice de l’épave du Miquelon est à voir.

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Impériaux du large Plongée Marseille

Plongée Impériaux du large Marseille
Plongée Impériaux du large Marseille

Plongée recycleur IMPÉRIAUX DU LARGE à Marseille

Site de plongée des impériaux du large

Les IMPERIAUX DU LARGE sont parmis le top des sites de plongée à Marseille. Le site des impériaux du large est composés de trois rochers à distance de l’île de Riou. Il s’agit ici d’une plongée sur un tombant entre 10 et 70 mètres.
Les Impériaux du large

Plongée impériaux du large Marseille
Plongée impériaux du large Marseille

Sur l’image on voit un gros rocher le plus au sud, (les Empereurs = les impériaux 😉 ) une arrête rocheuse part vers le large. Le tombant ouest est superbe, on le verra plus tard lors de la plongée, il est couvert de gorgones rouges et d’anthias. Les pélagiques loups, dorades, dentis, barracudas, sont en embuscade pour y chasser. Il suffit de se poster tranquille, et d’observer, ça va bien se passer ! Le site des impériaux du large est très exposé aux vents et aux courants.

La plongée du Jour au Impériaux du large :

Ben là c’est la journée de la loose…

Plongée Impériaux du large Marseille
Plongée Impériaux du large Marseille (c) L.Cruchaudet

Déjà la tête du recycleur qui tombe en panne au montage du matin, connecteur de la cellule 2 HS => NO DIVE aAARRGGHHH

Christophe et moi devions être en binôme…. pour descendre à 75 m et plonger aux Impériaux du Large…

Plongée Impériaux du Large Marseille
Plongée Impériaux du Large Marseille

Donc plan B je prends la tête de son recyclo (comme quoi faut toujours avoir un backup ) et Christophe ressort sa stab toute neuve avec son 18l acier et se conconcte 2 ou 3 mélanges de fond de bouteilles que même pas tu pouvais imaginer que cela pouvait être respirable… carbonedive 300B etc et oxy…

La météo a décidé de ne pas être clémente et va virer dans quelques heures, juste pour en rajouter un peu ….

Plusieurs palanquées sur le site de plongée des Impériaux du Large

Les autres plongeurs vont rester sur le haut du tombant tandis que nous avons décidés d’ausculter le fond, et de trouver le moteur au sable, puis de continuer le long du bas du tombant, et enfin de remonter sur la Pyramide et de finir la déco sur le sommet du tombant…

Bref encore un sacré programme de plongée avec du palmage et le tour complet de l’impérial du large…

Mais voilà dès les trois première minutes…. j’ai plongée en braille… mon masque pour une raison inconnue s’est immédiatement remplis de buée… mais de la buée de chez buée style le FOG londonnien… de la purée de pois, et impossible de la virer, cela m’oblige à faire un vidage de masque toutes les 3 minutes, je palme au radar, je ne sais pas ce que je regarde ni ce que je filme.

Quand ça commence comme ça….

J’essaie de suivre « mon gros loup » (christophe LOL) que je distingue à travers ma buée… la prochaine fois je prendrais l’option désembuage.

Christophe a l’air engoncé avec sa stab son 18l et ses 3 relais… il a pas l’air très à l’aise faut dire que là vu les mélanges hautement narcotiques qu’il respire… il a une excuse. Bon là il faut avoir subit une sacré formation 😉 lol.

Plongée Impériaux du Large Marseille
Plongée Impériaux du Large Marseille un moteur traine sur le fond à 75 m

On trouve le moteur posé sur le fond à 75 m au sable, c’est bizare il n’y a aucune trace d’épave, peut être un petit chalut qui a coulé et dont le peu de reste en bois ont été éparpillé aux 4 courants ?

¨Plongée Impériaux du Large Marseille
¨Plongée Impériaux du Large Marseille

On cherche maintenant la pyramide qui se trouve au Nord Ouest de notre position que l’on va trouver sans difficulté puisqu’il n’y a pas un peu de courant. On entame la remonté sur la pyramide des impériaux du large, ne me demandez pas à combien se trouve le sommet… y avait de la neige dans mon masque 😉

Plongée Impériaux du Large Marseille
Plongée Impériaux du Large Marseille très poissoneux

De là on traverse pour rejoindre le tombant des impériaux à quelques dizaines de mètre. Le tombant des impériaux du large est magnifique, couvert de gorgones de toutes les couleurs, on se rapproche de la lumière du jour et le spectre lumineux devient plus large et c’est beau… enfin c’est ce que je vois sur les images… LOL car ya de la fondue dans mon masque…

Plongée Impériaux du Large Marseille
Plongée Impériaux du Large Marseille champ de gorgones avec les Anthias

j’ai bien voulu prendre mon masque de secours, ça sert à ça entre autre,  mais j’avais peur de paummer mes lentilles (le premier qui rigolle…)

¨Plongée Impériaux du Large Marseille
¨Plongée Impériaux du Large Marseille

On retrouve les autres plongeurs vers 40m et leur bulles font fuir un beau ST Pierre.

¨Plongée Impériaux du Large Marseille
¨Plongée Impériaux du Large Marseille

On finira la déco dans un coin à l’abris il semblerait que la mer se soit levée.

¨Plongée Impériaux du Large Marseille
¨Plongée Impériaux du Large Marseille

On se fera taper au retour sur le bateau et les 260 ch du diesel ne seront pas de trop pour nous ramener dans ce vent et ses vagues…

Encore une belle plongée, sur ce très beau site des Impériaux du large, que m’a fait découvrir Christophe.

Au fait … j’ai perdu mes lentilles…. et bouffé les 3/4 de mon diluent à force de rincer mon masque.

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Stella plongée épave Marseille

Plongée Recycleur Epave Stella Marseille

L’épave Stella se trouve à l’Ouest du Frioul entre 74 et 79 m et mesure environ 60m de long. 

Plongée Recycleur épave du Stella Marseille
Plongée Recycleur épave du Stella Marseille

Le cap croisette et l’ile Maire Marseille

L’épave du Stella à Marseille est un voilier à vapeur (sic) qui fut construit aux chantiers Waterford en Irlande en 1855.

Il a coulé le 13 novembre 1887, le Stella, alors qu’il quittait le port de Marseille pour Oran, via Sète et Alicante. C’est le bateau à vapeur Lutécia qui gêné par la mauvaise visibilité, lui rentre dedant ouvrant une brèche à la hauteur de son mât de misaine et fera couler le Stella à 18h30. Il n’y aura pas de victime.

Plongée Recycleur Epave Stella Marseille
Plongée Recycleur Epave Stella Marseille

Les Conditions de la plongée sur l’épave du Stella à Marseille :

Bien que cette épave soit connu à Marseille elle est très peu plongée, elle se mérite… à cause de sa profondeur, et de ses conditions : « mon grop loup » m’avait prévenu « tu verras à partir de 65m il y a des chances qu’il y ait un « voile » et dessous … soit c’est pareil c’est à dire pourri, soit la visi est top !
Ben nous on a eu…. la visi Lémanique…. LOL synonyme de pourri.

En fait c’est comme quand tu plonges l’Hirondelle au Léman tu descends dans le bleu (enfin le noir quoi lol) et tu cherches l’épave des yeux, tu cherches tu cherches… et bam tu es dans la vase dessus quoi…
La visi est assez faible qui disait… et de surcrois le mistral peut encore aggraver cette pourritude en ramenant les alluvions du Rhône….. ben justement le mistral…. il avait bien soufflé celui-là !

Plongée Recycleur Epave Stella Marseille
Plongée Recycleur Epave Stella Marseille

Selon les anciens il faudrait, une longue période sans vent, et de l’eau fraîche…. ben là on retourne faire le Canrobert alors LOL

Le seul moment de bonne visi c’est la descente jusque 65 m. En dessous c’est 1m… cela me rappelle l’ambiance des plongée dans le « Channel » ou les plongeurs anglais habitués spool la line arrivés sur l’épave et partent à taton la découvrir…

L’éclairage sous-marin important sur l’épave du Stella :

Dans tous les cas on ne parlera jamais assez de l’importance de l’éclairage sous-marin pour Y voir correctement mais aussi pour la sécurité. De nos jours on parle en Lumen, personnellement je suis équipé pour la vidéo de phare de plongée de 2 x 6500 lumens, (en attendant le nouveau kit), mais mon binome, Louis pour l’occasion, est resté à l’ancienne mesure ; le Candelas (candel = bougie)….
Il est équipé d’une bougie à 1 candela… qu’il laisse pendre vers le sol….. donc je ne le vois pas dans cette purée (d’autant plus que la dite purée réfléchie MES LUMENS), et je passe mon temps à le chercher.
Tandis que lui tranquille me voit forcément… grâce à MES LUMENS ! LOL

Plongée Recycleur Epave Stella Marseille
Plongée Recycleur Epave Stella Marseille

« Mon gros loup » Christophe NDLR a préféré rester sur le bateau LOL … on passera sur les excuses bidons servies, grosse fatigue… sécu surface etc etc… y nous prend pour des lapins de 3 semaines disons qu’il devait certainement avoir un reste de placard …. à monter !

Le pont de l’épave Stella est recouverte de Filets, Chaluts, bouts en tout genre et même une ancre d’un bateau de plongeur qui n’est pas là depuis longtemps. C’est compliqué de voir des signes distinctifs.
Pas la peine de s’éterniser dans cette purée, on reviendra.

Merci à Christophe et plongée CCR Marseille pour l’organisation de cette plongée.

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Plongée épave voilier lac du Bourget en recycleur

Plongée Recycleur épave voilier lac du Bourget

Plongée épave voilier lac du Bourget en recycleur

Plongée Recycleur Epave voilier du Lac du Bourget
Plongée Recycleur Epave voilier du Lac du Bourget

Pour rincer le matériel de plongée rien de tel qu’une plongée dans l’eau douce… à la vase près !

Départ du bord à Charpignat au lac du Bourget pour aller rendre une petite visite à l’épave du voilier qui a coulé au large de Charpignat au lac du Bourget. Je vais en profiter pour tester mes nouveaux éclairages …. 28 000 lumens et de nouveaux sous-vêtements pour le froid et les plongées longues.

Navigation au cap au fond du lac du Bourget pour trouver le voilier

Tenu du cap et palmage font que je tombe pile dessus, il est en équilibre sur une cassure le haut est à 54 m et le bas à 57 m. Les phares envoient bien mais il y a trop de particules en suspension. Un petit tour autour de cette épave de Voilier, coulé on ne sait trop comment au fond du lac du Bourget. La plongée en recycleur, sans bruit, sans bulles dans cet atmosphère noir et impénétrable donne ce coté suréaliste et même extraterrestre. On entend juste le buit de sa propre respiration. L’inspiration et mes bails-out me dissuade de pénétrer l’épave du voilier, mais je ne dit pas qu’en triton… je ne me laisse pas tenter.

Retour au cap pour une visite de l’épave de l’Arcoa à 21 m et celle de Marinette à 6m. Tout est dans le cap, savoir tenir le cap pour revenir pile au bon endroit, dans le noir total et particulé, du fond du lac du Bourget à plus de 50 mètres sur l’épave du Voilier jusqu’au escaliers de Charpignat.

Le lac n’est pas prêt il n’est plus en hiver et pas encore en été…

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La Drome plongée épave Marseille

Plongée Epave la Drome Marseille

Épave la Drome plongée sur épave en recycleur à Marseille

La Drome est encore une épave de la rade de Marseille que je n’avais pas plongée… erreur que je vais aisément réparer grâce à Christophe et mon Binôme du Jour le jeune Brice pôte à Loule qui lui sera en sidemount Trimix et auquel on devra faire quelques exos… LOL un militaire c’est fait pour ça, de la chaire à expérience….

 

Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille

La Drome était un voilier avec une coque en acier avec trois mats à voiles mais équipé d’un moteur et de deux canons, on en voit encore un d’ailleurs. Il transportait du carburant pendant la première guerre mondiale. Le 23 Janvier 1918, alors qu’il transporte 1500 futs de pétrole en entrant dans la rade de Marseille, il percute une mine allemande déposé là par un sous marin ennemie, l’explosion est violente et le coupe en deux. L’épave repose à 54 m au sable jusque 45m.

Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille

On aura toute l’épave pour nous on part devant le but est d’essayer de faire une vidéo. La visi n’est pas top, mais c’est pas pire, je me laisse guider par Brice. Elle est assez poissonneuse.

L’intérieur n’a à priori pas trop d’intéret d’après ce que j’ai pu en constater, les restes des ponts et coursives sont plus interessants.

Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille

Dommage que la proue ai été dans le laiteux sinon les images auraient été plus sympa.

En se dirigeant vers l’arrière on peut constater que la mine allemande a fait de gros dégats en le coupant litérallement en deux, on peut voir dans le fatras un beau treuil. Mais aussi le canon à l’avant posé sur le sol à coté de son socle. La plongée sur épave il n’y a que ça de vrai !

Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille

Le jeune Brice à la remonté nous a fait des essais d’hyperoxye … ben il tient les 3B de PPO2 pendant longtemps…. il est apte au service !

Plongée Epave la Drome Marseille
Plongée Epave la Drome Marseille

Merci à Christophe et à ADPP pour l’organisation de cette plongée.

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Caramassaigne site de plongée Marseille

Plongée en recycleur à Caramassaigne Marseille

Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille
Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille

Me voilà de retour à Marseille sur l’invitation de Christophe pour plonger et me nettoyer la Tête. On va donc tester sa nouvelle structure associative ADPP et on commence par Caramassaigne. (Associassion pour le dévelloppement de la plongée profonde)

Seulement la météo ne semble pas trop de notre coté, la météo annonce tempète de Mistral il va falloir la jouer fine.

Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille
Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille

Le premier jour ce sera le site de plongée de Caramassaigne un beau tombant plein de gorgones multi-profondeurs qui permet aussi au autres plongeurs d’effectuer leurs exercices sans « plomber ».

J’adore Marseille et ses sites de plongées j’aime ces contrastes de couleurs entre le bleu azur de la mer et le blanc des falaises, c’est magnifique.

On part en premier avec Christophe, on descend sur le fond, le tombant s’éclaire sous mes phares vidéo et creuse les trous ou se cachent des Mostelles. On se promène le long du bas du tombant l’eau est fraîche , 12°C et 13 ou 14 en surface.

plongee recycleur caramassaigne
plongee recycleur caramassaigne

On arrive bientôt jusqu’au bout qui est sur le fond et qui annonce l’entrée de la grotte aux trois Mostelles, le but allez le plus loin possible pour voir le virage à droite.

plongee recycleur caramassaigne
plongee recycleur caramassaigne

Le fond est sableux, il ne faut pas le toucher. Je devrais renoncer avant le virage, car la frame du recycleur touche en haut… et mon pack batterie (et mon ventre LOL) en bas. Il faudrait décapeller avec deux S60…

Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille
Plongee Recycleur Caramassaigne Marseille

La remontée est belle sur le tombant parmis les gorgonnes, et la sortie face à la falaise est sublime.

plongee recycleur caramassaigne
plongee recycleur caramassaigne

Vidéo de plongée Caramassaigne Marseille

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L’importance de l’alimentation & hydratation en plongée

L’importance de l’alimentation et de l’hydratation en plongée

De l’importance de l’alimentation et de l’hydratation en plongée profonde : rien ne sert de s’y prendre la veille, on ne va pas effacer une mauvaise IMC (indice de masse corporelle), issue d’une mauvaise alimentation, mauvaise hygiène de vie voir même combiné à un manque total de pratique sportive.

 

La Banane meilleur aliments des sportifs ?
La Banane meilleur aliments des sportifs ?

Pour commencer les médecins estime les besoins en apport calorique pour un homme de 2100 par jour et de 1800 pour une femme dans le cas d’une sous activité sportive. Si on pratique plus d’une heure de sport par jour les besoins peuvent monter à 3500 pour un homme et 2800 pour une femme. Si l’on ramène cela à la plongée, cela va donc dépendre de la température de l’eau, du nombre de plongée par jour, de leur durée et de l’intensité de l’effort produit bien entendu.

Un voyage plongée se prépare donc bien avant. Il faut surveiller son alimentation, ne pas faire d’excès.

Les deux repas d’avant plongée sont important, ils doivent préparer à l’effort musculaire, lutter contre le froid, ne pas causer de troubles gastriques, en apportant assez de sucre pour éviter les hypoglycémie.

Le petit déjeuner le repas le plus important
Le petit déjeuner le repas le plus important

Le repas le plus important du plongeur

Il faut manger léger, mais assez pour se sustenter, des protéines, de la viande (100g) ou du poisson ou deux œufs. Pas plus de deux fois des protéines par jour. Personnellement j’aime bien manger du poisson lors de mes déplacement plongée, car un on est au bord de la mer (sauf lac) et deux il faut bien rappeler aux poissons qui est le chef : c’est moi qui les mange et pas le contraire ! LOL
rien ne sert de se charger en Protéines, ce n’est pas elles qui fabriquent du muscle, mais la pratique régulière du sport.
Il faut éviter le gras (c’est universel) et favoriser les sucres lents qui vont être stockés dans les muscles afin de se libérer le moment venu. De plus il faut déjà penser à s’hydrater abondamment, 1,5 litres d’eau par jour au minimum et s’y contraindre pour ceux qui ont tendance à ne pas boire.
Si le plongeur, n’a pas assez de sucres lents, et si il doit fournir un effort soutenu comme lutter contre le courant, si il a froid, il risque l’hypoglycémie. (l’hypoglycémie peut mener à la perte de connaissance). A contrario, si le plongeur prend trop de sucre rapide avant la plongée, le corps va réagir en produisant un surplus d’insuline afin de faire chuter la glycémie, et en cas d’effort, ou d’eau froide, de nouveau on va se retrouver en hypoglycémie. On se retrouve donc avec l’effet inverse de celui es conté.
On en reviendra toujours au principe de base de l’alimentation sportive, il faut ingurgiter des sucres lents avant l’effort afin de « nourrir » les muscles pendant les effort et les aider à mieux récupérer. Les sucres rapides ne serviront que pendant l’effort ou juste après et encore à faible dose. (Barre chocolatée au palier par exemple).
La banane est l’un des fruits pour sportifs les plus énergétiques et affiche 90 calories aux 100 grammes, dont la plupart proviennent de ses glucides. Séchée, elle atteint les 290 calories. La banane est riche en magnésium et potassium tout comme le kiwi. Grâce à cela, la banane permet d’éviter les crampes et les courbatures chez les sportifs, elle est idéale au petit déjeuner du plongeur, et elle est est riche en vitamine C & E aux propriétés antioxydantes favorables à la décompression (mise en avant dès 2004 par le laboratoire Isocell).

Les sucres lents sont primordiaux pour le plongeur

Les sucres lents peuvent être des pâtes, du riz, des céréales, des pommes de terre, du pain (complet, levain, céréales). Il faut manger aussi des légumes cuits et non crus qui peuvent générer des troubles gastriques et préférer des fruits aux desserts et fromages.
On peut prendre des protéines végétales, en remplacement des protéines animales sans toutefois dépasser l’apport d’équivalent de 100g de viande, tel le soja, les légumineuses les algues….etc.
Il faut éviter tout les aliments lourd à digérer riches en sauces, graisses, ou trop de viande, ou les légumes comme le choux, les haricots blancs les boissons gazeuses ou autres fritures qui peuvent « déranger » votre estomac.

L’importance de l’hydratation avant et pendant la plongée

Avant une plongée profonde il faut boire un litre d’eau à minima et continuer sous l’eau au palier, de 0,5 à 1L d’eau ne sont pas de trop, il ne faut pas avoir peur de faire pipi c’est bon signe.
Pas d’alcool, ni bières ni de boissons pétillantes ni surtout froide qui peuvent générer des diarrhées (ne pas boire l’eau du lac à 6°C aux paliers par exemple…) Bien se souvenir que l’alcool déshydrate. Dans le cas de journée à plongées multiples, ne surtout pas faire comme certain qui se jettent sur le ti’ Punch sur le bateau, puis sur la bouteille de Ricard à l’apéro, puis le quart de rosé à table.
De plus il faut adapter son hydratation à la température extérieur et sa transpiration. En Égypte on buvait jusque 6L d’eau par jour en prenant des sel pour fixer l’eau dans le corps et éviter la sudation.
Prendre des boissons énergisantes ne sert à rien, voir même risque de mettre à mal votre cœur, elles sont chargées en caféine et taurine qui ne servent à rien pour le sport.

Après la plongée

Eau bicarbonitée permet de récupérer plus vite des efforts pendants la plongée
Eau bicarbonitée permet de récupérer plus vite des efforts pendants la plongée

Tout d’abord il faut continuer à boire c’est le plus important, boisson chaude ou froide gazeuse ou plate à la sortie de l’eau cela n’a pas d’importance. Prendre de l’eau bicarbonatée, ou isotonique permettra une meilleur hydratation et récupération en éliminant l’acide lactique plus rapidement. Ensuite on peut prendre une barre chocolatée, des fruits secs etc mais pas de protéines qui ne servent à rien à ce moment là. L’organisme est encore en train de puiser dans ses réserves de sucres lents pour produire de l’énergie.

Le repas du soir revêt aussi une importance. Ne pas oublier de privilégier les sucres lents, mais s’il s’agit là du repas post plongée, ne pas « se lâcher » car les calories vont se loger directement dans le gras du ventre et pas dans les muscles. On peut se faire plaisir en mangeant en évitant les graisses ou autre met trop lourd à digérer. Donc on va éviter la Pizza dégoulinante de fromage fondu et pas toujours de bonne qualité le tout arrosé de bière, car là on est sure que rien n’ira nourrir le muscle LOL .

EVALUATION-DES-TABLES-HELIOX-PROFONDES-DANS-LE-TRAITEMENT-DES-ACCIDENTS-DE-DECOMPRESSION-DE-TYPE-II-EN-PLONGEE-LOISIR

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Plongée recycleur épaves du Ghrib et Labillon

Grand beau temps sur Marseille pour ce week end de plongée sur les épaves du Ghrib et du Labillon

Plongée recycleur sur les épaves du Ghrib et du Labillon

Rien de tel qu’une plongée entre potes par un beau week end de Juin 2012 à Marseille. J’avais du annuler ma participation aux plongées avec Pim sur les Epaves du Protée et du Natal à cause du boulot. Donc ce week end serait ma compensation… et quelle compensation en fait !

Grand beau temps sur Marseille pour ce week end de plongée sur épaves

L’épave du Ghrib était à l’origine un remorqueur, qui tirait son chaland le Labillon, les deux furent coulés par un sous marin :

Un peu d’histoire sur les épaves du Ghrib et du labillon :

Le GHRIB, un remorqueur était la propriété de la société Chagnaud. Le 13 mars 1943 il quitte le port de La Ciotat pour se rendre à Marseille, il remorque le chaland LABILLON qui transportait des matériaux de construction d’une digue. Arrivé à 6 milles à l’Ouest de Cassis en face de la calanque de Sormiou, il est pris en chasse par le sous-marin anglais HMS Taurus, qui coule le Ghrib et Labillon au canon. Les deux sont envoyés par le fond en quelques minutes. Les marins survivants furent sauvés par des pêcheurs de Cassis qui avaient assistés à la scène.
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Yannig

Les épaves du Ghrib et du Labillon Aujourd’hui :

Le GHRIB et le LABILLON reposent désormais à 25 mètre l’un de l’autre bien à plat et en excellent état par 96 m de profondeur sur un fond sablonneux. Les deux épaves ne seront découvertes que bien des années plus tard grâce à un ROV de la COMEX et à la passion de son président Henry Germain Delauze.

Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Beaucoup de banc de poissons sur l’épave du Labillon

Arrivé la veille avec tout le matos de Pervers, alias Jérome, on devait rejoindre Pancho Villa allias Yannig dit « le mexicain de Courchevel »… la préparation du matos m’avait quand même pris 1,5jours… pendant que les autres s’amusent… GRRRRR
Le premier soir, on dine chez « loule », puis on va se coucher de bonne heure.

Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

La proue de l’épave du Labillon

JOUR 1 Plongée sur le Ghrib et le Labillon

On est au centre vers 8H pour avoir le temps de tout préparer se présenter et équiper le bateau, on a prévu un run time de maxi 160′ pour 25′ fond.

Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Perspective sur l’épave du Labillon

L’organisation et le matériel :

Christophe sera notre pilote, assisté par un plongeur sécu dont le rôle sera de nous attendre à 30m, et nous accompagner à 6m, ou se trouvera une bouteille d’oxy. Parachute orange besoin de gaz, parachute jaune besoin d’assistance.

Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Visi infecte sur le Labillon

La plongée sur le Labillon :

Déjà quand on se met à l’eau on voit tout de suite que l’eau est chargée, « il neige » c’est comme si des flocons ou de la cendre tombaient au fond, ce qui s’explique « naturellement LOL car après du mistral et vent d’ouest on est dans la zone où dérivent les égouts de Marseille … ce qui nous a valu encore plus de poissons sur l’épave.
D’ailleurs en surface, alors qu’il l’a plongé moultes fois, Christophe est géné au sondeur par des bancs de poissons qui la masque.
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Des Mola Mola (poisson Lune) viennent à notre rencontre

Après une une descente moyenne entre 25 et 32 m/min, j’arrive le premier au fond, quelques mètres avant le fond je prépare mes éclairages. Et là rien…. le sable…. ha merde !! ça y est ça recommence ! Puré de chat noir ! Ya pas d’épave ! C’est comme la dernière fois ! Je fais un 360 ° mes phares éclaires …. les particules puré d’Adèle !!! c’est pas vrai c’est la scoumoune ! Mes binômes sont là, je dirige mes phares vers le fond pour éviter l’éfet particule, et …. effectivement je distingue alors une masse sombre vers ma droite à ..a peu près 4m…
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Visites des cales du Labillon

Yannig a déjà dégainé son spool, l’accroche à la ligne et on part en direction de cette « masse sombre »…
Ah ben quand même ! C’est bien elle ! Et il ya du poisson partout ! Yann accroche la ligne sur l’épave, et nous voilà partit à la découverte de cette épave …. la visi est pourri, 2,5m ou 3 m maxi. L’épave est couverte et recouverte de filet, il y en a de partout, Il ya même une batterie de camion sur le bord….. on continue sur le dessus vers l’étrave ( je ne comprendrais plus tard que c’est l’avant), je regarde vers le fond et je ne le vois pas… il faut que je descende un peu pour distinguer le sable et voir comme un gros boute au fond qui part vers l’avant, c’est là seulement que je commence à comprendre qu’on était sur le Labillon, le chaland, vu la visi, le Ghrib étant à 25m, on devrait le voir, laisse tomber, gars, on va explorer celle là ! LOL
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Bô ! le Jérome !

En tournant sur l’épave on croise un Mola Mola, et vers l’arrière du Labillon on trouve enfin un espace non recouvert par les filets, qui nous permet de passer dans les cales du chaland, ou je descend suivi de Yannig, Pervers reste au dessus à nous regarder. Au fond je trouve encore une batterie de camion, je me demande qui peu bien balancer des batteries de camion à cet endroit, ??? c’est hyper polluant!
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

L’étrave du Labillon complètement recouverte par des filets

L’ambiance est bizare on nage dans les cales sous une voute de filet avec le spool à la main….
mais faut qu’on prenne du soucis aussi on est à 94m, et faut rester dans le run time, on a prévu de sortir en 160′, et il faut qu’on retrouve la ligne LOL…le temps de rembobiner le spool, mais yannig gère cela très bien c’est son boulot après tout ! LOL
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Peux t on m’expliquer pourquoi retrouve t on autant de batteries « récentes » sur l’épave du Labillon ?

De toute façon la visi est tellement merdique qu’on s’arrache. Ben heureusement qu’on l’avait spoolé celle là, sinon…. RE remonté en pleine eau !
On remonte tranquille….mais je sens mon Pervers… légèrement en retard sur Yannig
et moi, je suis sur qu’il a joué avce ses gradient factor…plus conservateur, pourtant je garde ma PPO2 à 1,3….
Plongee epave le ghrib deep ccr tartiflette team

Ambiance Filets….

A 6m au bout d’un temps certain…., Yannig qui a forcé sa Ppo2 m’annonce 10′ restant, merde moi c’est 35′ et je m’attend au pire avec mon pervers…. 50’…. puré NON j’y crois pas !….ma purge pipi ben forcément elle purge inside depuis un moment, et l’étanchéité de l’inflateur de la combar est parti en couille, et l’eau est fraîche…Forcément le Yannig sort et c’est moi qui vais me coltiner les 20′ supplémentaires pour rester avec mon Pervers… Chouette …. LOL….
Je termine en 140′ mais on reste et sort en 157′ Promis ce soir, je vais la lui régler moi sa machine tu vas voir ! LOL
Il va me la payer celle là….
Sortie de l’eau…. (et depuis le temps que je lui dis ….) je fais remarquer à tout le monde y compris Yannig.. la config un peu pourrav du meg de Jérome, des tuyaux dans tous les sens, entremêlés, le harnais à l’arrache….etc et ces foutus GF à la con…. du coup grande discussion et hop le pervers est Obligé de se coltiner la reconfig totale de sa machine cet apm…pendant que moi je ferai la sieste… LOL
Je t'<3 jerome LOL

Pour l’organisation de ce week end nous avons utilisé les compétences de Christophe et de son équipe du http://www.grasm-plongee.com/ .

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Reprise des plongées Profondes 128m a Thun en Suisse

Reprise des plongées profondes au Beatenbucht à Thun en Suisse

Reprise des plongées Profondes 128 mètres a Thun en Suisse au BeathenBuch

Pour ce week end, il y avait le choix, soit Ski et ma fois la tentation était bonne, il y a encore de la neige et la météo prévoyait un temps de OUF, ou alors, le démon de la PPO2 reprenant, aller à Thun en Suisse revoir ma belle falaise du Beatenbuch pour une plongée profonde, Lolo et Greg serait aussi là bas.

Un temps magnifique pour cette plongée profonde en recycleur à Thun ce week end

De la nécessité de s’entraîner à la plongée profonde

Donc après la plongée de samedi midi au lac du Bourget, pour tester du matos, gonflage….
Le démon des haute PPO2 me reprend… après la saison de ski et ses PPO2 basses, LOL, il est important de se remettre à l’entrainement : les techniques, le mental, le physio….
Re-soumetre son corps aux fortes pressions, fortes PPO2, gérer son stress, reprendre ses techniques… juste sur un Touch and Go, avant de pouvoir envisager de passer plusieurs minutes à ces profondeurs lors d’une exploration d’épave par exemple. Papa déclare forfait…

Alors là réveil le dimanche matin à 5h30, le WE du changement d’heure, ça revient à 4h30 plus 3h de route… toute ce que j’aime pas. Arrivé au Beatenbucht, le temps est magnifique, les montagnes sont blanches et le lac est d’huile.

Seb voulait plonger à 130m, fallait bien l’accompagner ..

Il est déjà là avec son pote Bertrand, presque prêt… mon dieux y sont fout ces Lux…, faut que je me prépare… et à part ça ? Vous posez une ligne ? Non ? Bon ben on va en mettre une alors ! On y mettra déjà l’oxy, ce sera déjà ça de moins à trimballer. Il est juste prévu de faire un touch and go, à 130 donc sur un run time de 120′.

On descend lentement, trop lentement, pas plus de 20m/min, suis en tête, on descend pas assez à droite alors on se tape tout les ressauts, on perd de la vitesse. Elle est toujours aussi belle cette falaise, et puis elle me manquait….
Vers 120m, un bruit caractéristique…. »Pfiouuuuuu » ha ça me rappelle les DS4 à Captain…je chèck mes pressions et PPO2, tout vas bien, j’ai stabilisé avant 130 du coup.
Seb me dépasse et se cale à 133, le chapelet de bulle, c’est lui ! Il remonte un chouille, je redescend un poils, c’est la vanne de surpression de son Oxy qui fuit…Merde, ça sent les exos ça, c’est pas cool.

Le profil de la plongée profonde à 128 mètres en recycleur au Beatenbucht à Thun en Suisse
Le profil de la plongée profonde à 128 mètres en recycleur au Beatenbucht à Thun en Suisse

Un signe OK ? Ok ! Il me voit zen, je le vois zen… donc on s’auto zen attitude.
Première profonde de l’année…. GRR, SEB réagit super bien, il ferme son oxy, et entame la remontée, en manuel, on se colle ça se passe super bien.
Arrive les premier paliers, mais SEB reste toujours quelques mètres en dessous de moi. Vers 30 mètres je sens carrément de l’eau qui rentre par mon inflateur d’étanche. Au bout de quelques minutes je commence à avoir vraiment froid. Puis le pire… la chose la plus affreuse qui me soit jamais arrivé, la gastro….C’est juste insoutenable…
….

La longue décompression aux paliers au Beatenbuch à Thun

Je suis à 8m sur le sommet d’un rebord et je surveille SEB qui est juste en dessous de moi, il me reste environ 60′ de déco, je me vide pendant que ma combar se remplie …. d’eau à 5°C entre autre, LOL, souffrance physique, psychique et morale…mais bon sang que fout Seb ? Qu’il me rejoigne et on se casse !!! ( il me dira plus tard qu’un de ses Shearwater était réglée sur eau salée) A ce moment là envie de me tirer de laisser tomber la déco tellement j’ai mal au ventre, et froid. Mais voilà il y a encore 60′ de déco et Seb…

Je tremble tellement que ma main posée sur une pierre fait lever la peuf alentour, puis viennent les crampes… bordel… sans doute issues de la déshydratation de la gastro. Et je pense à l’importance de l’alimentation en plongée.

Il me rejoint enfin et on file vers la corde, aussitôt je sort de la boucle et passe sur oxy en OC, afin de gagner de précieuses minutes. Je remonte le tout vers 4,5 mètres et enfin je sort.
Bertrand est là et m’aide à me déséquiper MERCI Bertrand, je gagne de précieuses minutes, je pose le recycleur et je fonce vers mes deux chênes favoris LOL.

Enfin manger un peu avec mon Lolo, le beau lac de Thun au Beantenbucht en paysage et les montagnes enneigées.
Enfin manger un peu avec mon Lolo, le beau lac de Thun au Beantenbucht en paysage et les montagnes enneigées.

De la nécessité de se former à la plongée profonde

Seb a super bien réagit, et tout c’est très bien passé. On débrieffe ce qui s’est passé, et je lui conseille de faire vérifier sa MP et sa vanne de surpression. C’est alors que Olivier qui a suivit la conversation , lui demande s’il a viré la surcompensation de ses premiers étages tek3 ? « ben non » « mais comment c’est possible !!??? ben cherche pas ! » Et ben voilà, il a acheté son Meg stripped, et personne ne lui avait dit….

GRRR
On se donne rendez vous pour bientôt, faut attendre que l’eau chauffe aux paliers LOL.

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AP Diving en charge de la qualite de l’air dans DeepSea Challenger

Le fabricant de recycleur AP Diving en charge de la qualite de l'air dans le sous marin de DeepSea Challenger

Le fabricant de recycleur AP Diving en charge de la qualite de l’air dans le sous marin de DeepSea Challenger

On en avait déjà parlé James Cameron s’est mis en tête de descendre au fond de la fosse des mariannes, l’endroit le plus profond du monde sous les mers.
Le Figaro.fr fait un rapide résumé de l’aventure ICI
James Cameron prévoit de rester 6 heures au fond et de faire des prélèvements.

 

deepsea-challenge-james-cameron-deep-ccr-tartiflette-team.jpg

Une illustration du sous marin de James Cameron dans la fosse à -11000 mètres

La deuxième passion de James Cameron après le cinéma est la plongée et avec le National Géographic, il va plonger au point le plus profond des oceans. Vous pouvez suivre L’aventure ICI

ap-diving-recycle_air_sous_marin_deepsea_challenge_james_cameron_deep_ccr_tartiflette_team.jpg

Le Logo de AP Diving en bas à gauche de la photo

AP Diving devait garder sous silence et au secret sa participation dans l’aventure, mais on le voit ici son logo dans la cabine trahit son implication dans l’aventure.
L’équipe de Deepsea Challenger viennent de terminer leur essais au fond de la fosse de Nouvelle-Bretagne, Challenger Deep est maintenant en route pour Guam.
Mercredi le sous marin a passé plusieurs heures à 8221m…. Ceci est la plongée solo la plus profonde et le sous marin opérationel le plus profond. la profondeur visée est de l’ordre de 11 000 mètres, ce qui place la barre beaucoup plus haut ou plus basse LOL .

AP Diving est responsable du maintient de la respirabilité au sein du sous marin. C’est à dire de retirer le CO2 expiré et de contrôler la PPO2, de la même façon qu’il le font tout les jours pour leur recycleurs. Le scruber principal (filtre de chaux) est piloté par un ventilateur dont l’alimentation provient du sous marin. En cas de panne du ventilateur, le pilote du sous marin passera sur un recycleur de secours (bailout). Le pilote aura à peu près 70 heures d’autonomie en fonction de sa ventilation respiratoire. Toutes les données sont enregistrées dans la mémoire de l’ordinateur Vision, mais sont aussi envoyées en live au système de communication et transmises toutes les trois minutes à la surface.

AP DIVING et Martin Parker sont en contact journalier avec l’équipe, afin de débrieffer les données des plongées.

/ Le national Geographic soutient James Cameron

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Plongée épave Bananier la Ciotat

Mer Méditérranée pétole pour cette plongée sur l'épave du Bananier à La Ciotat

Plongée épave Bananier à la Ciotat avec Alex

Alex m’a contacté pour organiser ce week end avec une plongée sur l’épave du Bananier et du du Heinkel 111. Mais comme d’hab ou souvent, je ne plongerais pas le Samedi pour cause de travail…du coup pour diverses raisons on ne plongera tous que le dimanche à la Ciotat. Du Team du Deep CCR Tartiflette je serai le seul, pervers se remet de son MF2, et papa fait ses devoirs.

Mer Méditérranée pétole pour cette plongée épave Bananier
Mer Méditérranée pétole pour cette plongée sur l’épave du Bananier

Je prends la route à 16h20 en retard de 20′ bien entendu, normal ya toujours un truc qui retarde, mais bon la red bull est dans la boite à gant réfrigérée et la dive mobile chargée à toc avec en plus la barre de palier. J’ai plongé la première et seule fois sur l’épave du Bananier avec Brigitte Lenoir en 2009.

Alex m’accueille donc chez lui à Aix autour d’un plat de carbo du style plus ya de gras …. plus ça me va… LOL et sa femme nous gate avec moulte friandises…(tiens au fait le gâteau au chocolat ….il est passé ou Alex …)

Préparation de la plongée épave Bananier
Préparation de la plongée épave Bananier

Dimanche matin rendez vous vers 9h30 10h à la Ciotat pour préparer les affaires pour cette plongée épave Bananier, il fait beau chaud et la mer est pétole, que du bonheur en perspective. On charge le bateau on sera 9 plongeurs en tout, et je dois faire équipe avec Alex et Arnaud qui lui sera en recycleur Revo, il y a aussi deux plongeurs en circuit ouvert (Bi18 et B20) de chez bulles de rèves, ils ont des actions chez air liquide sans doute LOL .

Plongée épave Bananier Philippe Peyrus tout beau sur son baaaaato
Plongée épave Bananier Philippe Peyrus tout beau sur son baaaaato

Alex et moi emportont chacun trois bail out qui nous rendent autonome jusque 6m en cas de pb et nous aurons de l’oxy à 6m. Pour cette plongée sur l’épave du Bananier, on prévoit un run time de 110 à 120′.

Plongée épave Bananier la palanquée de Jacques au départ
Plongée épave Bananier la palanquée de Jacques au départ

La mère est pétole pas de vent et on est rapidement sur le site, on organise les palanquées et on décide de partir en dernier. On aide les autres à s’équiper, on partira en dernier, pas facile de gérer les butagaz des « ouvert » ….

On se met à l’eau et on fait notre bubble check à 4 mètres et puis gazzzzzzzz as usual une descente rapide dans le bleu…c’est bon…c’est beau….on croise tout le monde qui sont sur la ligne en train de remonter. On prend de la vitesse…. <3 j’adore….

Plongée épave Bananier une très belle descente au fond
Plongée épave Bananier une très belle descente au fond

Arrivé en bas on n’est plus que deux,….Arnaud s’est aperçu qu’il ne pouvait pas nous suivre….il avait oublié ses plombs…..et donc il s’est aretté en route pour remonter. En bas un homard nous attend dans un filet, la ligne n’est pas loin du corps principale, qu’on rejoint. Cette partie de l’épave du bananier, que l’on apelle l’avant est en fait en deux morceaux.

Le Homard dans le filet de l'épave du bananier
Le Homard dans le filet de l’épave du bananier

Il existe aussi une partie arrière, plus la chaudière du Bananier, qu’on avait plongée avec BRi en 2009.

L'arrivée au fond sur l'épave du Bananier
L’arrivée au fond sur l’épave du Bananier

Rencontre avec les Mola Mola sur l’épave du bananier à 90 m

On fait le tour de la proue, on remonte à la hauteur du pont quand soudain au loin on distingue dans le bleu au fond 4 ou 5 Mola Mola, on y va rapidement et doucement…pour ne pas leur faire peur, mais ils disparaissent….zut alors….sauf un qui reste immobile, chouette !! j’y vais en premier, au fond de moi je me dis « ne luis fait pas peur…vas y doucement…ce serai trop le kif énorme si les autres ne les avaient pas vu… »

Le bonheur un Mola Mola sur l'épave du Bananier rien que pour nous !
Le bonheur un Mola Mola sur l’épave du Bananier rien que pour nous !

J’arrive seul sur lui, Alex est en retrait, mes 18000 lumen à 50 cm n’ont pas l’air de le déranger, Alex a aussi peur que les flash ne lui fassent peur, c’est completement inespéré de rester aussi longtemps en face à face avec ce poisson de 80 cm de long environ. (Les plus gros font jusque 2m pour 200kg)

Un beau Mola Mola de 80 cm
Un beau Mola Mola de 80 cm

Puis de deux coups de nageoire il est loin, et on fait demi-tour pour retourner sur l’épave.

 

Nico en plein shooting avec le Mola Mola
Nico en plein shooting avec le Mola Mola

 

On fonce sur le canon pour le shooter, je suis conscient que la puissance de mes protos gène Alex, mais depuis nos plongées de cet été à cavalaire, dont la magnifique sur la dorsale, il sait gérer, il est bon ce petit LOL.

Le canon du Bananier
Le canon du Bananier

Ya même un congre qui se planque sous le canon du bananier.. Pendant que Alex s’écarte pour avoir une vue d’ensemble, je redescend sur le pont, passe devant la cuisinière avec comme l’envie, de voir si on peut pas descendre dans une cale…pour voir, elles sont habitées par un banc de poisson qui speede dans tous les sens, mais ya décidement trop de ligne qui pendouillent en travers, et avec mes 3 bails out, mes spots vidéos et mes fils d’alimentation….c’était chaud….alors ce sera pour une prochaine fois…

Les cales du Bananier sont tentantes
Les cales du Bananier sont tentantes

 

On retourne sur l’avant, revoir notre homard qui est mal en point, mais Alex me fait remarquer qu’on est déjà à 20′ de temps de plongée et que notre temps de remontée sera de …100 à 110 minutes, pffffff ya des fois où on bien… enfin on est toujours bien au fond…et pourquoi il est rabat joie là !!!

La remontée….et ses aléas…

Ya pas grand chose à dire…on remonte rapidement au début puis on ralenti un peu, puis un peu plus enfin tout est normal, bien l’eau est chaude, I’m happy . De belles images plein les yeux…Nickel… Quand.. ALLAAARRRRRMMMMEEEE !! je m’affole pas de prime abord, ça doit être la deuxième cellule qui fait des siennes, suite à une injection manuelle…mais NON ! Alarme batterie 1 et 2 sur les ordis C1 et C2…de 100% elles sont tombées toutes les deux à 25% en même temps !
Incompréhensible, la batt 2 ok elle a un an, la batt 1 elle, est neuve d’Avril acheté chez AP… C’est quoi ce binz ! Bon on est à 21m, et il reste 87′ de déco…ha ben tien ! Ca va tenir ? Elle m’est jamais arrivé celle là ! Bien entendu toute la faune présente dans l’eau à ce moment là est au courant tellement ça flash et que le buzzer BUZZZE!!
Impossible de la couper cette fichue alarme, ca va bien finir de me pomper la batterie cette connerie ! C’est là ou le cerveau gamberge et tu te remet en cause la lecture des PPO2 ….si la batt est naze..faut rester zen, et je me suis souvenu d’une conversation que j’avais eu avec Martin Parker, dans ce cas en fonction du niveau de la batt, le handset va séteindre, le buzzer et seul le hud fonctionnera, pouvant permettre de contrôler sa PPO2 en remontant….mouaip facile à dire LOL. Expérience et formation, mères de la sécurité en plongée.

Déco sur la barre de plongée épave bananier, sept. 2011
Déco sur la barre de plongée épave bananier, sept. 2011

Enfin, bref, arrivé sur la barre de palier, ….je me suis senti plus proche de la surface LOL j’ai rincé plus que de coutume, et à 6 m je me suis senti un peu soulagé de rencontrer une S80 d’oxy…au Kazou. Une chose me surprend cependant, malgré notre gros temps fond et notre retard sur la remonté à cause de mes soucis de Batt, les autres plongeurs partis bien avant nous sont encore au palier..

plongée et Mola Mola sur le bananier
plongée et Mola Mola sur le bananier

Marc en sortant de l’eau voulait nous piquer la S80 d’oxy…hop hop hop tu nous la laisse stp ? hein copain  on sait jamais vu la situation….
Quel farceur ce Marc!
Bon c’est enfin l’heure de sortir pour moi (134′), mes rinçages à outrance ont rincé mon Oxy, mais la machine a tenu, j’ai 14′ de retard sur le plan et la mer est toujours aussi pétole….

Seul Alex et moi avont vu les Mola Mola du Bananier

En remontant sur le bateau….je lâche un « zavez vu les Mola Mola ? »…les autres livides….verts… »hein ? Quoi ? Ou ? » extraordinaire !! Alex enfonce le clou ! Le temps de rentrer au port le weather tourne au grain, ce qui va nous aider à rincer le matos. Vers 16h on déjeune à l’espagnole dans la salle de cours de Plongée Passion, où je branche mon PC sur le vidéoprojecteur pour faire admirer NOS Mola Mola à tout le monde LOL

Bon allez zou, c’est largement tard ya encore la route pour rentrer.
run-time-plongee-bananier-deep-ccr-tartiflette-team.jpg

Le fichier du runtime de notre plongée sur l’épave du Bananier à la Ciotat

 

 

Created with Admarket’s flickrSLiDR.

Les photos de la plongée sur l’épave du Bananier d’Alex sur son blog

Explication du provblème rencontré sur mon recycleur :

Après avoir vérifié avec AP Diving dans certaines conditions de plongée alors les deux batteries sont utilisées en même temps par la machine, comme par exemple lorsque la PPO2 est éloignée de la valeur du setpoint. Il existe un version de Soft en développement, (Steeve m’en avait parlé en Irlande) ou le recycleur utilisera seulement la batterie 1, qui s’usera donc plus vite mais préservera la batterie 2. ( Il y aura aussi plusieurs changement dans ce logiciel…setpoint variable etc). Pour mon cas présent, Il est de la caractéristique du Lithium de chuter très rapidement à la fin de leur vie, même si dans mon cas et heureusement c’était bien des Energizer. A ma question  » mais pourtant la Batt 1 était neuve de quelques mois ? » la réponse de chez Ap fut  » Nicolas on a regardés tes téléchargements, tu as vu le nombres d’heures que tu as faites cette années ?  » …..Ouaip bon ben c’est une bonne machine….je l’utilise….Donc avant une grosse session et après des heures….piles neuves !

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Octopus parle de notre plongée sur le Protee et le Natal

Le récit de à la Poursuite du Protée et du Natal dans le magazine de plongée Octopus de Juillet

 

Le magazine de plongee Octopus parle de notre plongée sur le Protee et le Natal
Le magazine de plongee Octopus parle de notre plongée sur le Protee et le Natal

Octopus le magazine des plongeurs tech

Le magazine Octopus, reprend le récit de nos aventures sur les plongées que nous avons effectués sur le Protée et le Natal en Avril 2011.
Avec quelques photos de nos amis Brigitte Leccia, Alexandre Fox et Aldo Ferrucci.

/ A la poursuite du Protée et du Natal, plongée sur les épaves très profondes et Mythiques

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Plongée sur l’épave du Tirpitz en Italie

Photo du cargo Tirpitz lors de sa grande époque avant que cela devienne une épave copyright Nautilus TDC

Plongée sur l’épave du Tirpitz en Italie a Santo Stefano al Mare

On avait bien un projet de plonger sur le Tirpitz entre autre ce week end du 5 juin, sur plusieurs jours avec greg, Malheureusement, faute de participant c’est tombé à l’eau. Mais Aldo me proposa de les rejoindre lui et ses élèves le dimanche….depuis le temps que je voulais plonger cette épave !
Plongée sur l’épave du Tirpitz à Santo Stefano al Mare avec le Deep CCR Tartiflette Team & Aldo.

 

Donc le dimanche matin, lever à l’aube et départ à 6h je dois être à santo stéfano al mare à 11h30 et j’ai 400 km à faire. Passé le tunnel du Fréjus, l’enfer de Dante à comparé de l’état de la route sous le déluge de flotte qui inonde la route c’est de la roupie de sansonnet ! Neige à 2000 m et pas plus de 90 km/h obligatoire…pffff, L’italie n’est plus ce qu’elle était !

Arrivé sur place en avance, juste le temps de boire un kawa sur le port et faut que je monte la recycleur. On sera une dizaine en tout, Aldo en minimeg, Erwan en recycleur Hamerhead, sa femme en Inspiration Classic et les potes d’Aldo en ouvert.

Il ne fait pas beau le vent souffle et la mer commence à bouger. le brief est en Italien et je ne l’écoute pas je m’intéresse au Hamerhead de Erwan
On se met à l’eau en premier, les italiens ont bien fait les choses, il y a un bout qui courre le long du bateau jusqu’au boute principale, il y a un peut de courant et on peut se déhaler dessus. Erwan est déjà à 6 m à attendre sa femme, qui tarde un peut à cause d’une cellule qui merdouille un peu. A 10 m bubble check puis comme tout est OK GO Fast down !

En bas sur le pont à 67 m c’est plénitude, je déploie mes phares sur mon vieux caisson ressortie pour l’occasion, en attendant de recevoir le nouveau GOPRO. Mais les autres n’arrivent pas, juste un « ouvert » , je tourne en rond en attendant vérifiant l’équilibrage de l’ensemble puis ils arrivent.
L’épave du Tirpitz est située en face de Portosole à San Remo, connu depuis des années par les pêcheurs et les plongeurs de la région comme le « Steam » (vapeur), Il a finalement été identifié en Juillet 2000 grâce à la découverte de la cloche. L’épave est couchée sur le flanc gauche, à une profondeur d’environ 90 mètres, mais ses dimensions impressionnantes font que l’épave remonte jusqu’à une profondeur de 67 mètres.

Caractéristiques du cargo Tirpitz

Nom: Tirpitz
Type: Cargo
Année de construction: 1921
Chantier de construction: Schiffsbaugesellschaft Flenburger – Flensburg (Allemagne)
Propriétaire: AG Packelfahrl Hamburg-Amerika – Hambourg (Allemagne)
Nationalité: allemande
Tonnage brut: 7.970 tonnes
Longueur: 143,6 mètres
Largeur: 17,8 mètres
Chevaux admis: 3700
Hélices: 1
Vitesse: 12 noeuds
Chargement : équipement mécanique et pièces de rechange

Le Tirpitz était parti de Hambourg à destination de Gênes et est resté coincé en Mer Méditerranée au début du conflit en 1941. Il était sous pavillon de la Reederei Mittelmeer, une société militarisée créé par le gouvernement allemand pour gérer les quelque 50 navires de pavillon allemand qui avait été concentrée dans les eaux italienne. Le Tirpitz a été torpillé par un sous-marin britannique le 23 Juillet 1941 et a coulé.

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Plan de l’épave Tirpitz (c) Nautilius tdc

Le boute est situé, grosso modo sur le château, l’épave est couchée sur le flanc. On part donc vers l’avant. Il n’y a plus de courant. Il y a pas mal de poissons, on descend le long de l’épave, c’est à dire le long du pont, il y a des filets, on passe au dessus d’un enchevêtrement de mats. Il y a des ouvertures pour les calles, des sortes de fentes. Le gigantisme de l’épave bloque la lumière qui est déjà faiblarde à cause du temps.

Aldo sur le bateau à la sortie de l’eau

Je rentre dans ce qui ressemble à une cale, mais suis pas sure, on dirait que je passe entre les barreaux d’une échelle, l’intérieure a l’air d’être vaste mais je n’ai pas de profondeur de champ visuel. la lumière est nulle, je n’ai même pas d’effet de lumière de l’intérieur de la cale vers l’extérieur, pourtant je sais que c’est beau, voir à travers ces sortes de « gros barreaux » de plusieurs mètres le bleu de la mer au dehors. Les plongeurs en ouverts sont résté sur le dessus de l’épave. Il y a tant à faire, visiter le château les cales, et les deux trous de torpille, un à l’avant et l’autre à l’arrière, mais il faudra revenir. Captain dirait qu’il faut un scoot, meuuhhh NON ! on passe trop vite et on loupe les détails. C’est toujours la même chose sur ce genre d’épave tu te demandes combien de temps tu vas mettre de temps à la comprendre, la connaître, il va falloir la plonger pas mal, et mine de rien à 83 m du pallier on en empile vite….et remonter pendant 3h le long d’un fil ça a vite fait de me gaver LOL .

Il y a plein de cale et de trous à visiter….
Au bout de 25′ il est temps de remonter, vers 10m sur le boute, il y a une grosse « boule » de moule, et je constate qu’un plongeur d’assistance équipée d’un 15l et d’une déco vient ramasser les moules, ouaip bon ça me distrait un moment lol.

De retour de Plongée sur l’épave du Tirpitz avant le plat de pâte

Ya du jus et on est en drapeau, la barre de pallier est belle et commence à 10 mètres, mais elle est sacrément malmenée par une houle d’au minimum 1m de creux. On sort les derniers, et un sacré orage nous accueille, ce qui va rincer le matos. Il est 15h et l’équipage nous sert un plat de pâtes « aux moules » (là je comprends mieux ! lol).
Le retour sur la France fut de nouveau dantesque !! 70 km de bouchon en 3h jusque Savone !!! Pourtant les pioustres m’avaient tous assuré que vu le temps y en aurait pas de bouchons !!! LOL.
De retour sur Turin de nouveau un déluge de flotte ! Ya plus sur le piémont durant cette journée, autant de flotte qu’il y aurait du en pleuvoir pendant tout l’hiver chez nous !
En tous cas c’est tellement énorme…143m x 17m qu’il faut que j’y retourne.
To be continued….

Bien entendu à cause de la différence de température, j’ai eu droit à la buée sur la lentille….

 

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Plongées sur les épaves profondes du Protée et Natal

L'équipe des plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal

Plongées sur les épaves profondes du Protée et du Natal

Plongées sur les épaves profondes du Protée et du Natal, pendant 3 jours bénis des dieux météos Ou comment ces deux épaves profondes ne se laissent pas déflorer facilement…. Elles se défendent et se méritent

JOUR 1 Lundi 25 Avril 2011 Plongée sur le Protée

Le bateau de Philippe Peyrusse est impéccable pour nos plongées sur les épaves du protée et du Natal
Le bateau de Philippe Peyrusse est impéccable pour nos plongées sur les épaves du protée et du Natal

Le lundi premier jour des plongées sérieuses et on va commencer par le Protée, car il n’est pas trop loin du port de la Ciotat à coté de Marseille. Papa et moi sommes les premiers au local, vu ma nuit…..j’aurais bien dormis un siècle de plus….LOL Petit à petit tout le monde arrive, Jean Marc, Serge Allier qui sera notre plongeur sécu fond pour cette plongée, Guigui, Brigitte Leccia, et on passe au montage du matériel, et on charge le bateau, Philippe Peyrusse a prévu un matelot pour nous aider (si il avait su…il aura pas venu …lol). Le temps est avec nous, c’est même mieux que dans toutes nos meilleures prévisions, la meilleure période depuis….des années ?

Le bateau de Philippe Peyrusse est impéccable pour nos plongées sur les épaves du Protée et du Natal

Avant de monter sur le bateau Guillaume Caillard nous dicte le brieffing avec le rôle de chacun et décrit le déroulement du run time et rappelle le What-if (qui ne fait pas rire) . L’accent est mis sur la sécurité des plongeurs sécu…en effet ceux-ci sont là en bénévole et pour assurer notre sécurité, nous sommes nous plongeurs fonds pleinement conscient des risques encourus et aguéris pour y palier, mais il est clair que si il y avait un problème avec un plongeur de sécu il devrait penser à sa sécurité d’abord.

Le brieffing et what if de Guigui le matin avant de monter sur le bateau pour partir plonger l'épave du Protée
Le brieffing et what if de Guigui le matin avant de monter sur le bateau pour partir plonger l’épave du Protée

Le brieffing et what if de guigui le matin avant de monter sur le bateau

Tout le monde scrute ce foutu sondeur pour savoir...où se rouve le Protée
Tout le monde scrute ce foutu sondeur pour savoir…où se rouve le Protée

Voilà tout est dis, on peut partir, la mer est pétole, on n’ose y croire…. Le site n’est pas trop loin et les 350 ch du volvo marine nous y emmene très rapidement. On ne savait pas à ce moment là quelle serait notre déception des heures plus tard. Les points GPS sont bons, l’écho sondeurs est impeccable et bien sur il y a une barcasse de pêcheur du dimanche qui est pil poil sur l’épave….avec quel permis sont ils venus si loin des cotes ? Et le pire alors que l’on commence à tourner en rond pour marquer l’épave, ils ne bougent pas ! On avait un gendarme maritime à bord, on lui a demandé de leur montrer sa carte, il ne l’avait pas sur lui….pffff LOL. Bon au bout de quelques minutes après être sûr des relevés, on balance la gueuse, qui pèse 20 kg avec une bouée au bout et un contre poids. On attend que le contre poids soit stabilisé et on repasse à coté de la bouée pour vérifier au sondeur……on est à 50 m de l’épave…..AARRGGHH c’est quoi qui a foiré ?

Tout le monde scrute ce foutu sondeur pour savoir… où est cette épave de Protée

Bon on recommence, bref pour la faire courte on a recommencé 10 fois, on a tout essayé. On a « lessivé » le matelot de Philippe Peyrusse, il a remonté partiellement le plomb plusieurs fois, on la tracté, on l’a remonté complètement…..à chaque fois on était à coté : s’imposait à nous deux solutions :

  • * soit le plomb avait une forme de pastille vichy avec un bout qui flottait trop et se faisait emporter par le courant
  • * soit il y avait tellement de courant que ça emmenait tout….

RROGNTUDJÛ Abandon de cette plongée sur l’épave du Protée

Donc on a décidé d’abandonner et de rentrer, l’épave ne voulait pas se livrer. Même si on était préparé à l’échec, car de nombreuses fois des expéditions n’ont pas pu aller jusqu’au bout, c’est quand même frustrant. Certains décident, dont moi, de plonger quand même, se mettre à l’eau, je n’ai jamais fait Cassidaigne, il y a un fond de 60 m….Jean Marc, Serge et moi, on les a jamais trouvé les 60m, on a suivi le courant….ça continue la chcoumoune…

On garde le sourire quand même : on va bien finir par trouver ce Protée
On garde le sourire quand même : on va bien finir par trouver ce Protée

On garde le sourire quand même

Le Gonflage au surpresseur sourire juste avant que ça pête ! Et de partir chercher un compresseur de plongée
Le Gonflage au surpresseur sourire juste avant que ça pête ! Et de partir chercher un compresseur de plongée

On rentre et on prépare pour le lendemain, on attaque les gonflages et PAAAFFFFFFFF la lyre presque neuve me pête dans les main !!! alors que je gonfle à l’air, Papa est sourd….hein comment ? Tu dis  heureusement c’était de l’air….ca continue……

Le Gonflage sourire juste avant que ça pête !

Heureusement Aldo est arrivé et je lui tape la sienne : « Maaa yaa pas de prrobllleme hé …attend je té la passe elle est dans lé camionne… » LOL merci Aldo. Allez re-gonflage et restau enfin…MANGER !

JOUR 2 Mardi 26 Avril 2011 c’est plongée sur l’épave du Natal

A la poursuite du Protee et du Natal, Le mardi c’est NATAL, il est beaucoup plus loin et il nous faudra plus d’une heure pour y arriver. Le matin au local nous rejoignent Jacques Mezergue qui sera notre plongeur sécu fond à 60m, il sera en recycleur Megalodon, et Anne la patronne de Atoll Plongée à Marseille qui assurera la sécu dans zone des 10 mètres et sera chargée de nous apporter le sac comportant l’eau et les barres de céréales ainsi que nos iDive 300 pour écouter de la musique ou regarder des vidéos pendant les longues minutes.

Alexandre Fox est aussi là et a apporté sa gueuse au cas où nous en aurions besoin. Brigitte Lecia se tiendra prête à bord avec un copain à intervenir au cas où. On embarque le matériel à bord du bateau, et Guillaume nous énonce le brieffing en précisant le rôle de chacun : Plongeurs fond : Jean Marc Morère, Aldo Ferrucci, Alexandre Fox, Guillaume Caillard Thierry Marra et Nicolas Schiavon Plongeur sécu : Jacques mezergue à 60 m en recycleur Megalodon, avec ses deux bail-out, plus un carbone d’Heliox 20/30 et un carbone de Nitrox 50 Anne de Atoll plongée qui s’occupera de la sécu à 10 m Brigitte Leccia et son copain qui restent à bord en réserve (elle fera aussi les photos de bord) En avant la route est longue jusque le Natal.

Aldo et Jean Marc prêt à partir plonger l'épave du Natal
Aldo et Jean Marc prêt à partir plonger l’épave du Natal

Arrivé sur le site, prudent on attend avant de s’équiper, l’écho est énorme, il faut dire que la taille de l’épave du Natal (130m 20m) n’a rien à voir avec celle du Protée (60m x 8m). Puis une fois la gueuze larguée on s’équipe, Aldo partira avec Jean Marc, puis Thierry et moi, et enfin Guillaume et Alex. On part 2 part deux du pont arrière qui est large et super dégagé, idéal quoi.

Aldo et Jean marc prêt à partir

Thierry la loose sur cette plongée sur le Natal

Ca y est Aldo et Jean Marc sont parti le bateau fait demi-tour pour revenir face à la bouée et GOOOOO !!! c’est à nous et c’est parti ! On se regarde en surface Ok et feu en bas, descente en suivant le bout jusque 10 m et stop pour le Bubble Check…..et HEIN ? QUOI COMMENT ???

Papa vient de me faire signe abandon de plongée….il me montre la fermeture de sa combinaison de plongée et ya des bulles qui sortent……mais dites moi pas que c’est pas vrai!!!! on est là à deux coups de palmes (heu…+2) de l’épave du Natal et y me fais ça !! sans réfléchir je lui confirme « ok toi tu abandonnes toi tu remontes et moi je continue », il me fais Ok, …sa réponse me surprend… LOL

Donc allez hop tête en bas et je repars….quand une main me stoppe, c’est encore papa qui recommence fin de plongée…OUI j’ai bien compris mais moi là c’est impossible que je remonte, mon pote, je ne suis pas venu jusque là pour ne pas y aller…..j’y vais.

Le Natal épave mythique de la méditéranée
Le Natal épave mythique de la méditéranée

Ces évènements se sont déroulés en un nanonième de milliardième de seconde. Lol Bien entendu on est descendu le long du contre poids et pas du bout, et le courant les a déjà décalé je palme dur en descendant à l’oblique pour rejoindre ce bout vers 70 mètres, je me repose quelques secondes puis repars vers le fond. Ya du jus et je palme, je palme pour enfin l’atteindre à 7’30 ce qui est tard dans mon runtime. Au fond les flashs d’Aldo crépitent et m’arrosent, je distingue Aldo et Jean Marc sur ma gauche, je leur fais signe que c’est ok, il ne doivent pas comprendre de me voir seul.

Le Natal épave mythique de la méditéranée

Plein de vie et de concressions sur l'épave du Natal
Plein de vie et de concressions sur l’épave du Natal

Je suis émerveillé par autant de vie sur cette épave, des bancs de « petits » poissons y en a de partout, de gros nuages, c’est la première chose qui me marque et l’épave est pleine de concressions, il y a de la vie, énormément de vie. La visi est bonne mais il fait sombre, pas noir, rien à voir avec le lac, mais je m’attendais à quelque chose de plus claire pour de la méditéranée.

Plein de vie et de concressions sur le Natal

La rembarde qui fait le tour du trou sur le Natal
La rembarde qui fait le tour du trou sur le Natal

Zut mon moulinet vient de se prendre dans un fil de pèche qui traine par là, il y a des centaines de fil de partout qui traînent. Le temps que je me dépatouille du fil Aldo et Jean Marc sont remontés. Je bifurque sur la gauche puis décrit un cercle de 5 m de diamètre. Je passe au dessus d’un trou qui descend vers les entrailles du Natal, entouré d’une sorte de rembarde style rampe d’escalier.

La rembarde qui fait le tour du trou

Au bout de 3, 4 minutes, je me dis que seul, le mieux c’est de remonter, je suis quand même à 116m. C’est balot mais c’est comme çà ! Je croise Alex et Guigui qui arrivent.

Photos d'Alexandre Fox sur l'épave du Natal
Photos d’Alexandre Fox sur l’épave du Natal

Photos d’Alexandre Fox sur le Natal

Une branche de Corail Noir sur l'épave du Natal
Une branche de Corail Noir sur l’épave du Natal

Corail noir

Sous l’effet du courant et des plongeurs, le contrepoids est complètement remonté et est collé à la bouée de surface. Arrivé à la barre de palier, je dépose mes blocs inutiles, boit un ½ litre d’eau et me dit que vu le peu de temps de déco qu’il me reste je me passerais de la vidéo. Anne fait un super boulot et remonte nos bouteilles rendues inutiles. Du coup je sors le premier de l’eau. On me questionne…Alors ??? superbe mais courte. Puis tout le monde sort de l’eau, et on remballe tout, Jacques est de partout et s’active encore…. Alex a l’air de ressentir 2 ou 3 picotements au coude, de l’eau un aspirine et 15′ d’oxy plus tard ya plus rien, tout va bien.

Fausse alerte, Alex déçus se serait bien fait choyer....lol (c'est une blague Charlotte bises)
Fausse alerte, Alex déçus se serait bien fait choyer….lol (c’est une blague Charlotte bises)
Hé oui c'est comme ça qu'on attrape un coup de soleil en rentrant de plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal
Hé oui c’est comme ça qu’on attrape un coup de soleil en rentrant de plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal

Ni Aldo ni Alex n’ont l’air d’être satisfait des photos qu’ils ont pris, à cause des conditions au fond. Le moteur Volvo marine nous pousse vers le port….puis plus rien perte de puissance et mode dégradé..un injecteur vient de rendre l’âme….hypothéquant nos chances pour demain…pffff j’y crois pas ! ça continue !!! On va rentrer au ralenti et du coup prendre des coups de soleil sur le pont avant.

Hé oui c’est comme ça qu’on attrape un coup de soleil

Arrivé au port le dépanneur est déjà là à nous attendre et on part gonfler et préparer pour demain, on ne sait jamais faut rester optimiste. Papa emprunte une combinaison à Aldo, ‘sacré Aldo, que ferions nous sans sa camionnette magasin atelier magique, il a tout !) et Brigitte et lui se mettent à retailler la collerette trop fine pour le papa ! Lol (vous en connaissez beaucoup des plongeurs et/ou instructeurs qui vous prèteraient une combi et en même temps accepteraient que tu la « customise » à coup de ciseaux et cutter ? On part manger du poisson et on est naze ! Dodo de bonne heure.

JOUR 3 Mercredi 27 Avril 2011 c’est plongée sur l’épave du Protée

Papa se prépare et chauffe la chaux pour plonger l'épave du Protée
Papa se prépare et chauffe la chaux pour plonger l’épave du Protée

Encore grand beau temps ce matin, malgré tous les déboires, la météo est avec nous, seule une petite houle agite la mer au loin. Nous repartons sur le Protée. Pourtant ce matin encore de mauvaises surprises : Alexandre ne plongera pas, suite à un décès dans sa famille, il doit partir, et Jean Marc a attrapé une insolation en faisant la sieste sur le bateau en plein soleil. On perd un photographe ( enfin plus que ça ! Hein ? Clein d’oeil ;6) ) Donc nous ne serons que quatre au fond ce Matin, Thierrry, Aldo, Guillaume et moi.

Papa se prépare et chauffe la chaux

Image de l'entrée du port de la Ciotat Le bateau de pêcheur va plus vite que nous
Image de l’entrée du port de la Ciotat Le bateau de pêcheur va plus vite que nous

Jacques Mezergue sera toujours notre plongeur soutien à 60m, et interviendra Mariutz d’atoll Plongée pour la sécu à 10m. Restera en stand by sur le bateau Brigitte Leccia. A propos du bateau, nous avons bien la confirmation qu’un injecteur est HS et qu’il faudra q’on navigue an ralenti cahoté par les vagues, sans déjauger….(Volvo Renault même combat ? Lol) On charge le bateau et guigui y va de nouveau, avec son brieffing et son what-if.

Le bateau de pêcheur va plus vite que nous

On part, on sort du port TEUF TEUF TEUF et déjà ça me brasse, c’est pas que je sois une femmellette mais bof c’est pas mon truc, quand ça tangue de partout, c’est plus facile au bar avec 25g dans chaque bras… lol. Donc on met plus de temps que Lundi pour atteindre la zone, et par contre on gueuze tout de suite, comme on a fait pendant trois jours et on obtient le même résultat que le lundi, le premier jour sur le protée.

Le bel écho de l'épave du Protée sur le sondeur
Le bel écho de l’épave du Protée sur le sondeur

Le bel écho du Protée sur le sondeur

On a la bouée en surface à 50 m du point sondeur, pffff va y avoir du jus….et ça rate pas, plus le temps passe plus le pendeur se décolle de la ligne. Aldo et guigui partent en premier, Thierry et moi juste derrière, j’annonce pas fière, la réduction de mon run-time, étant un peu barbouillé par cette traversée….ben oui…. on n’a pas ce genre de problème nous dans les Alpes…..les lacs sont en pentes et ya pas de vagues….lol.

Notre plongeur de sécu Jacques Mezergue prêt à Partir à 60m avec tous ses blocs pour nous atendre à notre retour de l'épave du Protée
Notre plongeur de sécu Jacques Mezergue prêt à Partir à 60m avec tous ses blocs pour nous atendre à notre retour de l’épave du Protée

Jacques Mezergue prêt à Partir à 60m avec tous ses blocs

ON saute à l’eau, bubble check et faut pas dormir, ca zeffe déjà. Allez ça pousse à la palme, ça pousse fort, purée ça a pas l’air de vouloir descendre le bout est déjà à 45° ! Ya du jus pour sure ! Je descend, en poussant le bout passe à l’horizontale ou presque et toujours pas d’épave en vu…mais bon sang on est encore à combien de km ? je me retourne pour voir si papa me suit….OK je suis limite à me déhaler sur cette corde pour avancer, c’est pas pas croyable ce jus. Ca y est l’épave est là ! Je distingue du métal devant moi, ….non …zut c ‘est les S80 dressées à la verticale de guigui et Aldo qui remontent, je n’avais pas vu les plongeurs, habillés de noir dans la pénombre, trop occupés à pousser sur les jetfins. Les derniers mètres se feront quasi à l’horizontale, quand elle apparaît devant moi, enrobé dans son filet avec ses flotteurs qui le tendent vers le haut.

A notre arrivée sur l'épave du Protée nous sommes accueillis par ce filet
A notre arrivée sur l’épave du Protée nous sommes accueillis par ce filet

A notre arrivée sur l’épave du Protée nous sommes accueillis par ce filet

Elle semble toute petite et l’ambiance est glauque. Je m’immobilise à sa hauteur, pendant que Thierry me dépasse et commence à tourner dessus, je ne réalise pas qu’il n’y a plus de courant et que nous sommes sans doute protégés à ce moment là par le Protée.

L'épave du protée par Aldo Ferrucci
L’épave du protée par Aldo Ferrucci

L’épave du protée par Aldo Ferrucci

On est à 124 m. On se fait signe OK tout les deux, en fait je n’ai pas trop envie de bouger, mon mal de mer plus cette descente m’ont cuit, le château est sur la gauche et je suis sûr que papa est vénère, mais il ne s’éloigne pas trop.

L'épave du Protée
L’épave du Protée

L’épave du Protée

On décole du fond à 10’30.

Ce qui doit rester du château du protée ?
Ce qui doit rester du château du protée ?

Ce qui doit rester du château ?

Un dernier coup d'oeil à l'épave du Protée avant de décoller
Un dernier coup d’oeil à l’épave du Protée avant de décoller

Décidément, je n’aurait pas fait de gros temps fond sur ces épaves.

Un dernier coup d’oeil au Protée avant de décoller

Notre plongeur de sécu Mariutz avec ses 8 blocs au paliers de retour de notre plongée sur le Protée
Notre plongeur de sécu Mariutz avec ses 8 blocs au paliers de retour de notre plongée sur le Protée

Je n’ai pas besoin de préciser que nous sommes obligé de freiner lors de la remonté, le courant nous trimbale tel des feuilles mortes et on se tient correctement au bout. On ne tarde pas à rattraper guigui et Aldo qui eux ont plus chargé que nous. On est tous en drapeau le long de ce bout, le jus nous pousse et nous aligne tous, pas facile de se doubler dans ses conditions. A 10 mètres on passe sur la barre de paliers la direction du courant n’est pas la même qu’au fond nous avons donc du faire face à deux courants différents, et je pose mes blocs inutiles sur cette très bienvenue barre de palier. Heureusement qu’on l’avait. Mariutz est là il a descendu le sac avec les bouteilles d’eau, la bouteille d’oxy, et les iDive300 pour regarder les vidéos, et comme de bien entendu le mien ne marche pas, j’ai pas mis l’iphone en mode play. Mariutz nous débarrasse de nos blocs inutiles et remonte nos 8 blocs à la fois.

Mariutz avec ses 8 blocs

Impossible de l'arrêter ce Jacques c'est encore lui qui force à remonter la ligne du Protée !!
Impossible de l’arrêter ce Jacques c’est encore lui qui force à remonter la ligne du Protée !!

On sort de l’eau les uns après les autres.

Impossible de l’arrêter ce Jacques c’est encore lui qui force !!

Et on rentre en teuf teuf sur « 3 pates », arrivé au port il faut recharger le C4 Picasso…mais pourquoi ça rentre plus ? Pourtant y en a moins qu’à l’aller ?

Sisi tous le matériel de plongée va rentrer dans mon merveilleux C4 Picasso
Sisi tous le matériel de plongée va rentrer dans mon merveilleux C4 Picasso

Ca va tout rentrer …no worry

On boit un dernier verre ensemble après avoir fait les dernières photos, pour échanger nos impressions, on a presque atteint nos objectifs : on a plongé les deux plus mythiques des épaves françaises, on a remonté quelques photos mais pas de vidéos.

L'équipe des plongeurs fond de ces plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal
L’équipe des plongeurs fond de ces plongées profondes sur les épaves du Protée et du Natal

L’équipe des plongeurs

Nos plongées se sont déroulées sans accros grâce à nos méthodes et à notre préparation.

l'équipe au complet ou presque pour cette aventure de plonger sur les épaves du Protée et du Natal
l’équipe au complet ou presque pour cette aventure de plonger sur les épaves du Protée et du Natal

l’équipe au complet ou presque pour cette aventure

Remerciements à l’équipe des plongeurs fonds et de sécu :

Guillaume Caillard plongeur fond en Recycleur Inspiration qui a monté ce projet

Jean Marc Morere plongeur fond en Recycleur Inspiration

Aldo Ferrucci plongeur fond en Recycleur Megalodon photographe fond

Alexandre Fox plongeur fond en Recycleur Inspiration photographe fond

Thierry Marra plongeur fond en Recycleur Inspiration

Nicolas Schiavon plongeur fond en Recycleur Evolution

Belle perspective sur les bouteilles de plongée et la barre de paliers lors de nos plongées sur les épaves du Protée et du Natal
Belle perspective sur les bouteilles de plongée et la barre de paliers lors de nos plongées sur les épaves du Protée et du Natal

Belle perspective sur les blocs et la barre de paliers

Serge Allier plongeur sécu à 60 m en OC

Jacques Mezergue 68 ans !! plongeur sécu en CCR Megalodon (remarquable, serviable, il n’arrête jamais d’aider et de donner des coups de mains, avant de se mettre à l’eau et à la sorti de l’eau)

Anne Lerebourg d’Atoll Plongée à Marseille plongeur sécu à 10m en ouvert bi 7

Mariutz d’Atoll Plongée à Marseille plongeur sécu à 10m en ouvert mono 15L

Brigitte Leccia plongeuse sécu bateau photographe surface et infirmière

Philippe Peyrusse de Plongée Passion La Ciotat, son Bateau et son matelot

Moyens engagés : Tous les plongeurs fond en Recycleur de plongée CCR Inspiration ou Megalodon chacun 3 à 4 bails-out en S80

Plongeurs sécu 60 m 2 carbones 9L 300B plus un 6,8l 300B de 20/30 et 6,8l 300B de NX 50

Oxy sur la barre de paliers

15L et B20 oxy sur le bateau

Plusieurs bouteilles de réserve sur le bateau

Created with Admarket’s flickrSLiDR.
/ http://www.plongeepassion-laciotat.fr/

/ http://www.atollplongee.com/

/ http://alexandrefox.over-blog.com/

/ http://www.aldoferrucci.com/

/ Album complet des photos

/ Préparation des plongées sur le Protée et Natal

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A LA POURSUITE DU PROTEE ET DU NATAL Préparation plongee

Plongées sur les épaves du Protée et du Natal

Le Deep CCR Tartiflette Team, équipe de plongeurs techniques confirmés va plonger sur deux épaves Historiques de la Méditerranée au large de Marseille le Protée et le Natal :

PREPARATION & DAY -1 & DAY -2

Comme d’habitude pour toutes nos expéditions, tout commence par une visite au salon de la plongée, ce qui permet de rencontrer les copains et échanger nos idées et projets. C’est donc entre 1 des 25 allers retours dans les allées du salon que nous nous croisâmes avec Guillaume Caillard alias guigui dit le Norvegien de Marseilles, et m’entretint de son projet de plonger le Protée et le Natal avant l’été. Le Protée et le Natal c’est un peu le Graal de la plongée, l’Annapurna ou l’Everest pour mes copains plongeurs, on en parle mais on ne peut jamais les faire à cause des conditions de mer ou de la météo. Ces épaves sont à 6 et 11 miles des cotes et sont soumises au vents et aux courants, pas mal ont essayés de les plonger et très peu y ont réussi. Les premiers furent Cedric Verdier, Eveline Verdier et Florent Locatelli.

Un peu d’histoire de ces épaves profondes :

Sous-marin Protée
Sous-marin Protée

Le sous-marin le Protée coulé à -127 m.

Histoire du PROTEE : sous-marin français qui disparu en décembre 1943. -Le 6 avril 1995, le Protée est découvert par le directeur de la COMEX, Henri DELAUSE, qui opère à bord du sous-marin d’exploration REMORA 2000. L’épave gît sur un fond de 125 mètres, sur le plateau des Blauquières, près de la fosse de Cassidaigne, à 20 milles de MARSEILLE. le Protée a heurté une mine qui n’a endommagé que le kiosque. Tous les panneaux sont fermés. L’épave, est en état de conservation remarquable et contient encore les corps de l’équipage. Elle a été déclarée «sépulture maritime » par la Marine Nationale.

Paquebot Natal
Paquebot Natal

le Natal git sur un fond de 120m

Le NATAL, paquebot des Messageries Maritimes, qui coula au large de Marseille le 30 Aout 1917 en dix minutes avec le commandant et 104 autres victimes dont 76 passagers sur 503.

Ces deux épaves mythiques n’ont été que très peu plongées (max 5 fois), car très profondes, -127m, et loin au large soumises aux vents et aux courants.

Le But de ces plongées est de ramener des photos et des vidéos de bonne qualité afin de pouvoir montrer l’état de conservation des épaves.

Afin de ne pas répéter maintes et maintes fois le coté historique de la chose, certain ayant fais un descriptif en détail bien mieux que je ne le ferais vous trouverez toute l’histoire sur les liens qui suivent : Sous-marin le Protée et Epaves profondes Protée Natal sachez néanmoins que le protée a conservé ses marins prisonniers à l’intérieur et a été déclaré scépulture marine.

Guillaume se charge donc de prévoir les date et de réserver le bateau de Philippe Peyrusse de Plongée Passion à la Ciotat. Les dates furent posées pour le 25 26 et 27 Avril juste après le week end de Pâques, Guigui et moi prévoyont de plonger le samedi et le dimanche d’avant pour prendre le rythme. Papa alias Thierry Marra n’arriverait que le samedi soir pour plonger à partir du dimanche.

Les membres de l’équipe sont : Plongeurs fonds : Guillaume Caillard, Alexandre Fox, Jean Marc Morere, Thierry Marra, Aldo Ferrucci, Nicolas Schiavon

Plongeurs Sécu Fond à 60 m : Serge Allier pour le Lundi, Jacques Mezergue pour le Mardi et le Mercredi

Plongeurs Sécu zone 10m à la surface Anne d’Atoll Plongée le Mardi, et Mariutz d’Atoll Plongée le mercredi plongeuse & photographe surface : Brigitte Leccia Equipage : Philippe Peyrusse et son matelot

Les plongeurs fond seront tous équipés de recycleur CCR, inspiration, inspiration évolution seul Aldo sera en Megalodon.

Préparer des plongées comme celles ci doit se faire sans faille, on devait remonter de 124 mètres dans le bleu et il y aura sans doute du courant et de la houle. Il était impératif d’avoir un boute support, pour nous guider à la descente, et nous supporter en cas de courant ou de problème. Il nous fallait aussi une barre de pallier afin de nous maintenir en toute sécurité à partir de 10 m pendant le temps que nous allions passer aux palliers, c’est à dire les ¾ de la plongée. Dans le mois précédent la plongée, Je me lançais alors dans la fabrication de la barre de palier, télescopique et réglable de 2, 3 ou 4m de large avec des barres à 9, 6 et 4,5m de profond. On verra plus tard que nous allons bénir cette stratégie.

idive_300_deep_ccr_tartiflette_team.jpg

caisson étanche à 90 m Idive300

Nous avions prévu des runtime maxi de 3H et d’utiliser en mélange fond un Tx 7/80. Chacun devrait embarquer 3 ou 4 bails-out pour rejoindre a minima la zone des 60m ou le plongeur sécu fond serait en stand by avec des blocs de secours de 21/35 et Nx 50 prêts à prendre le relais jusque la barre de paliers où nous attendrait l’oxy pur. D’autres blocs de sécu attendaient sur le bateau. A partir de 9m le plongeur sécu surface devait nous apporter à boire et à manger (compotes et barres céréales), nos appareils vidéo http://www.h2oaudio.com/store/waterproof-cases/idive-300-deep-dive-waterproof-case-and-speakers.html pour trouver le temps moins long. Ils devaient aussi nous aider à nous deséquiper de nos blocs inutiles et les remonter à la surface ou l’équipe de bord les prendrait en charge afin de nous faciliter la sortie de l’eau.

systeme_video_deep_ccr_tartiflette_team.JPG

Sytème vidéo avec notre caisson Gopro étanche 200m et ses 2 spots 20 LED de 9500 lumens chacun

Un des objectifs de cette opération « à la poursuite du protée et du Natal » était de remonter des vidéos et des photos du fond afin de montrer l’état de conservation des épaves, et la faune et la flore présentent sur ces épaves. Pour cela nous avions dans l’équipe deux photographes Aldo Ferrucci et Alexandre Fox . Pour ce qui est de la vidéo, ma Gopro et son fameux caisson devait faire l’affaire et pour cela je me suis pourvu de 2 phares 20 LED de 9500 lumens chacun, prototypes que j’ai eu en primeur grâce à mon ami Bastien de Techniplongee à Lyon. Dans la semaine précédent le WE de plongée, je passe beaucoup de temps à préparer des gonflages, pour les diluants, les oxy, l’air et différentes bouteilles pour les plongeurs sécu et des spares en secours.

DAY -2 Samedi

J’arrive chez guigui à Marseille vendredi soir, pour être prêt pour une petite plongée de règlage le samedi matin, le C4 picasso est chargée « ras la gueule ».

Un petit restau japonais, sushis gingembre et wazabi pour avoir la forme le lendemain et dodo. Pendant tout le week end et depuis 15 jours, on check les chaines météo, et windguru et invariablement il est annoncé pétole du lundi au mercredi, on n’ose y croire ….

On plongera l’après midi ya pas de stress, faut qu’on fasse les réglage de camera et éclairage avec les deux spots 20 LED et test du système Idive300. Sur Marseille on va plonger avec Atoll plongée, avec Anne et Mariutz qui gentiment feront notre sécu sur le Protée et le Natal. Il y a du vent et la mer tape, on va se mettre à l’abri derrière une des iles du coin, les autres plongeurs nous regardent d’un drôle d’oeil avec nos recycleurs, nos deux bails-out, et le reste.

Malgré les renforts de mousse que j’ai rajouté mon système video composé de la plaque, du caisson, des deux spots, du pack batterie est 10 fois trop lourd il va falloir que je le modifie et vite. Au bout de quelques minutes vers 32 mètres, alors que j’essaye de chercher la bonne position quelque chose d’incongrue attire mon œil à travers la lentille du caisson…….BORDEL de M…. !!!!!!!! il a pris l’eau AAARRRGGGHHHHH ben certainement là la Gopro et la Sdcard de 32 Giga à 45 mb/s sont nazes !!! je suis dépité je ne pourrais pas remonter d’image du fond, bon allez je pense à autre chose, guigui, lui n’est pas arrivé à faire fonctionner l’Idive, l’iphone «était en veille ».

( à mon retour le caisson a été testé il va bien c’est moi l’imbécile qui l’ai mal fermé sans doute) Je part pour la Ciotat pour débarrasser tout le matos au local de plongee passion-laciotat ou me rejoindra papa dans la soirée à l’hôtel. (bien entendu dans ce cas….ya personne pour t’aider !! les bouchons ont bon dos!!)

DAY -1 Dimanche Debout de bonne heure après une NUIT de RONFLEMENTTTTTTTTTTT ENORMEEEUUUS c’était pas humain….je le souhaite pas à mon pire ennemi …. Une petite 40 est prévue ce matin là on ne pourra pas faire les 60 prévu….on les a pas trouvé !! Guigui n’est pas venu car son boulot l’avait retenu. A la mise a l’eau on se perd, mais on se retrouve bien vite au fond, on part à contre courant le long du tombant jusque 40 péniblement, l’eau n’est pas super claire, je ne vois vraiment pas ou on aurait pu trouver 60, enfin bref comme on connait pas le site….le retour se fait en planant le jus dans le dos on écarte les bras et on joue les « Pépé Boyington « De retour au port après le déjeuner sur le port un dimanche de marché le jour de Pâques, on fonce faire une sieste avant de retourner préparer le matériel pour le lendemain, ce qui va bien nous prendre le reste de l’après midi. Jean Marc vient d’arriver on part manger dans un gourbi.

Retrouvez  la suite des plongées Plongées sur les épaves profondes du Protée et du Natal et WE Plongée sur les épaves profondes du Protée et du natal

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Laurent Ballesta decouvre le Coelacanthe au Mozambique

Laurent Ballesta decouvre le Coelacanthe au Mozambique

Nicolas Hulot a demandé à Laurent Ballesta d’aller chercher le Coelacanthe au Mozambique.

Nicolas Hulot s’est lié d’amitié avec Laurent Ballesta, et lui a demandé de chasser le Coelacanthe au large du Mozambique. Les qualités de plongeur, photographe et d’explorateur de Laurent Ballesta ne sont plus à démontrer. Et c’est encadré par son équipe et Jean Marc Belin qu’il a passé 10 jours à plonger tous les jours dans des conditions très dures pour nous ramener des images de la « bête ».
1 seul mot : RESPECT !

Vidéo de l’émission sur l’expédition Gombessa Balesta recherche le Coelacanthe

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Plongées profondes à Dahab J1

L'ancienne mise à l'eau du Blue Hôle à Dahab

Plongées profondes à Dahab première journée

Ca y est nous y sommes enfin , à Dahab, Thierry Brigitte et moi, on attend cela depuis Octobre.

Tout commencé à l’enregistrement au bureau Easyjet, surchargés qu’ils ont dit, NON NON nous avons juste le poids maximum ! Même que la fille a couru après Thierry pour lui demander d’ouvrir ses sacs : elle ne croyait pas que les quatre grands sacs étaient pour le matériel de plongée, inutile. Même que nous avons presque faili rater l’avion car nous avons fait le check’in à 12h15 et l’avion était prévu pour décoller à … .12h30 LOL.

Nous nous sommes rencontrés à l’hôtel Pascal et Yanning autour d’un repas épicé chaud, et il nous a dit que nous plongerons à 100 mètres aujourd’hui, puis un jour de repos, puis une plongée à 130 mètres un jour de repos et enfin la plongée à 200 m.

Ah oui la météo : 40 ° C et l’eau est à 24 ° C

A l’arrivée, Ils ont failli briser ma caisse de plongée, j’étais énervé.

L'ancienne mise à l'eau du Blue Hôle à Dahab
L’ancienne mise à l’eau du Blue Hôle à Dahab

Easy entry Old fashion au Blue hole à Dahab Egypt

Ca y est c’est le samedi 8 Mai, c’est le Jour J ! Je passe prendre papa chez lui, et direction Genève. On sent quand même que sa femme n’est pas très rassuré de le laisser partir dans cette aventure. Nous arrivons à l’aéroport largement en avance, et nous retrouvons mon vieux pote le Doc Gynéco de Genève Olivier, amateur de plongée et grand skieur aussi, ca fait plaisir de se voir après tant d’année ou bien ?
Déjà dans la file du check in tout le monde nous remarque ! Chacun nous avons une caisse pour le recycleur, une caisse pour le matos de plongée, un sac de cabine pour les affaires et mon pc. Et là va commencer la prise de tête avec Easyjet qui porte mal son nom. Nous nous étions bien renseigné auparavant nous avions pris un forfait équipement sportif plongée qui nous donnait droit à un max de 50 kg en soute plus bagage cabine, photocopie des pages du site, (merci papa) et bien malgré cela il ne voulait pas, ya fallut pollemiquer pendant deux plombes, et vas y Oliv qui commence à brasser la blondinette du Check in !!
Check in easyjet geneve catastrophique

Commentaire de maître Doc « Tariflettes en chèques in…..échappé de justesse au chèque de main de maîtres »

Une « responsable » vient s’y mettre et demande même à papa d’ouvrir son sac ! Bref on s’en sort, et direction le bar « lounge » du premier, pour s’en jeter un petit et partager un bon moment avec Olivier. Moultes souvenirs me reviennent à l’esprit assis dans le fauteuil…j’étais déjà là en Aout dernier pour partir pour la 160 à Dahab.
Bien entendu on discute comme des nanas, et on oublie l’heure et on se fait appeler au micro ! encore nous la honte !
dans l’avions nous sommes du coup tous séparé, bof pas cool. A Sharm el Scheik, ils me font courir quinze fois pour le visa !!!!!!! ya plus que moi dans ce gourbi !!, et malgré tout je suis le seul, à ne pas avoir reçus mes caisses !! ELLES SONT ou ? ou bout d’une demi heure un porteur me les ammènne, la grosse noire est cassée, je suis vert de rage et l’autre qui me réclame un tip !!!
C’est pas finit !! Le douanier me force à les ouvrir !!! T’y crois toi à la scoumoune ? j’essaye de palabrer mais il a la tête plus dure que moi, je m’énerve.
Direction le minibus pour Dahab.
dans le bus pour dahab avec le deep ccr tartiflette team

Dans le minibus pour Dahab avec Thierry et Brigitte

bar lounge dahab notre repaire pour manger et travailler

Le bar Lounge à 50 m de l’hotel en bord de mer ou nous travaillions et mangions

Après une bonne nuit, un petit dej en terrasse et il fait déjà 40 °C, On passe faire un coucou à Tom Steiner dans son centre Deep Pressure point qui se trouve à l’étage de l’hotel, on rencontre toute l’équipe, Sébastien et Audrey.
Deep pressure point dahab divers technical squad

Le centre de plongée tech de Tom Steiner à Dahab Deep Pressure Point Dahab Divers technical Squad

Aujourd’hui est prévu une petite plonge de réadaptation avec l’équipe, Pascal est aussi avec un stagiaire Koweiti Abdulrahman Al-Sarheed, qui prépare sa 160 mètres pour le millieu de semaine. Donc aujourd’hui ce sera uniquement une petite 60 de mètres de profondeur au Lighthouse en plein centre de Dahab. Brigitte a oublié sa boucle en suisse et c’est Yannig qui lui prête la sienne, donc privé de plonge le pauvre Yannig.
Le lighthouse se trouve à seulement 100 mètres de l’hôtel, on s’équipe sur l’avenue qui longe la mer et on atteind le reef par un bout de plage de 100 m2 environ.
Un site en pente très douce, rien à voir avec nos fameux tombants, des patates de corails cà et là. On a pu voire un Napoléon (qui ressort mal en vidéo car trop loin) 2 murènes dont une énorme et un divemaster qui tire un client en panne d’air, LOL.
le soir repos et détente au lounge.

Plongée extrème à Thun extreme 150m Beatenbucht
Plongée profonde à 120m au Beatenbucht en Suisse
Vidéo plongée extrème à 200 m

carideal mandataire autoSF Tech dry SuitNewquest web agency

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Thun plongée extreme 150m Beatenbucht

Une plongée à 150 mètre à Thun en Suisse au Beatenbucht

A Thun une plongée extreme à 150m sur le site du Beatenbucht

Suite de la Préparation du deep CCr tartiflette team. On était parti pour suivre le plan plan the dive, dive the plan, mais dans ce genre de plongée ce n’est jamais vraiment ce qui se passe, et celle ci le prouve encore. Avec papa on avait décidé de taper 140 mètres à Thun en Suisse sur le site du Beatenbucht, avant de réaliser 160 mètres la semaine prochaine.

Le matériel du plongeur tech en recycleur pour se lancer dans une plongée profonde à 150 mètres
Le matériel du plongeur tech en recycleur pour se lancer dans une plongée profonde à 150 mètres

Donc pendant cette semaine, on prépare moult essais de run time, en Bulhman avec Gradient factor, en 15/85 en 5/80 en VPM BE avec +2, +3 ou +5 de conservatisme. Sur la suppositionn que nous suivions bien la bonne vitesse de descente de 30 mètres par minute , nous devrions sortir entre 97 et 107 minutes juste pour ce touch and go.
Je souligne que nous sommes dans une logique de préparation à la future 200m du mois de Mai à Dahab, habituer notre corps à la pression et notre esprit et mental à gérer la descente dans les abysse, le site de Thun au Béatenbuch, à 150 mètres ya encore du gaz en dessous et ….la Falaise est magnifique.
Donc le vendredi je récupère les bouteilles de nos gaz, nous utiliserons un 6/88 en diluant. Nous aurons chacun nos 4 bails out et avec l’oxy à 6m, en cas de sortie d’urgence en bail out ca passe en volume de gaz.
Dimanche matin papa arrive en avance à la maison avant 7 heures et on charge le Grand C4 Picasso mis à notre disposition par Carideal. On part à la bourre le GPS indique une arrivée prévu pour 10h, on y serra à 9h30. Sitôt arrivé je fonce retrouver mon arbre. Notre sécu surface est déjà là, deux bourbines locaux, Helmut et Fritz. On se prépare, je lance la corde qui nous servira de ligne de vie au cas où, 25 mètres environ, c’est léger je sais.

Le matériel du plongeur tech

Le premier à se mettre à l’eau est papa, moi je glandouille avec ce foutu pénilex pour oiseau montage à la con, pourtant j’ai bien fais de le mettre. L’hydratation est très importante, avant, pendant et après la plongée. Quand j’arrive dans l’eau, papa m’interpelle « tiens tu veux pas vérifier j’entends des bulles ? » Ah ben çà pour sur !! Y en a des bulles ! Le flexible HP du diluant vient de rendre l’âme et il a déjà perdu 50 bar.
Ben là c’est la merde parce qu’on a rien pour réparer … LES GLANDS !!! on fait 300 bornes c’est tout juste si j’ai un Opinel pour couper le sauss de midi. Les bourbines sont hilares il nous regardent sortir de l’eau « « yayayaya kapuutt die machine ? » Heureusement ya un local avec une camionnette pleine d’outils, et HOP papa vire ce mano, franchement un mano pour descendre à 150 m , pourquoi faire ? Et je lui passe un bouchon, ça j’en ai.
Allez cette fois c’est parti pour de vrai ? Chouette, je me bat avec la gueuze d’oxy pour la descendre à 4,5 m, je me déchire un gant, et je sens déjà l’eau qui rentre…ya des jours comme çà. Re-buble check vers 9 m, et zou…on tire sur la droite en descendant et on essaye d’envoyer. Vers 60 mètres on croise deux bourbines qui cruisent, on les frôle à 30m min, jouissif. J’ai une alarme cellule qui se déclenche, la troisième qui reste à 1 alors que les autres sont à 1,3. Plus un léger essoufflement (c’est pas bien) dû au bataillage avec la gueuze et je décide de stopper un moment à 72m, pour stabiliser tout ça avant de repartir de plus belle.
Il y a plusieurs ressaut à franchir avant les 70m, ce qui nous fait perdre de la vitesse car il faut en même temps qu’on descend s’éloigner de celle-ci afin de ne pas se planter dans la vase d’un ressaut. Au delà des 70 m on retrouve la belle falaise bien droite, mais quand même pleine de failles. Un coup d’œil autour de moi, afin de vérifier que papa est toujours là, son phare est là. Bon le VR3 ne s ‘éclaire plus, zut et sur l’écran de la machine ? 143 M !!! Déjà ?
Bon là mon frère main droite sur l’injecteurr de la stab, main gauche sur celui de l’étanche, et retournement passage de position tête en bas à tête en haut, et freinage type formule 1….stabilisation…papa est là…150,1 m oh putain le runtime de la mort !!! explosé, on n’est pas pro sur ce coup là surtout pour ce type de plongée. Pas le temps de tergiverser pas une seconde à perdre ici on balance de furieux coup de palmes pour décoller.

On remonte, mais je suis encore trop lesté, j’ai pourtant enlevé 2kg depuis la dernière fois, c’est les plombs des S80 chargée d’hélium que j’ai rajouté l’année dernière qui sont encore de trop. La falaise est magnifique, pleine de failles et anfractuosités. La remontée nous semble interminable, on atteint les premier paliers vers 40 m. De concert on regarde le temps restant de palier HOW MUCH ? 120 minutes ? Deux heures!! j’ai la main gauche trempée, la manche trempée par de l’eau à 6°C et je ne me vois pas attendre 2 heures avant de sortir, juste à y penser j’en tremble. Pour l’heure, on commence les paliers suspendu dans le vide.

Réflexion et calcul que papa et moi avons en même temps sous l’eau : on sait que si on fait monter la Ppo2 on augmente la fraction d’oxygène, on dé-saturera plus vite et on sortira plus tôt. Mais d’un autre coté, en sortant plus tôt, le niveau de bulles circulantes sera plus élevé (étude DAN)…sans même se concerter on pète la PPO2 on se les caille. Au fur et à mesure que nous remontons nous tachons de nous déplacer afin de ne pas nous refroidir. On vient de quitter un monde hostile à 5,7 °C

Heureusement, la température augmente jusque 11 °C vers 5 mètres. Nous n’allons pas cesser de faire des aller retour sous l’eau à partir de 7 m afin de nous réchauffer, ca va mieux. Je bois à 4 ou 5 reprise afin de favoriser l’hydratation et donc la déco, et comme tout va bien, j’utilise la purge pipi d’autant, pour une fois tout marche lol .

On fait les derniers paliers à 3 mètres afin de diminuer les bulles et le temps. Mais en recycleur, essayer de garder une PPO2 de 1,3 stable à 3 m en étant trop lesté c’est pas évidant, et je gaspille mes derniers litres d’air de ma 2 litres servant à gonfler la stab et l’étanche, par précaution donc je ne m’écarte plus de la ligne de vie jusqu’à la fin, ben c’est qu’il y 200 m de gaz sous les palmes … surtout après avoir eu à gérer deux grosses crampes à ma cuisse gauche

Allez zou on sort.
On remonte le matos doucement sans se fatiguer, et sort le casse dalle, pendant que deux bourbinette ressortent de l’eau tranquillou…mignonette la blondinette bourbinette….Mine de rien on a un sacré retard sur le run time et faut pas trop glander. On plie bagage et Hop direction back to la casa et c’est la que mon biceps droit me fait mal ! C’est quoi cette merde encore ? C’a me rappelleraitt ty pas mon bent de l’année dernière ? Décidément peut pas être tranquille aujourd’hui. Bon aller je laisse le volant à papa, je prend un aspirine, boit un litre de flotte, et attrape le détendeur d’oxy, et je me fais une petite séance d’une demi heure. CHUI CHUI fait le détendeur je peux même plus écouter la musique.
Deco dans la voiture

Fin de la déco dans la voiture LOL

Tout est rentré dans l’ordre. C’est dingue les effets de l’oxy pure , j’ai du mal à me calmer ensuite .
Le soir explosés on ne se fait pas vieux !!

Thun plongée tech de remise à niveau 121 m
Billet d’avion pour Dahab

carideal mandataire autoSF Tech dry SuitNewquest web agency

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Plongee de remise en jambe du Deep CCR tartiflette team thun 121 m

Plongée profonde à 121 mètres au Beatenbucht à Thun en Suisse

Plongee de remise en jambe du Deep CCR tartiflette team thun 121 m

Plongée Thun à 120 m de remise en jambe pour le Deep CCR tartiflette team.
Ces plongées d’entrainement en vu de nos plongées extrêmes du mois de mai à Dahab.

Samedi un aller retour rapide au Bourget du Lac pour gonfler mes blocs et manger un super kébab à l’incontournable « le kébabier » comme dit Hugo, les meilleurs kebab de Chambéry. J’en ressort avec un héliox  enfin presque un 6/92, un peu fort le mélange pour une 120 m je vais avoir du palier.

On a prévu quelques plongées de remise à niveau à 120 m, 140 m et 160 m avant de partir, donc nous allons passer tous nos weekend à Thun en Suisse car c’est le seul endroit où l’on peut trouver une falaise sans fond accessible du bord. On a donc passé quelques soirées au Deep CCR Tartiflette team à planifier cette 120 m pour la faire la plus courte possible, grâce à Vplanner et le nouveau Logiciel de chez AP Diving, APD Projection. Le but descendre rapidement 30 à 35 m/min afin de ne pas trop saturer, et de remonter à 9m/min et on devrait sortir en 60 min.
beatenbuch Thun Suisse un casse croute après la plongée à 121m de réadaptation

Ca c’est après la plongée quand ya plus personne les bourbines sont partis et on est en plein casse dalle

Donc Dimanche Matin, on Charge le Grand C4 Picasso de Carideal 😉 😉 ras la gueule, les deux machines, les 4 bails out chacun, donc 8, plus la gueuse de 13 l d’oxy, plus la caisse à matos et les sacs enfin bref on peut juste rajouter un sac à main lol !
Les douaniers suisse pour une fois nous arrêtent, « vous avez quelques chose à déclarer ou bien?? » ben non on va plonger ! » Quelques « images photographiques » plus loin on arrive au bord de ce fameux lac de Thun au Beatenbuch, par un temps maussade, une fois de plus.
Les bourbines sont déjà là ! Bon vite je cours retrouver mon arbre. LOL
On s’équipe, on sort le matos, ya un gosse francophone, qui nous pose des questions «  C’est à vous tous çà !!?? » « ben ouais » dit le « Gône » à un autre gône, c’est pas des bourbines eux. J’attache la corde qui nous servira de ligne de vie, puis on s’équipe dans l’eau, çà en fait du binz ! J’embarque une S80 de 8/67, une S80 de 12/68, une S80 de 19/44 et enfin une de 27/40, pour cette plongée avec l’oxy on sort dans problème on a le bon volume de gaz sans mutualiser.

Les bourbines nous regardent de la berge nous équiper mais qu’est ce qu’un bourbine ? C’est un otoctone du coin, un casque à pointe chargé à la bière en santiague de palestine, un helvète qui ne voit pas l’utilité de parler une autre langue que l’allemand ni de dire bonjour d’ailleurs. Pas un ne nous proposera un coup de main. Y avait même le copain à bernie !! l

on a vu le diable !

Allez hop le run time de la plongée à 121 mètre au Beatenbucht à Thun en Suisse
Allez hop le run time de la plongée à 121 mètre au Beatenbucht à Thun en Suisse

Je prend la Gueuze d’oxy pour la descendre à 6 m, la vache un vrai corps mort ! Je bataille comme un chien pour la descendre sans la perdre et la fixer à 7m. Ça nous a pris 3 ‘ OK ? OK ! Allez bon on y va suis quand même essoufflé bon sang de bois, ca par, ca gaz ! Bon ou est passé mon R2 ? je le cherche et le trouve pas ! Ou est mon deuxième inflateur de secours ? Je le cherche et le trouve pas ! Je suis vraiment trop lesté pour cette config environ 2 à 3 kg de trop. Mon faisceau laser brasse la nuit (mon 9 LED Bersub) au rythme de mon bras qui fouille à droite et à gauche. Je tache de ralentir en gonflant mon étanche.
Papa est juste au dessus de moi, 95 m ca y est j’ai remis la main sur ce foutu inflateur !! 115 mètres ca y est je balance tout !!! la combar, la stab….et j’attends… ya rien qui se passe ca ralenti pas ! Putain depuis le temps que je veux le voir le fond, je commence à penser que c’est pour aujourd’hui!!! … un 6/92 ca va passer pour le fond !!!!! LOL et je fais une remontée force de 180 ? je passe le Niveau 4, MF1 et MF2 et j’en invente un MF3 juste pour l’occase ! LOL
Vaillant le petit détendeur à piston VS3 branché sur la combar et la Stab il n’a pas givré ( heureusement !!)
Deux trois coups de palmes et ca y est ca ralenti 121m au compteur au bout de 8’50, le temps que ca bouge on décolle à 9’ 19 et ca reeemmoonntteee enfin. Papa m’a dégagé mon R2. On commence une remontée longue, que je crois lente mais on tient bien les 10 mètres/min. Putain de lestage, ca me casse les pieds depuis le début, trop trop lourd, on va éviter de parler de trim sur cette plongée, impossible de le tenir. Plutôt style Hippocampe style enceinte
On atteind les premiers paliers à 21 mètres. Mes gants étanches ne le sont plus mais ca je le savait avant, vu le trou qui a dedans, mais je n’ai pas eu le temps d’en acheter avant. Vers 15m on retrouve la ligne de vie et on continue nos paliers, la bouteille d’oxy est toujours là . Des bulles viennent nous perturber, les bourbines viennent nous voir à 6 m on leur signale que tout va bien. On fini vers 3 mètres, j’ai les mains gelées, c’est bien fais. On sort à 68 min, ce qui est conforme à notre run time en comprenant le temps passé à installer l’oxy et le type de mon diluant l’héliox. La température au fond est de 5,6 °C et 9° à 6 mètres.
Les bourbines se sont déjà tirés, les autres ne les intéressent pas ! Un gentillet casse croute préparé …par nous même, nous permet de faire le plein avant de rentrer tranquillou à la casa. On repart, peinard et content de cette plongée pleine d’enseignement quand SOUDAIN !!…..LA PLUIE A THUN !!!! Bizarre non A chaque fois ou presque il pleut !! THUN en BOURBINE ca veut dire PLUIE !

Allez hop le run time de la plongée à 121 mètre

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Tentative de record du monde feminin de plongee profonde

Deep 230 Tentative de record du monde de plongée féminin

Tentative de record du monde feminin de plongée profonde de Brigitte Lenoir

Notre Binôme Brigitte Lenoir va s’attaquer au record du monde de plongée profonde féminin en 2010. Nous Allons tacher de vous faire vivre cette formidable aventure du Deep CCR Tartiflette Team. Y aura plein de surprises, photos, vidéos, articles, journalistes, sponsors, on a besoin de votre soutien et sommes toujours à la recherche de sponsors alors….

 

Deep 230 Tentative de record du monde de plongée féminin
Deep 230 Tentative de record du monde de plongée féminin

Notre objectif : Le record du monde féminin plongée profonde en 2010
Possédé par Verna van Schaik, Gautend d’Afrique du Sud, profonde fiche de plongée des femmes en circuit ouvert est 221 m sous plafond (grotte) à Boesmansgat.
Brigitte Lenoir va essayer de battre ce record cette année:
Elle détient plus de 20 diplômes pour la formation de plongée sur ses épaules, (PADI OWSI Instructeur, gaz mixte Megalodon Advanced Diver, Full Cave Diver), elle est une partie de plongeur de la force d’intervention suisse avec le vaccins anticholériques oraux et 144 pour toutes les interventions recherches manquantes personnes dans le lac ou la rivière, de sauvetage et d’intervention spéciale fonctionne sous l’eau. Plus de 1000 plongées.
«La première fois que je mets ma tête sous l’eau, je l’ai déjà voulu aller plus loin. Depuis mon 1er PADI de licence Eau libre obtenue, je ne l’ai jamais arrêté, je portais immédiatement avec le deuxième niveau et la prochaine …! »
Un exploit et un record qui attendent votre soutien et votre encouragement!

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Plongée a 211m en Revo en Egypte

Plongée a 211m en recycleur Revo en Egypte

Paul Raymaekers fabricant des recycleurs REVO vient de descendre le sien à 211 m en Egypte.

Bravo à Paul Raymaekers boss des recycleurs Revo qui suite à sa certification CE vient de plonger avec à -211m en Egypte. Le 5 decembre 2009 3 plongeurs en recycleur REVO ont effectués une plongée à 211 m à Panorama Reef en Mer Rouge. Ils ont eu recours à la logistique sur place du club Orca Dive, qui avait recus les authorisations nécessaire de l’Egyptian Chamber of Diving and Watersports ainsi que du caisson d’Hurgada.

Les trois plongeurs profonds étaient Paul Raymaekers, Marco Reis et Pim van der Horst. Les plongeurs étaient assistés de plongeurs profonds et surface le tout sous la tutelle de l’équipe de surface. Des photographes Profonds et un cinéaste étaient aussi présent.

Paul et Marco utilisait un Recycleur Revo III et II Hybrid et Pim un mCCR mini revo III. Le Diluant inboard était un 5/75 et ils avaient aussi un bail out de 10/70. Les bailout étaient 5/75 10/70 15/50 20/30 50 O2 L’équipe avait planifiée une plongée à 210m, pour un temps fond de 1 min et un run time complet de 280 min avec une déco en suivant les ordis Shearwater du rEvo.

Ils se sont servis de scooter pour descendre qu’ils ont laissé à 180 m avant de les reprendre au passage au retour. Ils sont descendu à 20m min, et sont remontés du fond à 95m à 20m min !!! Pim en proie à des doutes est passé en ouvert à la remonté puis de nouveau en fermé. Le Cr complet original en Anglais se trouve en lien en bas du post. Personnelement je ne comprends pas ! : 1er point 20m/min pour la descente ce n’est pas assez rapide pour une plongée comme celle là ! et en plus ils ont utiliser des scooter pour la descente !

2 eme point 20 m/min pour la remontée !! de 211m à 95 m c’est énorme ! on sait qu’on peut aller vite sur les premier mètres jusqu’à la hauteur de dégazage qui est est pour cette plongée de 170 m, de l’ordre de 10 à 12 m/min et ensuite il faut se cantonner à moins rapide entre 8 et 10 m. Si ce qu’ils disent est vrai, ils ont fait 20m/min jusque 95 m, leur premier palier ! C’est démment.


le test du shearwater pursuit down to 500 m!!!!

Le revo certifié CE

http://www.rebreatherworld.com/revo-rebreather/30600-3-revo-s-200m-red-sea.html

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Bernard plonge à 200 m au lac de Garde

Bernard plonge à 200 mètres en recycleur au lac de Garde en Italie

Bernard vient de réaliser une plongée à 200m au lac de Garde

Bernard plongeur tech haut savoyard et membre du NPSFQQA ( équipe de plongeur tech engagés) vien de réaliser son objectif pour ses 50 ans : plonger à 200 m en recycleur en lac. le choix du lac de garde en Italie s’est imposé de lui même, proposer un fond supérieur à 200 m pour réaliser l’exploit, et aussi sa température, c’est un des lacs les plus chaud avec une eau au fond qui reste constemment à 9°C au lieu des traditionels 4 à 6° de nos lacs francais ou suisse.

Bernie plonge à 200m au lac de Garde
Bernie plonge à 200m au lac de Garde

Record et belle performance pour Bernard avec cette plongée à 200 m en recycleur au lac de Garde en Italie. Bernard plonge depuis des années un peu partout en europe et en France. Bernie l’écrevisse est solidement formé avec beaucoup d’année d’expérience derrière lui. Aguérri et en pleine forme, il pratique beaucoup le ski en hiver. Avec son comparse Jérome dit la Buse, ils ont accumulés pas mal d’heures sous l’eau aux paliers. Bernard a été l’un des tous premiers plongeurs à avoir plongé sur l’épave du FW 58 dans le lac du Bourget. Il a aussi été le premier à en remonté une vidéo alors qu’ils n’était que plongeur en circuit ouvert.

Bernard voulait s’offrir cette plongée à 200 mètres en recycleur au lac de garde pour ses 50 ans. Il a plongé avec son recycleur Innerspace Megalodon, sans le modifier. Belle performance aussi pour le Meg. Encore toutes nos Felicitations Bernie !

NPSFQQA ltd DEEP BERNIE

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Première plongée à 120 m de Pervers à Cavalaire

Première plongée à 120 m de Pervers à Cavalaire

Jérome dit pervers pour les intimes vient de nous faire sa première 120m à Cavalaire lors du Deep Wall 2009. C’est donc lui qui rédige son CR.

PENILEX, SED LEX Oui bon ,je sais elle est facile, et le titre de ce CR est tout naturellement venu à mon esprit après cette aventure. Laissez-moi-vous raconter cette histoire survenue à votre valeureux narrateur au retour d’une exploration lors du Deep Wall de Cavalaire en Octobre de l’an de Grace 2009. Nous nous retrouvâmes de bon matin au début de cette dernière journée de Dimanche du Festival Tech renommé à l’occasion, car moins important en nombre de plongeur (25 au maxi cette année en comptant les plongeurs en circuits ouverts en minorité ). La Tartiflette team est au complet pour finir en beauté cette série de 4 plongées commencées sous un ciel pluvieux, mais se terminant sous un beau soleil d’Octobre. La nuit a été pluvieuse et orageuse, mais un léger vent disperse les derniers nuages de ce petit matin frisquet(un petit 12°c nous accueille au saut du lit). Rendez-vous est donné au port à 8h15 comme chaque matin , après un petit déjeuner copieux, ou nous avons l’habitude d’ingurgiter force liquide afin de nous hydrater correctement avant d’entamer cette plongée et surtout de faire disparaître le gout râpeux de picrate avalé la veille au soir. J’ai préféré remonter mon recycleur hier soir,il dort dans la voiture, de manière à être complètement opérationnel avant cette dernière plongée. pervers chauffe la chaux du vision Cette fois-ci encore ,ce sera avec un Diluant trimix 7/70 que nous terminerons cette semaine de plongée ; comme d’habitude, j’embarque deux S80 en Bail out de secours, avec d’un coté un Trimix 14/60 et de l’autre un Nitrox 32. J’ai calé la décompression du recycleur Inspiration Vision avec des Gradients factor à 15 /85 Mon Liquivision X1 sera quant à lui paramétré avec un VPM-B conservatisme +4 en mode CCR, la réchappe en CO sur VPM avec Zéro de conservatisme. Les DP se consultent et décident que nous termineront sur le Tombant à Mémé, qui devrait être plongeable compte tenu de la chute de la houle. Objectif du jour demandé par Aldo, notre DP à bord : un maximum de plongeur se retrouvant en haut du tombant vers 65-70m pour une petite séance photos à laquelle nous nous prêterons volontiers, puis départ vers la zone des 100m avec le reste de l’équipe du Tartiflette Team. deep wall 2009 Dans tous les cas, un objectif temps limite a été fixé à 1h30 maxi ,avec limite absolue de ne pas dépasser : 2h en immersion. A nous de gérer notre plongée comme nous l’entendons ,à condition de respecter la profondeur limite de 120m. pervers se met a l'eau deep wall 2009 J’ai réussi à m’approcher au bord de la plage arrière du bateau en suant comme un boeuf dans ma combinaison étanche ,à cause des 50 et quelques kilos de matériel que je traine sur le dos et sur les épaules . Au signal « Go » lancé par Momo, notre Capitaine du bateau, nous nous jetons à l’eau et nous retrouvons Papa, Le Gone et moi sur la bouée de balisage dont nous saisissons le bout afin d’entamer la descente vers le haut du tombant situé à 60m. Papa descend comme une fusée , Le Gone a quant à lui peu de mal à descendre ;bon samaritain, je décide de l’attendre ,alors qu’un courant nous éloignent assez rapidement de la balise. Le temps de me retourner, je vois Papa qui a déjà atteint le fond(on repassera plus tard pour le Bubble check de sécurité).On dirait qu’il a hâte de jouer les stars devant l’objectif de l’appareil photo.

Le gone a déjà lâché la fusée ,et s’est retrouvé au fond en deux temps trois mouvements ,après m’avoir doublé ;quelle équipe de bras cassés ; le Gone est en train de palmer à -60m afin de rattraper le haut du tombant dont il s’est éloigné pendant la descente. Nous retrouvons à une dizaine de plongeurs, bulleux compris, devant l’objectif du photographe qui essaie tant bien que mal d’orienter les plongeurs indisciplinés que nous sommes . Je rejoins Papa et le Gone qui m’attendent une dizaine de mètres plus bas ,après avoir pris à mon tour la pose adéquate devant devant un bouquet de Gorgones. deep wall 2009 Mes deux compères s’impatientent. Nous glissons maintenant vers l’obscurité du tombant et passons la marche des 90m, en gardant un oeil rivé sur la console de l’ordinateur du Vision. Je « tire » sur l’ADV de manière à gonfler mon sac Inspiratoire avec du diluant afin de compenser la pression à cette profondeur. Nous arrivons à 120 mètres ; J’ai déjà commencé à gonfler mon gilet de manière à me caler à cette profondeur plancher un peu avant, mais je dépasse cette profondeur de 2m ; Papa est 3m en dessous moi, il ‘est oublié encore une fois, coutumier du fait comme il l’est à son habitude.

Profil de plongée

Mon phare fouille l’obscurité en dessous de nos palmes ,là ou se commence la zone interdite ;rien ne semble bouger dans cette zone quasi désertique que quelques rares plongeurs ont eu l’occasion de découvrir. Le gone est resté légèrement en dessus de nous ;le tombant se révèle à peine à nos yeux en pleine obscurité, malgré la lumière de nos lampes de plongée qui éclaire cette partie de la roche qui ne semble jamais baignée par la lumière naturelle. Une faune fixée assez pauvre y réside ;je fouille la moindre anfractuosité à l’aide mon phare de plongée Le 2000 de Tyllitec, qui envoie du lourd à cette profondeur : je ne regrette pas mon achat récent. Nous entamons la remontée , accompagné par les antennes de quelques langoustes qui semblent guetter notre passage. Nous retrouvons le haut du tombant vers les 70m et la vie qui s’y accroche, parmi les Gorgones, et autre rascasses qui semblent nous dire qu’il est temps de remonter. Celui ci se découpe dans le halo bleuté légèrement laiteux qui s’étend vers la surface.

Déjà 25min en plongée ;le temps de remontée estimé est de 70 min à ce moment ;sur un signe convenu ,nous entamons notre cette dernière en peine eau ;papa largue son parachute vers les 50m, rejoint bientôt par le Gone, qui décide lui également d’assurer son confort de remontée; surtout nous devons veiller à ce que les deux parachutes restent suffisamment éloignés l’un de l’autre afin de ne pas perturber l’équipage de sécurité sur le bateau qui pourrait croire que les deux balises ainsi lancées en surface sont annonciatrices d’un problème au sein de notre palanquée, nécessitant l’envoi de la ligne de secours équipée des relais.

Nous égrenons les secondes et les minutes, attentifs au bruit du solénoïde qui injecte l’oxygène régulièrement au fur et à mesure que nous approchons de la surface. Au bout d’une heure, il nous reste encore pas moins de 40minutes environ de déco . Une envie pressante se fait irrémédiablement sentir, envie que je sais pouvoir circonvenir grâce à la purge Pipi que j’ai fait monter cette année sur mon étanche ;malgré tout ,je décide d’attendre encore un peu, afin de palier à tout risque d’inconfort, qui pourrait être lié à la moindre défaillance du système :la question étant de limiter au maximum la durée d’un éventuel bain de pied dans la combi étanche dans ce cas .

Bon au bout de 5 minutes de plus ,je comprends que je n’en peux plus, et décide de lâcher les vannes ; evidemment,avec cette satanée combi complètement purgée et plaquée sur le corps ,pas évident d’effectuer la gestuelle adéquate : malgré tout , je remplis légèrement les jambes comme d’habitude et essaie de me détendre en essayant de ne pas penser aux regards des deux autres à qui j’ai l’impression de délivrer un spectacle gratuit ;je sens quelque chose cloche, on dirait que le flexible d’évacuation s’est vrillé sur lui-même ,réduisant à néant mes efforts répétés d’expulsion ; j’ai beau évacuer un peu comme le confirme la chaleur qui irradie sous la paume de ma main que je place devant la soupape d’évacuation située sur ma jambe gauche, la majorité du bulletin de vote reste confinée dans l’urne si j’ose dire ;’ai beau me tortiller dans tous les sens rien à faire . Je vous passe les détails de la demi heure restante ou je sens qu’il me viens la transpiration malgré l’eau à 21°C ;je n’arrête pas de yoyoter entre 8m et 3m, entre mes différentes tentatives infructueuses ;j’ai du mal à me caler à un niveau et à y rester, en essayant d’alterner toutes les postions possibles et imaginables de manière à me soulager au mieux. Je me maudis d’avoir avalé les trois verres de jus d’orange au petit déjeuner de ce matin. Enfin arrive la remontée finale au bout de 98min de plongée.


pervers sort de leau deep wall 2009 deep ccr tartiflette team

La délivrance approche. Sur un signe OK, le bateau s’approche de nous ;j’ai déjà dégrafé les clips bas des deux Bail-out afin d’accélérer la sortie ;une main charitable vient récupérer ces dernier avant que nous grimpions sur le pont du bateau ;ce faisant, j’ai à peine eu le temps de poser la palme sur le premier barreau de l’échelle perroquet, que je me saisis de ma collerette étanche que j’écarte un peu de manière à faire pénétrer de l’air dans cette dernière, et ainsi réduire la pression intérieure, tout en tirant sur le bas de la combinaison de manière à remettre de l’ordre dans tout ça. profil 120m jerome cavalaire deep wall 2009 Fatale erreur , car le contenu du système se répand immédiatement au fond de mes bottes :comme qui dirait « Je me suis pissé dessus » . Je n’ai plus qu’à m’exiler à l’avant du bateau afin de me déshabiller et à évacuer le reste ,ce que je fais prestement . Comme quoi ,il aura fallu que j’attende 44 ans pour me pisser dessus ;une pensée me vient alors à l’esprit ,alors que j’essaie tant bien que mal de réparer les dégâts avec un semblant de nettoyage: quand on sera très vieux, ça sera tous les jours comme ça……..mais pas pour les mêmes raisons.

Jérôme dit « Le pervers » Cavalaire, le 19/10/2009

Une partie de l’équipe de plongée de retour sur le quai.

plongeurs ccr deep wall 2009

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Plongee extreme sur épave du Milano lac Majeur Italie

La plongée sur l'épave du Milano

Plongée extrême sur l’épave du Milano lac majeur Italie

Je suis abonné au magazine de plongée américain wreck Diving magazine, spécialisé dans les épaves, sur leur continent et ailleurs dans le monde. Dans le Numéro 18 du mois de juin 2009, je tombe sur un article traitant d’une plongée ayant eu lieu en 2008 dans le lac majeur en Italie par 236 mètres de fond sur l’épave retrouvée du Milano. Cet article a été écrit par un des plongeurs Pim van Horst. Étant donné qu’il traite de plongée extrême en lac et en recycleur, et qui plus est pas bien loin de chez nous, en Italie, je me propose de vous le traduire car très intéressant. Bien entendu j’en informe les auteurs et rédacteurs.

Traduit de l’anglais par Nicolas Schiavon

Sur l’épave du Milano

Un record mondial de plongée dans le froid et le noir.

Record officiel de plongée sur épave 236 mètres (241m en altitude compensée).

Pendant toute la tentative, Nuno Gomes, détenteur du record du monde de profondeur, était présent en tant que témoin pour le guide Guiness des records.

Texte de Pim van der Horst

Photos de Marco Sieni et Christian Mueller.

Le 10 Janvier 2008, mon téléphone portable se met à vibrer : j’étais en train de recevoir un message. J’appuyais sur le bouton et lu le message, « Pim veux tu venir au Show DDE en Italie en Mai ? Mario » Mon ami et binôme d’extrême, Mario m’invitait à le rejoindre au Dynamic Dive Exhibition au lac Majeur en Italie. Je lui répondis « si j’ai le temps j’y serais » ce fut le début d’une grand aventure et d’une grosse plongée…

A gauche préparation des Bails Out a droite Un medecin vérifie la préparation mental des plongeurs profond de g à d Mario, Pim et allessandro pour l'épave du Milano
A gauche préparation des Bails Out a droite Un medecin vérifie la préparation mental des plongeurs profond de g à d Mario, Pim et allessandro pour l’épave du Milano

Préparation du plan de plongée sur l’épave du Milano.

Le 7 Novembre 2007, les pompiers de Verbania, avec les plongeurs de la direction régionale de Lombardie, ont découvert pendant un entrainement avec leur nouveau ROV ( remote operated vehicule – robot télécommandé) l’épave du célèbre bateau, Milano, qui a appartenu à la compagnie de navigation du lac Majeur. Le bateau coula le 26 Septembre 1944 sous le feu ennemii, alors qu’il transportait des soldats et des civils de Laverno à Intra. Les dommages causés par les trois avions Anglo-Américains ont fait sombrer le navire en quelques minutes. Il y eu de nombreux morts. L’épave est longue de plus de 50 mètres sur une largeur de 6 mètres. Le bateau est cassé en deux, qui reposent à 20 mètres l’une de l’autre environ. La première partie se trouve à environ 230 mètres sur un fond plat et l’autre git à a peu près 215 mètres sur un fond en légère pente. La télévision locale a produit un programme spécial sur le Milano et interviewa des habitants de Verbania qui se souvenaient du désastre.

Marco Braga, responsable du programme du DDE et président de l’organisation de plongée italiene PTA (pure tech agency), m’envoya par mail les premiers programmes de la foire. Il prévoyait aussi d’ajouter quelques activités tech. A ce moment là, le déroulement de la partie tech n’était pas encore connue. Mais quelques jours plus tard, Marco m’envoya un lien sur la vidéo réalisé par le ROV des pompiers. Marco pensait qu’il s’agirait d’un sujet sympa pour un événement tech : un record du monde de plongée sur épave (l’ancien record étant à 205 mètres), et qui plus est serait réalisé en recycleur à circuit fermé, en eau froide par trois plongeurs en même temps.

Bon, avec toutes ces informations, on pouvait commencé à travailler sur le sujet. Est ce possible pour des plongeurs tech de réaliser cette folle plongée ? Quels seraient les objectifs de la plongée ? Les plongeurs devraient se poser la question de savoir si cette plongée vaut les risques encourus ? Les plongeurs sont ils capable de supporter cette plongée physiquement et mentalement ? Les plongeurs ont ils assez d’expériences et de compétences ?

Il est tout de suite apparu très claire que le temps passé au fond serait très limité : 3 ou 4 minutes au pire. Quel genre de problème pourrions nous rencontrer ? Nous avons vérifié les vidéos de l’épave faites par le ROV. L’épave en tant que telle n’était pas très excitante. La partie la plus profonde serait la plus intéressante à plonger. Donc après quelques discussions, nous nous sommes mis d’accord pour plonger la partie la plus profonde. Nous nous sommes aussi mis d’accord sur les objectifs de la plongée :

  • Réaliser une vidéo de l’épave faite par un plongeur

  • Travailler tous ensemble en tant qu’équipe internationale de plongeurs en recycleur à circuit fermé, afin de bénéficier de l’expérience de certains des plus célèbres plongeurs extrême recycleur en activité en ce moment au monde.

  • Atteindre le record du monde de plongée sur une épave en pleine eau. La profondeur maximum atteinte par des plongeurs dans un environnement similaire était de 205 mètres.

Maintenant, nous avions besoins de trouver une équipe de plongeurs recycleur. Marco et Mario invitèrent Alessandro Scuotto et Cédric Verdier à se joindre à eux. J’avais déjà fait quelques formations avec Mario. Il a effectué sa formation d’instructeur Ouroboros avec moi, et j’ai fait ma formation instructeur cave avec lui. Je ne connaissais pas Alessandro personnellement, mais j’ai rencontré Cédric Verdier à plusieurs reprises. J’étais avec lui au Philippines pour plonger sur le Yamashiro, et je l’avais rencontré une pair de mois auparavant à Mayorque pour le DIR rebrether et quelques plongées en grottes. Nous avons fait quelques expéditions DIR rebreather au Liban pour plonger le Victoria. J’ai partagé une chambre avec Cédric au Liban et nous avons passé beaucoup de temps à parler au sujet du record du monde de plongée. Pour cette plongée, nous avions un risque supplémentaire comparé au autres plongées extrêmes, l’hypothermie. La température de l’eau au fond est de 4 à 5 degrés et se réchauffe un peu en se rapprochant de la surface. On ne peut rester dans l’eau à cette température que 2 ou 3 heures maximum. Comme j’ai l’habitude de plonger dans l’eau froide souvent, je sais par expérience qu’après une heure, ( avec une combinaison étanche en toile et une polaire 400g en thinsulate, des sous vêtements épais et des gants étanches) il devient difficile de bouger vos doigts et de répondre rapidement à une urgence. Avec un temps estimé de 8 à 9 heures de plongée, nous devions trouver une solution afin de résoudre le risque d’hypothermie. La solution c’est Marco et Mario qui la trouvèrent. Ils ont trouvés une entreprise, Palumbarus, qui nous fournirait une cloche de plongée. Nous serions au sec dans la cloche, et nous allions pouvoir gérer notre décompression avec une PPO2 plus élevé que la standard 1,4 ou 1,6. Au cas ou nous aurions des convulsions du à l’oxygène (CNS), nous ne coulerions pas. La PPO2 dans la cloche sera de 2,1.

La remonté du fond jusqu’à la cloche ne devrait pas prendre plus de 3 heures, à cause du risque d’hypothermie, mais il faut aussi tenir compte du temps d’utilisation de la chaux des recycleurs qui est d’environ 3 heures. En tenant compte des conditions de plongée, pression et température, c’était à mon avis le maximum à ne pas dépasser. La profondeur et la température baisse le rendement de la chaux. Nous avons aussi essayés de rester en dessous de 100% de CNS quand nous étions dans l’eau. Nous avons choisis notre setpoint afin d’être en dessous de 100% de CNS au bout de 3 heures. Cela nous donna un set point de 1,4 au fond et de 1,5 au dessus de 150 mètres.

Nous avons calculés quelques tables avec v-planner et GAP. Kees Hofwegen le propriétaire de GAP m’a fournit une version spéciale de son logiciel GAP, car la version du commerce est « limitée » à 180 mètres. En prenant en compte les trois heures passées dans l’eau, cela voulait dire, que nous devions entrer dans la cloche à la profondeur de 21 mètres. De 21 mètres à 12 mètres nous allions respirer un Nitrox 50%. De 12 mètres à 6 mètres nous respirions de l’oxygène pur. Après 4 heures passées dans la cloche, la CNS totale a dépassé….23000 % A ce moment là nous ne nous préoccupions plus vraiment de notre Horloge Oxygène.

Il y avait bien sur beaucoup d’autres risques à prendre en compte : la panne de matériel en était un. Il est est très important de prévoir une redondance, mais attention à ne pas trop compliquer quand même. Je décidais donc de prendre 3 phares : un phare à LED Metalsub, une autre LED de secours, et un phare HID sur ma camera. Mario et Alessandro portaient des casques équipés de lampes. De toute façon le ROV nous attendrait au fond sur l’épave, et nous utiliserions ses lumières pour nous montrer le chemin de l’épave et du Bout. Nous étions aussi équipé d’un moulinet avec 200 m de fil et d’un parachute équipé d’une mini bouteille pour le gonfler automatiquement, si nous devions remonter « dans le bleu ». dans le cas d’une remonté « libre » l’équipe de surface mettrait une ligne à l’eau équipée de bails out jusque 150m, et nous ramènerait jusqu’au bout et la station de décompression.

Malheureusement, deux semaines avant la plongée, Cédric Verdier a du renoncer, il s’est fait volé son équipement de plonger en rentrant chez lui.

Ma préparation consistait à prendre soin de ma condition physique avec un programme d’entrainement et un régime alimentaire, et d’effectuer des plongées profondes sur le Victoria au Liban. Je ne savais pas encore quel recycleur j’allais choisir pour cette plongée sur le Milano ; le Megalodon ou l’Ouroboros ? Je décidais de préparer les deux et de les emmener en Italie. Les plongeurs profonds préparèrent eux mêmes leur diluant et mélanges de bails out. Nous avons décidés de prendre nos bails out pour remonter du fond à 135m, ou les autres bails out nous attendraient. Les bails out de la ligne seraient prévu pour deux plongeurs, car le risque que les trois plongeurs doivent passer sur bails out était minime. Deux jours avant la plongée, je me décidais pour l’Ouroboros, car Mario et Allessandro utiliseraient aussi un Boris. La particularité du Boris est d’utiliser un scruber radial et d’être équipé de 1er étage Poséidon extrême, conçus pour les grandes profondeurs. De plus je n’avais pas remplie les controleurs du meg d’huile.

Il restait encore une chose à faire : demander la permission à mon assureur, DAN Europe, pour effectuer cette plongée. Je leur ai donc envoyé un email, leur expliquant la plongée, et toutes nos procédures. Dan répondit qu’il s’agissait d’une plongée à haut risque et à la limite de ce qu’il était physiquement et humainement possible. Il soupesèrent le risque d’hypothermie, de toxicité à l’oxygène, et aussi du HPNS (Syndrome Nerveux des hautes pressions). Après quelques échanges de mails, DAN me donna son accord pour cette plongée.

A gauche manipulation du ROV à distance, a Droite arrivée des plongeurs sur l'épave du Milano vu par le ROV.
A gauche manipulation du ROV à distance, a Droite arrivée des plongeurs sur l’épave du Milano vu par le ROV.

Préparation de la logistique de la plongée sur l’épave du Milano

Le 6 Mai Nous commençames à préparer la logistique de la plongée. Les pompiers furent avertis et commencèrent à monter une grande tente pour leur installation et un grand ponton arriva. Le ponton serait remorqué au-dessus du Milano seulement le 8. Jusque là il resta au port afin d’être équipé avec son matériel. Tôt le matin du 7 Mai, Remko van de Peppel, mon plongeur de secours surface Hollandais et moi même, sommes allés au port de Verbiana, rencontrer Fabio Manganellio, le directeur de plongée. La cloche devait arriver ce jours là. Un bateau de la société de plongée Palumbarus, notre sponsor, équipé d’une grue, devrait mettre la cloche en place. La cloche était toute neuve et devait être équipée de tous ses tuyaux pour les gazes ainsi que de son système de communication, et d’eau chaude. Allessandro pris en main la direction des opérations. Mais nous avions sous estimé l’ampleur du travail à effectuer sur la cloche et il nous fallu un jour supplémentaire que prévu. Nous voulions effectuer tous les tests préalables correctement, nous avons donc décalé la date de la plongée d’une journée. La cloche fut suspendu sous le ponton, elle ne pouvait donc pas être sortie de l’eau. Cela voulait dire que nous devions sortir de la cloche en nous remettant à l’eau. A cause des risques des convulsions du à l’oxygène, nous avons décidé que les plongeurs profonds sortiraient de la cloche en circuit ouvert équipés d’un masque facial.

Le 9 Mai, le ponton fut remorqué sur le site de l’épave. L’épave avait été localisé la veille par les pompiers et un bout a été mis en place. Grâce à l’aide du ROV, le bout fut placé à 30 cm seulement de l’épave. A coté du bout, fut mis en place la station de décompression qui descendait jusque 80 mètres. Les bails out furent installés sur la ligne de déco. J’effectuais une rapide plongée à 60 mètres, le long du bout afin de tester ma vitesse de descente, la visibilité et la température. Les tests effectués sur la cloche montrèrent qu’elle fonctionnait à merveille.

Dans la soirée l’équipe entière fut rassemblée dans le port pour le grand briefing final. L’équipe était constitué de 60 personnes. Des listes de taches plastifiées furent distribuées ainsi que des tables de décompressions à tous les membres de l’équipe. Après le briefing, nous sommes tous allés nous coucher pour une courte nuit…

La plongée sur l’épave du Milano

A 7 heures le matin du 10 Mai, Allessandro, Mario et moi, sommes montés sur le bateau qui devait nous emmener au ponton. Nous devrions nous équipés sur le bateau et nous mettre à l’eau de celui-ci. Le ponton était à a peu près 2 mètres au dessus de l’eau. Je fis les vérifications d’usage de mon recycleur. Puis Mario Allessandro et moi même eurent une dernière conversation. Nous étions d’accord que si lors de la descente, un plongeur devait stopper, les deux autres continueraient. Si un plongeur devait abandonner au fond, les trois plongeurs remonteraient ensemble. A 8H30 nous étions prêt à nous immerger. La nage jusqu’à la ligne fut rapide, nous avons récupérer notre caméra et après un dernier signe OK, nous avons commencé la descente à exactement 9 heures.

De haut en bas : le ponton vu de loin, Alessandro à gauche , Pim, et Mario à Droite prêt à partir sur l'épave du Milano. juste avant la descente le ponton vu du bout, et sur la ligne les plongeurs prèts à descendre.
De haut en bas : le ponton vu de loin, Alessandro à gauche , Pim, et Mario à Droite prêt à partir sur l’épave du Milano. juste avant la descente le ponton vu du bout, et sur la ligne les plongeurs prèts à descendre.

Le bout fait un léger bruit en glissant sous mes doigts. J’entends l’ADV qui injecte en continue dans la boucle, de même je gonfle presque en continue mon étanche et ma stab. Soudain à 140 mètres, une alarme de basse pression se déclenche : c’est ma bouteille de diluent qui est presque vide, je switch sur la bouteille externe et continue ma descente ; encore 100 mètres à faire. Je switch aussi sur mon setpoint haut à 1,5. Si j’avais « switché » avant j’aurais un pic de PPO2. A environ 180 mètres j’ai senti un léger tremblement parcourir tout mon corps, serait ce la HPNS ? Je décidais de ralentir ma vitesse de descente et le tremblement cessa.

A 220 mètres je vis une lumière diffuse qui venait du fond, le ROV était en train d’éclairer l’épave. Mario nageaient autour du ROV et de l’épave. Tous les deux me firent le signe OK. Je pris ma caméra et commençais à les filmer. Je me collais sur le fond et les filmais par dessous. A la treizième minutes du Runtime, Allessandro nous fit le signe « encore 1 minute ». Nous avons commencés notre remonté. Notre vitesse de remonté fut assez importante jusque 150 mètres puis redevint au standard 10m/min ensuite. Je me sentait bien, et j’étais content de ce nouveau record du monde. Mais il nous restait encore 8 heures de déco…Mais à 120 mètres j’ai senti de l’eau entrer dans ma combinaison étanche. J’ai immédiatement ressenti le froid dans tout mon corps. J’ai pensé sur le moment que c’était ma valve de surpression. Je me suis rendu compte plus tard, après la plongée que la membrane de la valve était vrillée. Je me dit a moi même que la partie serait dure jusque la surface. En attendant, je filmais les autres plongeurs et les plongeurs de sécurité profonds à 100 mètres. Plus tard j’ai regardé le film fait par Mario, et m’aperçus qu’un des plongeurs profond a voulu me féliciter pour le record, et ma réaction fut très lente. L’hypothermie faisait déjà ses effets.

A 80 mètres nous quittâmes le bout pour la station de déco. C’est là que je me rendis compte qu’Allessando avait des problèmes, il nous signala qu’il était malade et avait des vertiges. Mario était déjà en train de l’assister. A 60 mètres, Mario passa sur Bails Out jusqu’à l’entrée dans la cloche. J’avais de plus en plus froid. Ma vu baissait et j’avais de plus en plus de mal à lire mes tables de décompression. Mes doigts étaient tout ankylosés et il m’était de plus en plus dure de presser mes inflateurs et de me tenir à la barre de décompression. Remko me rejoignit à 40 mètres et tombait en panne d’argon alors qu’il me restait encore 1 heure avant d’entrer dans la cloche. Je me dit qu’il fallait encore résister au moins 30 minutes, et puis je fit « sauter » 30 minutes de pallier afin de rentrer dans la cloche plus tôt. Je récupérais les paliers raccourcis dans la cloche.

Du haut en bas : un Helicopter de la sécurité survolant le site en cas de remonté en pleine eau des plongeurs, l'équipe de medecins en communication avec les plongeurs dans la cloche afin de surveiller leur condition physique, les plongeurs profonds avec les plongeurs sécu à 100 m, les plongeurs sécu verifient la cloche à 21 mètres, les plongeurs sont dans la cloche pendant que les Ouroboros sont accrochés à l'extérieur.
Du haut en bas : un Helicopter de la sécurité survolant le site en cas de remonté en pleine eau des plongeurs, l’équipe de medecins en communication avec les plongeurs dans la cloche afin de surveiller leur condition physique, les plongeurs profonds avec les plongeurs sécu à 100 m, les plongeurs sécu verifient la cloche à 21 mètres, les plongeurs sont dans la cloche pendant que les Ouroboros sont accrochés à l’extérieur.

Remko m’accompagna jusqu’à la cloche. Aidé par un autre plongeur surface il me déséquipa. Je ne pouvait plus bouger. J’essayais de rentrer dans la cloche, mais toute force avait abandonné mon corps. Je fus capable de rentrer dans la cloche seulement quand Remko m’avertit que les autres plongeurs voulaient aussi y accéder. Une fois dans la cloche j’ouvrais l’oxygène et mis mon masque respiratoire. Je me sentais mal et vomit une fois. Mario et Allesandro rentrèrent dans la cloche 10 minutes après. Allessandro n’allait pas bien et vomit plusieurs fois. Mario et moi mangèrent et burent un peu. Mario utilisa le système de communication de la cloche afin de tenir les médecins au courant de la situation d’Allessandro. Nous faisions des rinçages à l’air toutes les trente minutes, et après un certain temps la cloche remonta jusqu’à son prochain palier.

Après 5 heures passées dans la cloche j’étais le premier à en sortir. Deux pompiers plongeurs m’ont guidés jusque la surface. Là une foule énorme nous attendait. La sécurité surface m’allongea sur le pont chaud du bateau, ils m’enlevèrent ma combinaison étanche et un médecin controla ma tension ainsi que mes réactions « quel est ton nom ? » « d’où viens tu ? » J’étais très faible et tenir sur mes jambes ne fut pas facile. Je fus enroulé dans une couverture de survie en aluminium, afin de conserver la chaleur de mon corps. Les flash des appareils photos crépitaient. Des équipent de télévisions d’Italie, Russie, États Unis, et Afrique du Sud couvraient complètement l’évènement. Mario et Allesandro suivirent 2 minutes après. Les médecins prirent en charge immédiatement Allessandro qui fut transporté immédiatement au caisson de décompression le plus proche. Malgré son état, Allessandro était souriant et saluait la foule. Mario et moi répondîmes à quelques interviews et posèrent pour des photos. Petit à petit la foule quittait le ponton et le bateau. On nous ramena au port, nous avions avions beaucoup à échanger mais nous le gardions pour plus tard. Il m’a fallut deux autres jours pour retrouver toutes mes facultés.

Record du monde officiel sur plongée épave 236 mètres ( 241 mètres avec compensation de l’altitude)

Pendant tout ce temps , Nuno Gomes( recordman du monde de profondeur) fut le témoin pour le livre Guinness des records du monde. Une liste des records de plongée est disponible sur www.nunogomes.co.za/rec.htm

La cloche vu d'en haut, les plongeurs profonds de l'épave du Milano pendant la remonté, de g à d Allessandro, Mario Pim.
La cloche vu d’en haut, les plongeurs profonds de l’épave du Milano pendant la remonté, de g à d Allessandro, Mario Pim.

Sur le salon de plongée DDE

Beaucoup de salons sur la plongée furent organisés tout autour du monde, mais ce qui c’est passé en Mai 2008 sera considéré comme un événement majeur et innovant, d’une autre planete ! Du 9 au 11 Mai des milliers de plongeurs tout autour du monde étaient suspendu à ce qu’il se passait dans un mignon petit village accueillant de la cote nord du lac majeure, à quelques kilomètres de la frontière suisse afin de prendre part au plus exclusif des nouveaux concepts de salon de plongée. Www.ddeexhibition.org un record du monde de plongée sur épave.

Sur Pim van der Horst

Pim a commencé à plongeren 1983 à l’université de Tilburg aux pays Bas. Il est venu à la plongée tech quand le Nitrox a été introduit aux Pays Bas aux débuts des années 1990. Puis il est passé au recycleur. Il a suivi ses formations à l’étranger en Grande Bretagne et aux Etats Unis. L aplongée tech et plus spécialement l’utilisation des recycleurs le poussèrent à d’avantage s’investir dans la formation technique. Il a ouvert une école de plongée tech aux Pays Bas : Pim’s Tekdiving : PTD. PTD possèdent plusieurs locaux aux pays bas et de nombreux instructeurs à l’étranger. Pim est Instructeur Trainer pour Recycleur à circuit fermé Trimix pour p
lus de 10 recycleurs différents (il est instructeur d’instructeur) et aussi pour circuit ouvert pour une dizaine de fédérations (Dirrebreather, ANDI, IANTD, PADI, PTA/CMAS, WOSD). Pim a formé plus de 1000 plongeurs. Pim publie régulièrement des articles pour des magazines de plongée Russe et Hollandais. Il a écrit de nombreux livres sur la plongée tech et les recycleurs.

Contact :  pim@tekdiving.nl

Sur Mario Marconi

Mario a commencé à plonger en 1993. Il fit sa première formation chez IANTD en 1997. Il devint instructeur air profond PSA en 2001 et commenca alors ses explorations de grottes profondes, en circuit ouvert d’abord plus en recycleur. Il a aussi étudié et utilisé l’utilisation de l’heliox pour les recycleurs et les explorations sousterraines. Il a co-dévelloppé et testé en 2002 le SCR passif (recycleur semi fermé passif) EDI2002, prévu pour l’exploration des grottes en conditions extrèmes. Mario est instructeur profond pour PTA/CMAS, instructeur Trainer Cave profond, ainsi qu’instructeur Ouroboros.

Contact :  mar.marconi@libero,it

Sur Allessandro Scuotto

Allessandro a commencé la plongée à 6 ans, et a passé son premoer niveau de plongée à 12 ans. A 18 ans il était instructeur de plongée loisirs. En 1996 il fut certifié COM,SUB,IN par la marine Italienne. Il devint instructeur de plongée tech en 1997. Il a utilisé des recycleurs dès les premiers jours et en a testés de nombreux. De plus Allessandro est OTS (plongeur commercial pro), opérateur de caisson Hyperbar, pilote de ROV, et pilote de sous marin UW. A l’heure actuelle, il est le sous chef de la section Napolitaine de la police Sous marine Italienne. Il est aussi l’officier en chef executif de Deep Sea Technology ( entreprise de plongee commerciale). Allessandro est instructeur trainer pour PTA/CMAS, NASE, et PSA.

Contact :  info@deepseatechnology.com www.deepseatechnology.com

Les médias couvrant cette plongée sur l’épave du Milano

Cette plongée a eu une couverture médiatique très importante en Italie, Europe, Russie, USA et Afrique du sud.

La documentation et de plus amples informations sur disponibles sur : www.ddexhibition.org/DVD_video.html

www.ddexhibition.org/Foto.html

Les prises de vues de la découverte de l’épave faites par le ROV du VVF, l’histoire de l’épave et autres :

www.ddexhibition.org/RecordMondiale.html

DDE sponsors et partners

www.ddexhibition.org/SponsorUK.html

www.ddexhibition.org/SuppoortersUK.html

www.ddexhibition.org/PartnersUK.html

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Plongée à Thun 143 m

Plongée à Thun 140 mètres

Plongée à Thun 143 m

D’aucun diront que nous prônons et faisons l’apologie de la plongée extrême et très profonde, mais ils se trompent. Le deep CCR Tartiflette team est un groupe de plongeurs qui ne se prend pas au sérieux et passionnés de plongée tech et en lac.
C’est pour cela que Nos récits sont toujours une tranche de vie, car nous vivons notre passion comme nous croquons la vie : à pleine dent !
On ne se prend pas le choux avec des déballages de théories fumeuses : nous on plonge.!

Bon, ce WE était prévu depuis longtemps, on devait retourné à Thun en Suisse ou l’on doit tester nos équipements et méthodes sur une plongée plus profonde dans les 140 m dans un premier temps de manière à obtenir de références pour éventuellement des plongée sur épaves très profondes.
Captain me propose donc de plonger avec Bernard et lui, j’ai dit OK immédiatement mais uniquement le dimanche et pas le samedi je bosse, Bri ne peut pas venir, papa non plus car il a ses devoirs conjugaux.
Donc on prépare cela doucement avec captain, samedi je vais faire des courses, et je vérifie bien que captain s’est occupé de faire gérer l’intendance, la sécu, et le barbecue par un autre nico.
Samedi Midi surprise, papa me dit qu’il vient ! Suis soulagé j’aurais mon binôme habituel et mes point de repères et je n’aurais pas besoin de remonter seul du fond pour faire mes paliers, car captain utilisent un ordi RGBM qui n’a rien à voir avec mon super vision.
Donc j’ai pris du rosé et corse, captain gueule rien ne vaut le Foulaquier !

le C4 Picasso est chargé ras la gueule comme Dab !

Le samedi donc à 17H50 on plie les gaules avec papa direction Thun!, on a 44 min de retard pour arrivé à l’heure à l’apéro à l’hôtel. J’ai même été jusqu’à graver un cd spécial pour le voyage. Foix de moi on va faire le max pour ne pas louper cet apéro.
Bon vous verrez sur la vidéo on a mis 2H15 au lieu des 3 heures habituelles, pas mal non ? Bon c’est vrai on a laissé plein de photos de nous un peut partout, on dirait que les autorités suisse nous aimes bien !.
J’avais oublié comment les suisses font gravement C…. sur la route, après Genève un se coltine une 911 Jaune qui roule sur la voie de gauche à 101 km/h alors qui a personne sur celle de droite, c’est cette Gonzesse ! Au bout de 10 min j’en peux plus je la double par la droite : avec papa on n’y croit pas ! C’est un film ou bien ? C’est un mec, un vieux beau ! J’explique le tableau : Porsche Turbo 911 Jaune canari, cuir jaune assortie dedans, le mec, un remixe entre Mick Jagger et John Galliano chevelure bouclée longue et dorée comme sa caisse avec les lunettes mouche jaunes assorties ! OOUUUAAARRRFFFFF mort de rire !
Deux fois ne sont pas coutumes il pleut des seaux quand nous arrivons à Merlingen, moins une et un aquaplaning près on était déjà dans le Lac mais pas équipé, ca aurait été ballot.

Moins une on finissait dans le lac, c con pour des plongeurs tech pas habillés !

Captain s’inquiète il passe un coup de tel, on le rassure on est là dans 5 minutes, il est avec madame faut pas le faire attendre.
Il semble apprécier l’hôtel. Bon aller assez perdu de temps apéro et demi de bière puis steak tartare, faut bien essayer si c bon pour la déco !

La fine équipe à table avec qq chopines

Le lendemain matin réveil de bonne heure après une nuit agitée, difficile de trouver le sommeil. Copieux petit dej, je mange la moitié du plat de charcuterie et de fromage. Nous devons être de bonne heure sur le parking afin de trouver une place.
Bernard fait des siennes, alors qu’il devait être là à 9H il a oublié de se lever il n’arrive que vers 10H, Jérôme est vert il est venu à l’hôtel exprès pour ne pas se lever tôt et Bernard arrive avec une heure de retard !

Installation de la ligne de vie

Laurent ammene la ligne et les blocs au large

Bon maintenant qu’il est là on le chambre grave et il équipe la ligne de vie, avec la corde et les blocs de secours, mon 13L d’oxy, plus 7l d’oxy supplémentaire, un NX 70 à 12m, et un NX 40 à 40 mètres. C’est Laurent notre plongeur sécu qui équipe la ligne.

Préparation du matériel

Papa prépare son vision

Jerome et ses bails out et blocs de sécu.

Captain prépare son Megalodon

On s’équipe, et on se met à l’eau, faut clamper tous les blocs autour de soi, j’aide mon papa.

On nage en surface pendant une cinquantaine de mètres, OK ? Feu on descend en pleine eau, dans une eau trouble et chargée on ne se quitte pas des yeux, on arrive sur un fond de vase vers 60 mètres on s’équilibre un chouille je me retourne dans tous les sens pendant la descente afin de vérifier si on est tous là ? OK gars ?
On y est tous le tombant est là devant nous, on palme un peu pour rejoindre le bord un coucou à tous et feu ! GAZ ! Ça descend pas trop vite puis ca accélère, Bernard est devant, moi je ralenti car il faut que j’attende papa. Pendant toute la descente le cerveau travaille.
En plus je teste ma nouvelle config avec un deuxième inflateur Scubapro branché sur la bouteille d’air extérieur, à ces profondeurs là va mieux éviter d’envoyer du précieux diluant dans la stab !
Je ne suis pas encore habitué et je le cherche pendant toute la descente.

Pendant toute la descente nos quatre phares illuminent cette magnifique falaise. Failles blocs, surplombs, le plus gros doit faire 2,5 mètres. C’est un enchantement, pour les yeux et l’esprit. Nos faisceaux sont comme ceux des sabres lasers des Jedi, ils fendent la nuit, et donnent une dimension, une profondeur magique tridimensionnelle à cette falaise.
Vers 130 mètres un bruit strident se fait de plus en plus sonore, merde j’ai une fuite pensais je ? Je check un peut tout, même la ppo2, je demande à papa de vérifier si j’ai une fuite je suis convaincu que c’est moi. Mais un détendeur de captain qui est parti en couille un Apeks DS4 pourtant !
Le temps de freiner je suis à 143 mètres,
Bernard est plus bas vers 145, avec papa on ne se regarde pas trop longtemps, pas plus que les autres, on reste pas, on décolle immédiatement. Puré faut gonfler un max avant que ca bouge !
On remonte, le bruit s’est arrêté, normal captain a fermé son détendeur, moi je suis rassuré c’est pas moi et tout va bien pour tous.
Cette falaise n’en finit pas de monter, elle est pleine de surprise, tellement minérale. On abandonne captain et Bernard vers les 70 mètres qui commencent leurs paliers tandis que les nôtres arriveront vers 40 mètres.

Papa aux 6m

Le gone aux 6m

Pendant tous les paliers nous seront sur la vase sur un fond quasi plat et une eau très chargée, avec une visi quasi nulle. On retrouve la ligne de vie et on attend, je n’ai même pas envie de nager tellement l’eau est pourrie, Bernard, me passe devant, me touche et ne se rend compte de rien.
Au bout de 106 minutes, on sort, et Laurent nous aide à sortir les blocs.

On sort tous le matos de l’eau

La fine équipe du NPSFQQA et du Deep CCR tartiflette team

Bon c’est pas tout çà ? Elle est ou l’intendance ? Le responsable du BBQ, et le BBQ ? Putain ya personne ! Comment allons nous faire ? Bernard qui est sorti un peu après, n’en sait rien ! C’est pas dieu possible ! Ça continue à Merder, après le temps, le DS4 à Jérôme, manquait plus que le BBQ ! Je saute dans le C4 Picasso et direction Interlaken pour trouver du charbon. Une fois la chose réglé retour au BBQ sous des trombes d’eau !! ca continue ! Je charge en ZIP pour faire de la braise et je commence à cuire sous la pluie.

Barbecue du deep ccr tartiflette team et du NPSFQQA a Thun

Bon Bernard il est ou le foulaquier ? Réponse de l’intéressé « Ben HEU ben HEU j’en avais plus !!! Captain est sidéré « t’a fais çà ? » Il va être obligé de boire de mon rosé, et il va même en reprendre le bougre, c’est qu’il aime ! Ici une video d’un memorable débat.


debat thun 140m deep ccr tartiflette team

Après moultes saucisses, bouteilles de rosé et de rouge, captain nous offre de très belles casquettes NPSFQQA en gage d’amitié, merci Jérôme sache que nous apprécions le geste.

Casquette NPSFQQA offerte par Captain

Bon c’est l’heure de se quitter, on se donne rendez vous pour le 5 Juillet, on n’a pas finit. Le chemin du retour est quasi paisible on n’a fait craquer qu’un seul radar !

Beau bateau à aubes piloté par un connard qui frole les arbres à donf pour dessouder du plongeur aux paliers !

Profil de notre plongee à 143m à Thun

Le CR des deux apôtres du NPSFQQA est ici

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Plongée Grande Cale avec papa 103m

Plongée à 103 mètres à grande Cale au lac du Bourget

Plongée le 14 Juin à Grande Cale avec papa 103m

Ca doit faire un mois qu’on a pas plongée dans notre lac du Bourget chéri, à Force de Haven, Bananier ou autre repas de famille, faudrait pas qu’on perde les bonnes habitudes donc rendez vous à grande Cale.

Nous y voilà donc avec Christophe comme pilote cette fois ci car phiphi a des élèves et ne peut nous promettre mieux que 50m. On avait pensé à pierre à Bise mais on commence un peut à en avoir ras la casquette.

Ce matin Impossible de se lever, ya du velcro dans le plumard, on a rendez vous à 8H45 à Charpignat et je tombe du lit à 8H papa est déjà au gonflage, j’ai carrément oublié de changer mon embout bucale qui est mort découpé par mes dents ! Un sms et hop l’affaire est dans le sac !

Arrivé à Charpignat coucou tout le monde hop on charge le matos dans le semi rigide de Christophe , on est 4 plus lui ca va bien on a de la place.

Direction grande cale, car le tombant est chouette et on la pas fait trop souvent, donc ca part cool. Bien entendu pas eu le temps de prendre mon appareil photo dans la précipitation, dommage car la visi comme on le verra sera excellente.

Bon son semi rigide va bien, les 130 ch de son MERDECURY (copyright Captain dit papy) envoie du lourd. La journée a commencé très doucement ca continue : j’arrive pas à m’équiper tout seul pour une fois ! J’oublie de mettre la collerette, j’oublie de mettre les plombs, ya qqchose qui merde dans la séquence, ya plus de cerveau ou bien ? Heureusement le reptilien est toujours là et je m’en rend compte à chaque fois, mais bon dieu qu’il fait chaud ca transpire grave.

Allez Plouff ! À la baille ! Christophe nous a demandé de ne pas dépasser 70 minutes de plonge.

Bubble check à 8m et zou vers le bas, le long du bout, jusque sur le fond à 17 mètres, puis on se dirige vers la grosse pierre à 20 mètres et après c’est LE VIDE !! Chouette.

En fait le Zod est garé après le tombant donc on va le faire à l’envers, à main droite.

On descend doucement car papa n’est pas un fana de la descente à donf ! Ca doit être son âge sans doute ?

Surplomb, grosse découpe, grosse faille, belles couleurs nous ravissent à la descente, en bas on atteind la vase vers 80 85 mètres, je m’attendais à plus. Après la stabilisation on pars main droite et ca continue à descendre petit à petit, on suit la roche au fond qui fait des avancées dans la vase en descendant, avec des bouts de pierres ou des murs, ca descend toujours on dépasse les 100 mètres.

Au détour d’une roche verticale, on tombe nez à nez avec un filet pris dedans, celui ci est grand et remonte très haut sans doute tiré par ses flotteurs.

Y en a de partout. Il y a même du poisson dedans. Je regarde mon afficheur, HAAH plus de 13 min, et un TTS de 67 min ya papa qui va pas tarder à crier l’ordre de remonté. TTS de 69 min j’entends papa qui brame c’est le signe, je me retourne vers lui, lui fait ok un clin d’œil, suis sure qu’il l’a pas vu ! On remonte on tient la bonne vitesse car pendant toute la remonté on a gardé le TTS de 69 min on n’a pas continué à charger.

La remonté est longue mais belle car très diversifiée en profil, tombants, failles, cailloux, langue de vase etc. Pendant la remonté on fait attention au fameux filet car décidément il remonte très haut, mais la visi est excellente, tellement que je coupe le phare vers 70 m. Dommage pour l’appareil photo car l’eau était pure.

Pourvu que ca dure dans 15 jours pour l’avion ce serait super.

Les premiers paliers arrivent dans les 30 mètres.

Comme j’avais un peut perdu l’habitude du lac ces derniers temps, la différence de température ne me saute pas au paf de suite pourtant la température de l’eau du lac du Bourget est bien toujours à 6° au fond et à 18° à 6 mètres. On finit la déco dans les herbier, mais pas un poisson à l’horizon. Pas une écrevisse.

Enfin on sort en 76 min on s’est bien débrouillé pour un run time annoncé de 70 minutes. Christophe et ses élèves nous aide à nous déséquiper : « c’est quelle heure ? » lançais je « 11H30 «  oulalalalalalala mauvais temps encore au milieux du lac et faut que je passe à la boucherie pour le BBQ de midi et que j’aille chercher papy ( le vrai pas captain) à la maison de retraite.

Bon gaz on rentre a donf et mine de rien le BBQ on l’a mangé en temps et en heure.

Bon désolé les gars, un CR sans photo c’est comme un BBQ sans apéro, une semaine sans plongée, une bagnole sans moteur, une femme sans HHEUUU, qui HHHEEEUUU là le terrain devient glissant donc terminé !

Profil de la plongée à 103 mètres à grande cale Lac du Bourget
Profil de la plongée à 103 mètres à grande cale Lac du Bourget

Profil de la plongée a grande cale Lac du Bourget

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Plongée sur l’épave du Bananier à la Ciotat

Plongée à 96 m sur l’épave du Bananier à la Ciotat

Courant Avril, Jean Marc nous informe que Jean Louis est en train de monter une expédition pour plonger sur l’épave du Bananier au large de la Ciotat qui git sur un fond de 96 98 m au sable. Brigitte et moi ont a la même réaction ; ni une ni deux on dit GO ! Papa lui doit partir faire ses devoirs conjugaux en Crète, c’est comme boire ou conduire faut choisir ! Nous on a choisi de rouler bourré !

Brigitte est déjà parti vendredi pour plonger le Samedi, ce qui me vaut d’ailleurs de lui faire un radio guidage sur l’autoroute, je passe les détails du style quand t’ès à Genève tu t’apercois que ta combi est resté à Villeneuve (c’est le village de congénitaux à l’autre bout du lac Leman ou on avait dormis en revenant d’une plongée à 130 m à Thun dans un précédent épisode ) enfin bref, je crois qu’elle a mis 12h pour descendre !

Samedi elle m’envoie un sms pour me dire qu’il n’ont pas plongé à cause du mistral et que ce serait ainsi tout le week end !! Purée je saute sur la météo qui annonce du calme : elle me cherche ou bien !

Samedi soir, deux ou trois courses, je ramène les gosses et Hop direction le sud A DONF ! Un nouveau record est établi avis aux amateurs ? Ya bien un photographe qui a voulu me tirer le portrait mais manque de bol j’avais mis mon masque de Nemo !

Après une excellente nuit, réveille à l’aube ce qui me permet de rencontrer Joel du centre Azur plongée qui en profite pour me sauter dessus illico presto avec plein de questions : combien t’a de plongées, depuis quand, quelles profondeurs, ou qui quand comment avec qui…..bon j’ai échappé au touché rectal, mais je pense que c’était moins une !

Préparation de notre plongée sur l'épave du Bananier
Préparation de notre plongée sur l’épave du Bananier

Préparation des recycleurs pour plonger sur l’épave du Bananier

J’ai assez de temps pour préparer mon matos car je suis arrivé le premier. Ensuite arrive le reste du groupe, Jean Marc Blache, Jean louis, Francois, les Belges etc etc etc, Bon on est dix en tout. Pascal Bernabé se lève … il est 10 heures il nous dit bonjour et va déjeuner. Il n’a pas emmené sa fille il croyait que pervers était là. !!! OOUAARRFF désolé Jérome j’ai pas pu résister, Ca te rapelle pas l’épisode de notre plongée sur le Haven ? MDR

Bon en fait on va partir tard, c’est bien quelques chose qu’il faut intégrer, sur des expéditions un peu lourde comme ca, t’a le brieffing, des questions, des analyses qui vont pas, des soucis de dernières minutes bref, on part c’est midi bien tassé.

Le recycleur Inspiration de Brigitte pour plonger sur l'épave du Bananier
Le recycleur Inspiration de Brigitte pour plonger sur l’épave du Bananier

Brigitte membre du Deep CCR Tartiflette team pour plonger sur l’épave du Bananier

Auparavant j’ai officiellement intronisé Brigitte membre du DEEP CCR TARTIFLETTE TEAM qui le mérite bien, même si elle a la tête dure. Elle a donc droit à son autocollant sur la boite jaune de son recycleur Inspiration.

Le Semi rigide de 300 ch avale gouluement ses 100 L/h pour nous amener sur le site de plongée, la météo est bonne la mer est calme tout s’annonce bien.

Avant de se mettre à l’eau on boit beaucoup et chose très bien faite L’assistance a une caisse complétte de bouteille d’eau, il commence à faire chaud, le pilote et le « gendre de Joel » OUUAARRFF nous aide à nous équiper.

On donne les run time, et les palanquées et les deux belges partent en premier. Nous avons tous donné 20 ‘ temps fond. C’est à notre tour on se met à l’eau avec Bri et on descend au bout faire le Bubble check à 6m, everything in order GO!

Bon là je me suis fais plaise, une descente comme je les aime : tu descends à donf tu respires pas pour ne pas déclencher l’ADV pour éviter de gonfler les faux poumons, tu gonfles surtout pas la stab ni l’étanche. Tu gonfles juste l’étanche quand la pression est telle que ca te sers les burnes à t’en faire monter le lait aux oreilles ! De plus comme cette eau de mer est salée ca descend mal alors pour enfoncer le clou tu palmes ! Résultat on est en bas en 3′ seulement.

Run Time épave du Bananier
Run Time épave du Bananier

Belle descente sur l’épave du bananier non ?

Pendant la descente sur l’épave du Bananier, je me retourne pour voir si Bri suit : elle est pas loin ! Elle pédale bien !

Au fond sur l'épave du Bananier
Au fond sur l’épave du Bananier
Au fond sur l'épave du Bananier
Au fond sur l’épave du Bananier

Arrivé en bas amérissage on gonfle tous ce qui a à gonfler et on se met à faire le tour de l’épave du Bananier au sable pour bien la repérer, on tombe nez à nez avec une énorme langouste, je l’aurai bien mise dans ma poche pour le 4h celle là ! On file vers la timonerie qui est magnifique, les jeux de lumières sont très beau, l’eau est claire et la visi nickel.

Plongée épave du Bananier
Plongée épave du Bananier
Brigitte sur l'épave du Bananier
Brigitte sur l’épave du Bananier

Rien à voir avec l’épave du Haven. La timonerie de l’épave du Bananier mérite qu’on y passe pas mal de temps, on devrait pouvoir essayer de rentrer un bout de tête pour voir.

La timonerie de l'épave du Bananier
La timonerie de l’épave du Bananier
La timonerie de l'épave du Bananier
Mauvais éclairage sur la timonerie de l’épave du Bananier

Vue sur la timonerie de l’épave du bananier

La timonerie de l'épave du Bananier
La timonerie de l’épave du Bananier

Mon appareil photo à deux balles, un petit sony DSCP200 avec son caisson ikelite 60 m font des merveille à 96m ! il me manque juste les flash.

On revient sur le corps de l’épave du Bananier, que l’on survole maintenant et là oh surprise il y a des cales qui sont accessibles, mais là pas le temps d’imaginer y faire quoique ce soit dans cette plongée, c’est trop tard.

On passe devant le canon de l’épave du bananier, et là l’instant est magique car c’est très beau, le bleu est beau, l’épave du Bananier est belle, j’ai une plongeuse tech qui me l’éclaire et moi j’ai un appareil photo de merde ! Enfin bref j’en ai un quoi ! Donc clic clac clic clac et HOUPS c’est déjà 21 min !!! Bon vu la DTR faut remonter sinon j’ai les branchies qui vont me pousser !

Le canon de l'épave du Bananier
Le canon de l’épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l'épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l’épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l'épave du Bananier
Brigitte éclaire le canon de l’épave du Bananier
Mauvais éclairage sur le canon de l'épave du Bananier
Mauvais éclairage sur le canon de l’épave du Bananier

Quelques photos du canon de l’épave du Bananier, c’est Jean Marc qui a du se faire plaise avec son matériel ! Tu m’en prêtes dis ?

On remonte un peu trop doucement à mon goût au début et donc on continue à charger, et là la déco elle est longue mais longue mais longue comme une journée sans HEEEEUUUU manger HEIN PASCAL ?

Je jure de fabriquer un système qui résiste à la pression pour écouter de la musique aux paliers, car rester presque 1 heure à 6 mètres au bout d’un fil c’est con et chiant, donc va falloir agrémenter si on veut poursuivre.

Longue déco aux paliers à 6m sur l'épave du Bananier
Longue déco aux paliers à 6m sur l’épave du Bananier

Très longue déco en chapellet sur l’épave du Bananier

On sort enfin de l’eau, c’est pas trop tôt, l’équipe nous aide à nous déshabiller et on saute sur les bouteilles d’eau, fait soif. On attend longuement la remonté de toutes les palanquées et on échange nos commentaires sur cette belle plongée. On Y renviendra plonger cette épave du Bananier. No Worry avec des meilleurs éclairages.

Quand tout le monde est là direction le centre, le vent a tourné la mer a grossi ca devient sportif sur le ZOD, on s’en prend plein la gueule quoi ! Bon on se fait quand même un bonne ventrée de lasagne à 16h avec une bonne mousse, faut pas déconner.

Le Team extrem Dive 120 à la sortie de la plongée sur l'épave du Bananier
Le Team extrem Dive 120 à la sortie de la plongée sur l’épave du Bananier

On nettoie les affaires, on se change on met les blocs au gonflage et zou direction la plage, et là !! Grosse baffe mp3 dans les oreilles, la plongée, la route, la fatigue BOUM ya plus personne je dors.

C’est le tonnerre de l’orage qui me réveille, je plie les gaules. Juste avant un énorme orage.

Le soir rendez vous chez Henry, le restau juste à coté. Jean louis est là, BRI aussi, Jean marc etc. Pascal Bernabé arrive, mais il n’a plus de place, ce n’est pas grave je lui prète mes genoux et ma demi chaise : il est le master ou bien ? Déjà à table on s’entend bien on commande une soupe de poisson pour deux, une salade périgourdine, un poisson, un steak tartare deux ou trois chopines, des pichets de rosé, de quoi se sustenter quoi.

Bon ma fois il a fallu gueuler pour avoir des cahouettes mais pascal était fatigué ce soir. On a des projets, on verra.

Doc Gynéco dit Jean louis
Doc Gynéco dit Jean louis

Jean louis et Bruno le belge j’ai oublié son nom on va me le rappeler ! ca y est c’est fait !

Le Gone et le Maître Pascal Bernabé
Le Gone et le Maître Pascal Bernabé

Allez assez pour aujourd’hui dodo, promenade digestive et ronpssscchhiii avec mp3.

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Plongée épave Haven Arenzano 23-5-09

Matériel de plongée sur l'épave du Haven en Italie

Plongée sur l’épave du Haven à Arenzano

C’est le dernièr jour sur l’épave du Haven , on va essayer de négocier la visite de la salle des machines du Haven avec Francesca notre petitre guide mais pas possible.

Ce matin on part le plus tôt du WE, 9H enfin presque, Gino nous présente une gentille guide Francesca qui est seulement normoxique, on a beau insister avec papa qui semble tout faire pour re-visiter la chambre des machines (enfin pour moi il sagit de la faire une fois !) mais inflexible la guide, petite, frêle presque, on se demande comment elle fait pour porter son bi 10. Donc on fera un petit tour à 60.

Pascal arrive en retard, comme dab, on s’embrasse encore : formidable ! Je me lave plus du tout cette fois je veux garder son odeur sur moi !

Allez on est parti, sur le zod y a quand même bien moin de monde que la veille et c’est pas plus mal. On descend, on suit la petite guide avec son petit bi 10 pour une petite plongeouille, on re-visite un petit peu tout, on rentre dans la salle des pompes qui servaient à pomper le pétrole des cuves, ca coincent pour rentrer papa est trop large, et pour sortir paf reste coincé le papa dans la porte ! Le pire c’est que le pervère le pousse au cul de toute ses forces !!!! Alors fédéral faut que je t’habille et en plus que je te surveille pour te décoincer OUAARRFFF.

C’est son bail out gauche qui est coincé dans l’embrasure de la porte et qui l’empèche d’avancer et de reculler, je déclampe le bloc et là le pachiderme passe enfin, allez je lui refixe son bloc.

Tour, repetit tour, on quitte le château à 26 min.

Pas trop de déco, pascal est au palier, on s’embrasse, je carresse papa, je lui fais un calin et lui me pince ! Décidément si il continue à refuser mes avances je le quitte pour pascal !

T’es beau mon papa !

Allez c’est finit, on sort, on rentre, on charge le C4 Picasso, on mange une dernière fois avec tout le monde : pascal est hallucinant, ils saute sur nos sandwitchs, un dans la bouche et un dans chaque mains : dis pascal tu nous rend les nôtres : HUMAHMOAIS SCHAI LES VOTRECH DECHOLE ? Dit il la bouche pleine. Sacré pascal !

C’est l’heure de partir

Allez bises à tout le monde, merci pour votre bonne humeur, et ces bons moments, on rentre dar dar

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Plongée tombant ABYSS à Neuchatel

Plongée sur le tombant d'Abyss à Neuchatel

Plongée a 86m sur ABYSS à Neuchatel en Suisse

Abyss, on cherche le fond ! Que celui qui a dépassé 90 m à Abyss au Lac de Neuchatel me dise ou ça se trouve.

On est reviendu ! Sus au tombant Abyss à Neuchatel ! Foi de Tartiflette on nous a dit qu’il y a plus de 90 m à Abyss et on est venu pour les trouver.
Cette fois je ne suis pas arrivé avec 1 heure d’avance, le beau temps est avec nous, on observe le lever de soleil au dessus du lac Léman. On a même doublé un suisse en Audi R8 à 101 km/h à genève. On devrait faire une bonne plongée, dédé et Yvan sont là, Brigitte aussi. Merci à nos amis suisse qui m’accueille car c’est l’anniversaire de Manu, 40 ans, il est sage maintenant.

Nicolas prépare son recycleur évolution avant de plonger sur le tombant Abyss à Neuchatel
Nicolas prépare son recycleur évolution avant de plonger sur le tombant Abyss à Neuchatel
Beau bateau suisse en alu sur le lac de Neuchatel comme il y en a peu chez nous.
Beau bateau suisse en alu sur le lac de Neuchatel comme il y en a peu chez nous.

Nous sommes 4 à descendre pour le fond du tombant Abyss à Neuchatel, Bri en Inspi classic, Dédé et Yvan en Meg et moi en recycleur Inspiration Evolution. Philippe et Bouix partent pour 60m.

Yvan le terrible se prépare pour sa plongée sur le tombant Abyss à Neuchatel
Yvan le terrible se prépare pour sa plongée sur le tombant Abyss à Neuchatel

On est prêt à partir

Dédé et nico se mettent à l'eau pour plonger sur le tombant Abyss à Neuchatel
Dédé et nico se mettent à l’eau pour plonger sur le tombant Abyss à Neuchatel

Le lac de Neuchatel est Pétole ce qui préfigure une belle plongée sur le tombant Abyss.

On part pour le fond du tombant Abyss
On part pour le fond du tombant Abyss

Comme d’hab on descend sur le fond à 20m et on palme, on palme, on palme pour atteindre le sommet du tombant Abyss à 47 mètres. La visibilité n’est pas bonne, c’est laiteux. On a essayé de tirer le plus possible sur la gauche, vers Neuchatel afin de trouver plus de fond. Avant la cassure c’est de la vase, après la cassure c’est encore la vase jusque 60 mètres où il faut encore palmer pour atteindre le haut du tombant.

Dédé et Yvan se tiennent sur notre droite, et quand on se jette enfin dans le vide la visibilité est complettement nulle, c’est limite laiteux. J’ai du mal à garder le contact avec Brigitte, et on perd nos amis suisses. En arrivant au fond à 86m, on manque de s’écraser dans la vase tellement la visi est nulle.
Merde on encore loupé les 90 m. Brigitte est là, et on commence l’investigation du fond.

Découverte du fond du tombant Abyss au lac de Neuchatel

Soit on tire sur la gauche et on essaye de trouver plus soit on continue main droite pour remonter le tombant. Je m’écarte du tombant Abyss et PAF ! Je suis seul, je ne vois ni Brigitte ni le tombant.

Deux coups de palmes et je re-distingue de nouveau Brigitte et le tombant j’étais à….1.5m de lui, ca donne une idée de la soupe. Je pense avoir mieux saisi le profil du tombant et donc nous voilà parti en suivant la ligne du tombant juste au dessus de la vase. Plonger dans ces conditions mérite une sérieuse formation.
Plusieurs fois je me retourne pour attendre brigitte qui justement se fait attendre. On doit sortir en 70 min ( run time donné sur le bateau), et si on veut faire la totalité du fond du tombant Abyss jusqu’au canyon et arriver sur la petite falaise faut pas rester 30′ en bas.

Je joue avec une lotte d’au mois 30 cm posée au fond. On passe Nemo, la peluche, qui indique presque l’entrée du canyon, que nous avions loupé la semaine dernière, suit aux exercices VR3 de Brigitte.

Donc nous arrivons au canyon : falaise en dévers à main droite et monticule de pierres à gauche qui se termine par de gros rochers à gauche. Là on est dans une goulotte dons la seule issue est le troue finale juste au dessus de la vase, ou juste au dessus un espacement entre le caillou et le devers :
Sympa.

On continue un peut, les ordinateurs de plongée indiquent déjà presque 50′ de paliers et donc on remonte lentement, on suit ma déco et non les VR3 de Brigitte. Pendant toute la remonté on continue à tirer à main droite afin de trouver le câble entre 20 et 15 m. On suit le câble, je perd deux fois Brigitte ? Y paraît même qu’on a croisé une palanqué ? Même pas vu !

On suit la ligne de crête qui remonte ca descend à gauche et à droite, c’est à rien y comprendre. En fait le fond est tapissé de canyon. Rebelotte j’ai encore perdu Brigitte ! Mais elle veut pas de moi ou bien ? J’ai beau revenir en arrière, j’la trouve pas. Je finis mes paliers à 4.5 m sur le sable. Quand j’entends le bateau passer au dessus de moi plein gaz (suis à 4.5 m !!!) je me colle au sable et je me vois soudain coupé en rondelles de saucisson et je me dis qu’il serait bien innoportun de sortir comme ça de l’eau sans parachute pour indiquer ma position.

Après la plongée sur le tombant Abyss à Neuchatel c'est Manu qui fete ses 40 ans le pauvre ! Bouix qui picole comme d'hab!
Après la plongée sur le tombant Abyss à Neuchatel c’est Manu qui fete ses 40 ans le pauvre ! Bouix qui picole comme d’hab!

Brigitte sort de l’eau quelques minutes plus tard au milieu de nul part bien entendu sans parachute !
On rentre, big saucisses partie, gâteau, rosé, rouge qui va bien et aussi bel orage sur le lac de Neuchâtel.

Une grosse part de gâteau pour mon dédé !
Une grosse part de gâteau pour mon dédé !
Dépanneuse suisse à Neuchatel
Dépanneuse suisse à Neuchatel

On va faire gonfler, pas beaucoup manger et gros dodo en attendant demain et papa qui arrivera à l’aube.

Les sorties de l’eau de notre plongée sur le Tombnat Abyss sont ici en vidéo :

Le gone sur le tombant Abyss

Bouix et Philippe sortent de l’eau après leur plongée sur le tombant Abyss

Dédé et Yvan toujours ensemble

Brigitte sort de l’eau de sa plongée sur le tombant Abyss au lac de Neuchatel

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Plongée 94 m à Pierre à Bise Lac du Bourget

Plongée 94 mètres à Pierre à Bise au Lac du Bourget

Une Plongée à 94 mètres à Pierre à Bise au Lac du Bourget

Enfin quelques rayons de soleil chaleureux, pour ce beau dimanche 22/03/2009 pour plonger à Pierre à bise au lac du Bourget. On a prévu de plonger le fond de pierre à Bise.

Le Lac du Bourget est calme et plat pour aller plonger à Pierre à Bise

Une belle plongée au fond de Pierre à Bise qui s'annonce
Une belle plongée au fond de Pierre à Bise qui s’annonce

Ce matin rendez vous à Pierre à bise au lac du Bourget à avec Thierry pour une plongée profonde en recycleur, on a prévu de sonder un peu le fond. Le temps est magnifique. Le temps est frais mais le soleil nous réchauffe, c’est la première fois de l’année qu’on a chaud en s’habillant. Nous ne sommes pas seul, eric avec ses binomes ne tarde pas à nous rejoindre sur le parking. On babelle, on babelle ca fait longtemps qu’on ne s’est point vu. Au bout d’un moment on arrive quand même à se mettre à l’eau, enfin !! 15 jours sans plonger c’est l’enfer. J’ai décidé de descendre avec mon caisson d’appareil photo, pour le tester au fond pour vérifier si il est étanche à plus de 60 mètres, je sais qu’il tient à 70 mais plus bas ?

Une belle Plongée à 94 m à pierre à Bisequi s’annonce

Plongée pierre à bises lac du bourget
Plongée pierre à bises lac du bourget

On prépare les recycleurs en profitant du soleil

A la mise a l’eau il faut que j’aide Papa Thierry à arrimer ses bails out, pourtant il sort d’un stage de plongée FEDERAL recycleur inspi pour repasser son niveau 1 : il a du passer deux jours à faire des exos, pas probant tout ça, faut que j’en parle à Evelyne. Petit stop à 6m à la descente, puis gaz on descend sur le pierrier, bonne visi pas besoin de nos phares de plongée jusque 45 mètres.

Thierry reste derrière moi pendant toute la descente, en bas du pierrier vers 70 mètres, on continue entre deux langues de vase et de glaises c’est tout plat, plat on palme on ne sais pas trop où on va. On arrive enfin vers une grosse pierre toute seule toujours dans la vase vers 80 mètres, et juste derrière GAZ. Ca ouvre enfin : le tombant quasi vertical, on descend jusque 94 mètres. Le tombant est lisse et après la vase on retrouve du dur, ça fait plaisir. Thierry me colle et son phare clignote, il recommence à merder, (le phare pas thierry ! ) j’ai eu peur je croyait qu’il allait me faire sa déclaration à 94 m !!!. Je met le Bersub à donf pour essayer d’entrevoir le fond, mais pas de fond en vu, on décide de remonter faut penser aux paliers dans l’eau à 5° à 6m, Brr.

Papa a eu froid ! Il n'aime pas pierre à bise, la sortie de l'eau est trop dure pour ses rhumatismes
Papa a eu froid ! Il n’aime pas pierre à bise, la sortie de l’eau est trop dure pour ses rhumatismes

Au somment du tombant, rebelotte pour la vase jusqu’au pied du tombant de 60 m, on prend main droite et on tire sur la gauche, autan faire les paliers en se baladant. On rejoint la pierre à déco à 6 mètres avec quelques minutes restantes seulement. Heureusement, on commence sérieusement à se cailler les mains. Quand on sort, la palanquée d’eric est déjà dehors.

Le réconfort après la plongée à 94 m à pierre à Bise

Eric partage son goûter avec nous après la plongée à 94 m à pierre à Bise
Eric partage son goûter avec nous après la plongée à 94 m à pierre à Bise

Là il nous font la fête, saucisson, Bordeaux, Fromage, je m’en donne à coeur joie, merci les gars.

Bordeaux, saucisson et clacos impec pour les bulles résiduelles, manque que la Harissa !

Profil de notre plongée à 94 m à pierre à Bise
Profil de notre plongée à 94 m à pierre à Bise

Autre source de satisfaction : la caisson Ikelite a tenu le coup à 94 m, il n’a pas pris l’eau, pas mal pour caisson donné pour 60 m !!

N’empèche que j’ai pas vu le fond, ca m’énerve

Merci à Chantal pour avoir laissé son mari plonger ce WE.

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Lac de Thoune plongée de Noel

Les petits Suisses nous ont conviés pour leur plongée de Noel au lac de Thoune en Suisse

Ce 27/12/2008 on va plonger au lac de Thoune, un joli coin au fond de la Suisse, en face des trois demoiselles.

Bon il faut le dire ça fait un moment que j’avais envie d’y aller plonger au lac de  Thoune, pour y voir un peu, ou bien ! Depuis que j’en entends parler ! Donc quand les suisses nous ont fait part de leur envie de plonger au lac de Thoune le 27, avec Thierry notre sang n’a fait qu’un tour, il fallait qu’on y aille. Pour Voir : je contact dédé et on planifie, je recherche un hôtel dans les parages, Thierry et moi on a besoin d’un peu de confort avant la plongée c’est pas mal pour un vieux couple ( on développera plus tard). Une semaine auparavant je scrutais les sites des webcams du lac de Thoune afin de vérifier la météo plongée.

Plongée de Noel au lac de Thoune
Plongée de Noel au lac de Thoune

Lac de Thoune avec ce temps là ! Ca promettait d’être romantique lol

Plongée de Noel au lac de Thoune le port du Beatenbuch
Plongée de Noel au lac de Thoune le port du Beatenbuch

Pour aller en Suisse, il faut prendre l’autoroute : puré on se fait C…. ! 80 km/h si il y a une intersection, 100km/h en cas de tunnel ou de viaduc, et 120 km/h le reste du temps, Promis la prochaine fois j’y vais en marche arrière, je m’emmerderai moins. Arrivé en suisse alémanique, on est forcément dépaysé par le changement d’architecture et la géologie ambiante. Nous fûmes très bien reçus par la patronne, qui seul parlait notre belle langue, car moi la langue de Goethe, à part « swei bier bitte » c’est mort. C’est d’une hospitalité rare, où la maitresse des lieux nous a tout expliqué des environs avec force prospectus, on n’a pas ça en France. Pour l’apéro deux demi (0.5L) sinon rien et une promenade le long du lac pour s’imprégner de l’ambiance : déjà -3°C à 20H,

Une barge illuminée dans le port du Beatenbuch au lac de Thoune.

Plongée de Noel au lac de Thoune l'hotel Beatus à Merlingen
Plongée de Noel au lac de Thoune l’hotel Beatus à Merlingen

L’hotel Beatus à Merligen

Plongée de Noel au lac de Thoune l'hotel Beatus à Merlingen un couple batifole dans la piscine chauffée
Plongée de Noel au lac de Thoune l’hotel Beatus à Merlingen un couple batifole dans la piscine chauffée

On surprend même un couple en train de faire une partie de jambe en l’air dans la piscine chauffée extérieure du Béatus dominant le lac (à -3°C en ext !!!!!!!!)

Bravo les suisses pas froid aux yeux !!

Spécialement pour nous ils nous ont préparé une raclette locale, puis on va se coucher. Car dormir, pas possible, Thierry scie du bois, il a du couper 3 stères, le chauffage a claqué toute la nuit, et on a eu le mauvais fromage de la raclette sur l’estomac toute la nuit. Le matin je commande un coca bien frais avec du fromage et du jambon pour digérer. Je suis très déçus car le beau temps n’est pas au rendez vous, la brume est basse, il fait gris et froid, il a fait -10°C dans la nuit.

Météo Thun avant de prévoire la plongée
Météo Thun avant de prévoire la plongée

Ca met dans l’ambiance : Givrée !

Plongée avec Brigitte Thierry et moi au lac de Thoune
Plongée avec Brigitte Thierry et moi au lac de Thoune
Briefing avant la plongée de Noel au lac de Thoune
Briefing avant la plongée de Noel au lac de Thoune

Arrivé, sur le site du Béatenbuch au lac de Thoune, on aperçoit Brigitte et son recycleur inspiration classic qui sont déjà là, les autres petits suisses arriveront ensuite. Le couple dédé Yvan nous font la fête, on est content d’être là.

Beaucoup de plongeurs présent pour cette plongée de Noel au lac de Thoune
Beaucoup de plongeurs présent pour cette plongée de Noel au lac de Thoune

On a prévu de faire 100 mètres avec dédé et Yvan, on décide de faire 90 mètres au max (nonante en suisse ! Sinon y vont pas comprendre !) pour éviter de trop charger en palier dans cette eau à 5°.

Tout le monde prépare son matériel de plongée pour cette plongée de Noel au lac de Thoune
Tout le monde prépare son matériel de plongée pour cette plongée de Noel au lac de Thoune

Préparation du matériel avant la plongée de Noel au lac de Thoune

Site de plongée du Béatenbuch au lac de Thoune
Site de plongée du Béatenbuch au lac de Thoune

 

La mise à l’eau est glissante sur le site de plongée est glissante par ces températures.

 

Beatenbuch site de plongée lac de Thoune
Beatenbuch site de plongée lac de Thoune

La glace au Beatenbuch site de plongée lac de Thoune

La glace pend des arbres au dessus de l’eau turquoise et plus loin le tombant du Beatenbucht avec 200mètres de fond

On se met enfin à l’eau, on descend l’échelle, le site ressemble de part sa configuration à la falaise de Brisont saint Innocent à Challière: Falaise, route, une petite échelle pour la mise à l’eau dans 30 cm d’eau, c’est gelé ça glisse. On fixe les bails out dans l’eau qui est bleu Maldives, puis on part. C’est une pente douce pendant 8 mètres environs sur un maxi de 6 mètres de profondeur puis OUHHHHHHHHHHH le vide, le trou, le néant, ça tombe vertical de chez vertical dans une eau claire et cristalline : c’est minéral et magnifique le fond est à 200 mètres et plus.

On descend, le temps que l’on freine on est déjà à 94 m, (nonante quatre en suisse, faut que je traduise, sinon y comprenne rien!). On commence à remonter, tout doucement, puisque Dédé et Yvan y z’ont que la moitié d’un recycleur, faut qu’y fassent la déco au VR3 qui sy donne des paliers tous les 5 mètres, c’est balot ! (Décompression avec beaucoup de Pyle Stop) À 70 mètres je coupe le phare tellement y fait jour. On approche des 10 mètres quand soudain j’entends la musique de la guerre des étoiles qui retenti sous l’eau c’est dédé qui chante pour nous fêter, s’en suivent des scènes aux paliers que la morale réprouve à décrire, chacun des deux enlevant son embout à tour de rôle afin de témoigner à son binôme toute sa reconnaissance avec sa bouche, tout se termina en farandole à 6 mètres Thierry et moi on termine la déco à 58 minutes et les suisse avec leur demi recycleur à 66 minutes.

Fondue Suisse au lac de Thoune
Fondue Suisse au lac de Thoune

On sort de l’eau enchanté, cette plongée au lac de Thoune était magnifique : ça envoie grave du petit ce tombant avec une visi de pratiquement 20 mètres ( en suisse ça ce dit pareil vingt et vingt). On se change, pendant que les bulleux qui étaient sortie bien avant nous prépare la fondue Suisse. Bizarre cette méthode de mettre de la farine (Maïzena en Suisse) avec du vacherin fondu et du blanc suisse de surcroit.

Dédé et la fondue Suisse après la plongée au lac de Thoune

A peine le temps de terminer un caquelon, qu’un autre était prêt, pain à volonté, blanc et thé à volonté. Je salut l’organisation suisse pour son efficacité et son savoir faire, merci Bouxy. ( ils ont même un abri spécial plongeur avec un coin barbecue).

Fondue suisse après la plongée de Noel au lac de Thoune
Fondue suisse après la plongée de Noel au lac de Thoune
Yvan maître du Thé apès la plongée au lac de ThouneYvan surveille le thé. On a même terminé les 7 kg de fromage. Il est temps de rentrer, on est triste, on promet de se revoir, de s écrire et plus si affinité. C’est sur on va revenir, on ne peut pas rester comme ça.La route du retour fut rude, après une nuit blanche et une grosse plongée dans de l’eau à 5 degrés, bien que nous n’ayons pas souffert du froid, Thierry s’est endormie dans la voiture et moi aussi, heureusement y’avait le GPS pour conduire !Dimanche 28/12 ski : vive l’hélium !
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Epave FW 58 plongée lac du Bourget

Epave FW 58 plongée lac du Bourget

Plongée sur l’épave du FW58, avion allemand Nazi au fond du lac du Bourget.

Ça y est c’est le grand jour on va plonger l’épave du FW 58 C ! Avec Thierry on attend cela depuis longtemps, on a fait pas mal de sacrifice et de plongée pour cela, Philippe nous emmenne faire l’avion. La météo avait prévu grand beau et maxi 20 km/h de vent et là elle s’est trompée. Ce matin au lever il fait 6°, le ciel est maussade et un vent de force trois balaye le lac du Bourget.
Nous nous mettons à pied d’œuvre et préparons notre matériel pendant que Fabrice et Christophe, les deux plongeurs sécu qui nous accompagnerons prépare le matériel de sécu. Des vagues agitent le lac et perturbent notre arrivée sur zone, nous avons du tiré des bords pour traverser le lac en 1H30 jusqu’à arriver à Chindrieux. Puis vint le temps des repérages au GPS et au sondeur pour localiser l’épave, il fait 8°, l’air est humide nous avons déjà les pieds et les mains transis de froid.
. Plongée Epave FW58 C lac du Bourget

Christophe un de nos plongeurs sécu a mis sa cagoule et est transis de froid, le temps est humide, il y a de la brume il fait 6°, ils sont habillés et prêts à se mettre à l’eau si ca se passe mal.

Soudain l’avion apparaît très clairement au sondeur, gros écho incliné, cela ne peut être que lui. On refait un passage pour être sur.

Christophe et Fabrice lancent alors la gueuse et arriment la bouée.
Thierry, Philippe et moi même nous préparons à nous immerger, je prend deux phares, un HID 10W et mon Halogène de 50W.
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On s’équipe, même si on sourit on est tendu, nos plongeurs sécu sont au petits soins pour nous aider à nous équiper.

Nous entamons alors la descente, je suis devant, on suit le bout sans trop le toucher de peur de le déplacer, soudain il fait noir et le faisceau du HID fuse dans les ténèbres. J’atteins les 95 mètres en 5 minutes, je m’arrette et me stabilise comme prévu, j’attends mes trinômes qui ne tardent pas.
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La magnifiqure trace des trois plongeurs qui descendent et en bas la « virgule » qui est l’écho de l’avion

C’était ça le plan : on cherche à 95 m, pas la peine de descendre plus bas pour chercher si on ne trouve pas l’avion et charger les paliers en vain.
J’agite le faisceau fin et perçant du HID pendant quelques secondes et BINGO la Queue de l’avion et sa croix gammée apparaissent devant nous à 5 mètres au grand maxi :

Très belle image empruntée à jean marc Blache

je crie de joie, on est tombé pile dessus et on l’a trouvé immédiatement. Thierry dira plus tard quand il est arrivé qu’il m’a vu tel le chien en arrêt devant le gibier.
Philippe tient le bout, puis le lâche, je le suis, on fait le tour de la queue puis on descend le long du fuselage, l’ossature est à nue, il manque la toile qui le recouvrait. On continue l’exploration on descend vers le cockpit. Toute la partie avant le cockpit est carrément enfoncé dans la vase, preuve que l’avion a du toucher le fond avec une certaine vitesse pour s’enfoncer si profond.

Au fond dans le cockpit les commandes sont là, ainsi que les sièges, nos ordinateurs indiquent 107 mètres, l’avion est planté quasi verticale avec un angle d’environ 70°, la queue est à 95 m. On fait le tour des ailes, puis Philippe se met en tête de rapproche encore plus la gueuse de l’avion, et le voilà qui force pour la soulever mais elle fait carrément ventouse avec la vase, j’ai failli l’aider, puisme ravise, vaut mieux éviter de s’emmeller à deux dans le bout à 107 m en pleine eau dans une eau à 6°. Transis de froid, je remonte sur la queue de l’appareil et jette un dernier coup d’oeil à mon ordi qui m’indique 85 min de déco, et fait signe à Philippe que je souhaite remonter, Thierry n’attendait que cela, on quitte l’avion à 16 minutes.

La longue et froide remonté commence. A 60 mètres je ferme l’ADV. A 50 mètres on coupe l’éclairage il fait assez jour pour lire les instruments. Pendant la remonté on continue à saturer et à charger jusqu’à avoir 95 min de déco. A 40 mètres je switch sur NX28 au diluant et rince. On Gagne 20 minutes d’un coup.
On fait monter les ppO2 et les ordi gueules. Philippe lance un parachute orange pour signaler que tout se passe bien. Il fait froid et on n’arrive pas à se réchauffer, car l’eau est seulement à 10° en se rapprochant de la surface, on est quand même le 15 Novembre. A 6 mètres nous retrouvons la barre de déco avec la B15 d’oxygène au cas ou, et c’est parti pour 43 min de déco !

Thierry et Phillippe au palier à la barre à 6 mètres.

Ha la joie de sortir, enfin, nos plongeurs sécu nous aident à sortir de l’eau et à nous déséquiper, et une fois sur le bateau la joie éclate : VENI, VEDI, VICI. On a les images dans la tête et c’est fantastique.

Une partie du matériel

112 mètres 106 minutes

 

 

Merci à Philippe, Thierry, et bien sur nos plongeurs sécu Christophe et Fabrice. Merci à Jean Marc Blache du team NPSFQQA qui me prête sa photo de l’avion car je ne suis pas équipé pour prendre des photos à ces profondeurs